Très en colère, Isabelle Balkany en veut à la justice Française. Elle accuse cette dernière de mauvais traitement auprès de son époux et s'insurge dans la presse.
Patrick Balkany : le gros coup de gueule de sa femme IsabelleAFP

"Je suis à la fois désespérée et folle de rage", lançait une Isabelle Balkany, visiblement agacée, sur le plateau de BFMTV, le lundi 27 janvier 2020. La première adjointe au maire de Levallois, actuellement retenu à la prison de la Santé, s'exprimait à la suite d'une troisième décision de justice rejetant la demande de remise en liberté formulée par l'homme politique. Ce dernier a été condamné à quatre ans de détention pour fraude fiscale et cinq pour blanchiment aggravé, en première instance.

"Il a déjà été dans une situation avec son pronostic vital en danger. Les médecins l'ont sauvé, le mot n'est pas trop fort. Il est aujourd'hui dans un état de fatigue, d'anémie - il a perdu 26 kilos - incroyable", s'est plainte Isabelle Balkany, qui se dit "désespérée car clairement j'accuse la justice de vouloir tuer mon époux". 

Et elle de poursuivre : "Je ne peux plus supporter d'entendre sa voix tellement fatiguée. Et il y a aussi les dégâts psychologiques parce que lui qui a toujours un moral d'acier, là il est effondré. Je l'ai eu au téléphone, vos équipes étaient là, il est totalement effondré. Je suis désespérée car je le dis et je le répète : mon mari est en danger", explique-t-elle devant les caméras de la chaîne d'informations en continue.

Pourquoi la justice refuse-t-elle que Patrick Balkany soit libéré ?

"La détention reste l'unique moyen de maintenir Patrick Balkany à la disposition de la justice", a sobrement résumé la présidente de la chambre de la cour d'appel de Paris, qui lisait un "court extrait de la décision", d'après 20 minutes. Certains éléments la poussent en effet à évoquer le risque d'une fuite du détenu : deux virements de 250 000 dollars effectués en 2009, à destination de Saint-Domingue en République dominicaine. La présidente souligne la possibilité que la famille bénéficie de divers "intérêts" sur place. Il pourrait aussi s'agir d'argent versé à un ancien adjoint résidant dorénavant là-bas. "Aucun élément ne permet de s'assurer que l'argent occulte a été entièrement dépensé à ce jour", poursuit la cour.

C'est sur la base du même argument que les magistrats ont aussi refusé de supprimer - ou même d'abaisser - la caution de 500 000 euros réclamée pour la remise en liberté du maire de Levallois.

"Une fois encore a été écrite la peur d'une fuite à l'étranger. Décidément, la justice française a le syndrome Ghosn à une échelle qui me paraît démente, que soit-disant nous aurions des biens à l'étranger. Nous n'en avons plus. Nous n'avons plus rien ni à l'étranger ni en France et tout le monde l'a certifié, assuré à la présidente de la Cour d'appel. Si l'objectif est qu'il assiste aux audiences du mois de février, il n'y sera pas car il est physiquement incapable d'y être", a asséné Isabelle Balkany, pour toute réponse.

Ce qui n'a pas manqué le ministère de la Justice de rappeler que les conditions de détentions de Patrick Balkany étaient "conformes à son état de santé et que ce dernier faisait l'objet d'un suivi particulier", ainsi que c'est le cas pour les autres prisonniers souffrant, écrit BFMTV.

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