Alors que le procès de Jérôme Cahuzac a ouvert lundi, retour sur tous ces ministres qui ont mis à mal la "République exemplaire" promise par François Hollande pendant sa campagne présidentielle.
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Jérôme Cahuzac

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Près de trois ans après sa démission du gouvernement, le procès pour fraude fiscal de Jérôme Cahuzac a débuté lundi. L'ancien ministre du Budget est à l'origine du premier couac de la présidence Hollande. En mentant délibérément à plusieurs reprises - notamment au président de la République et devant l'Assemblée nationale - sur l'existence d'un compte caché en Suisse, Jérôme Cahuzac a été poussé à la démission après avoir finalement révélé début avril 2013 son compte détenu à l'étranger.

Faouzi Lamdaoui

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Directeur de campagne en 2012 de François Hollande, puis conseiller à l'égalité et la diversité du nouveau président, Faouzi Lamdaoui a été contraint de démissionner le 3 décembre 2014 pour avoir été cité à comparaître en corectionnelle pour "abus de biens sociaux" dans une affaire qui remonte aux années 2007-2008.

Yamina Benguigui

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L'ancien ministre délégué à la Francophonie avait été la première "victime" de la Haute autorité pour la transparence de la vie politique, créée après l'affaire Cahuzac. Selon la Haute autorité, elle aurait sous-estimé la valeur de son patrimoine, ce qui avait donné lieu à une enquête préliminaire de la part du parquet de Paris le 2 mars 2014. Le 31 mars, elle démissionne du gouvernement. Et l e  23 septembre 2015 , elle est condamnée mais dispensée de peine.

Thomas Thévenoud

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C'est sans doute le plus éphémère secrétaire d'Etat de la Ve République. Nommé le 26 août 2014 au Commerce extérieur, Thomas Thévenoud avait dû démissionner le 4 septembre quand a été révélé dans la presse qu'il ne payait pas ses impôts. L'intéressé avait alors parlé d'une "phobie administrative" pour justifier ces retards de paiements.

Kader Arif

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Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants depuis l'arrivée au pouvoir de Hollande, Kader Arif avait dû présenter sa démission en novembre 2014 car son nom était cité dans une enquête préliminaire du parquet financier. Une société d'un de ses frères, AWF Musique, aurait, selon Mediapart, encaissé plus de 700 000 euros du candidat Hollande pendant la primaire socialiste de 2011, en travaillant pour le microparti du futur président, "Répondre à gauche", et lors de la présidentielle de 2012.