Jordan Bardella : le président du RN porte plainte contre un rappeur pour menaces de mort

Publié par Matthieu Chauvin
le 28/05/2026
Jordan Bardella
abacapress
Face à la diffusion sur les réseaux sociaux d'un clip d'une violence inouïe, Jordan Bardella a décidé de saisir la justice contre le rappeur Soli ce 27 mai. Le président du RN y est clairement menacé de mort.

Le président du Rassemblement national est effaré après la mise en ligne d'une chanson aux paroles particulièrement ciblées. La frontière entre provocation artistique et appel à la violence s'invite une nouvelle fois au centre du débat public.

L’offensive judiciaire : Jordan Bardella riposte à la "haine"

Le 27 mai, Jordan Bardella a officiellement déposé une plainte pour "provocation à la commission d’atteintes à la vie". Les avocats du parti ont rapidement qualifié les faits de menaces de mort, une infraction aggravée par le statut d'élu de la cible. Le jeune politicien souhaite marquer un arrêt net face à ce qu'il perçoit comme un laxisme grandissant.

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L'entourage de Jordan Bardella se montre d'ailleurs intransigeant sur la nature de cette démarche. "Ces gens-là ne sont pas des artistes, ce sont des prédicateurs de violence qui cherchent à armer les bras de déséquilibrés", confie une source proche du dossier au micro d'Europe 1.

Paroles et mise en scène : le contenu choc du rappeur Soli

Au cœur du scandale se trouve un morceau signé par le rappeur Soli. L'artiste y déploie un champ lexical funeste, s'en prenant directement au président du RN ainsi qu'à d'autres figures politiques. L'imagerie du clip accompagne un texte sans équivoque, renforçant le ton belliqueux de la production urbaine.

Une ligne en particulier a cristallisé l'attention du RN. "Un bon raciste est un raciste blotti dans son cercueil", scande le rappeur Soli dans sa chanson. Une métaphore macabre qui a immédiatement déclenché l'indignation des partisans de l'élu. Les figurants portent de plus des masques à l'effigie du plaignant, mais aussi de Marine Le Pen et d'Eric Zemmour.

Pascal Praud et le "naufrage" de l'espace public

Cette publication n'a pas manqué de faire réagir le paysage audiovisuel. Sur les antennes d'Europe 1 et de CNews, Pascal Praud a fustigé le silence de certaines institutions face à cette création. L'animateur dénonce une complaisance médiatique qui excuserait ces dérives urbaines. "C'est la lie de l'humanité qui s'exprime dans une indifférence quasi générale de la part des autorités culturelles", a-t-il affirmé sur Europe 1 le 27 mai.

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L'émission a même été le théâtre d'une vive passe d'armes. Lorsqu'un chroniqueur a tenté de nuancer la virulence du texte, l'animateur a sèchement recadré le débat : "Si on disait ça d'un autre bord politique, le pays serait à feu et à sang", peut-on entendre dans l'extrait vidéo d'Europe 1.

La liberté d'expression en question : où s'arrête l'art ?

Cette séquence relance inévitablement la question des limites de la création. Si la défense s'appuie souvent sur la caricature et la licence poétique, comme lors des précédentes affaires Nick Conrad ou Orelsan, la justice doit désormais trancher sur la qualification pénale de ces rimes. Pour le Rassemblement national, cet événement vient appuyer son discours sécuritaire en pleine campagne électorale.

Le dossier judiciaire s'épaissit déjà. Selon les informations internes relayées par le service police-justice de CNews, le parquet aurait reçu de multiples signalements citoyens concernant ce clip bien avant la plainte officielle de l'eurodéputé.

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