Mise en examen dans une enquête impliquant son père. L'eurodéputée Michèle Alliot-Marie est soupçonnée d'avoir participé aux votes de subventions douteuses à Saint-Jean-de-Luz, dans le sud-ouest.

Une ancienne ministre dans la tourmente : prise illégale d’intérêt

Ce jeudi 21 février, le parquet de Nanterre a annoncé à l’AFP la mise en examen de Michèle Alliot-Marie, rapporte RTL.  L’enquête, ouverte en 2013, moment où l’ex-ministre de droite était adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz en Nouvelle Aquitaine, portait sur des mouvements de fonds suspects dans une association locale, chargée de l'organisation d'un festival. Celle-ci était présidée par le père de Michèle Alliot-Marie, aujourd'hui décédé.

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Mais que lui reproche-t-on précisément ? D'avoir participé en tant qu'élue municipale de Saint-Jean-de-Luz aux votes d'une subvention à l'office de tourisme de la commune. En effet, celle-ci finançait ensuite l'association chargée de l'organisation du Festival des jeunes réalisateurs, dirigée par son père.

Pendant 4 ans, de 2 009 à 2 013 (date de disparition du festival), 25 000 euros annuels auraient été versés à cette association. Cela aurait ainsi lésé plusieurs autres associations de la ville.