"For sure" : Emmanuel Macron amuse la galerie lors d'un déplacement
Au lendemain de son passage très médiatisé sur la sixième étape du Tour de France entre Pau et Gavarnie-Gèdre, le Président a fait escale dans la petite commune de Génos-Loudenvielle. Cette halte montagnarde, scrutée par les journalistes présents, a donné lieu à une séquence de communication particulièrement amusante.
Un moment de complicité inattendu dans les Pyrénées
Lors de son arrivée dans les Hautes-Pyrénées, Emmanuel Macron a d'abord respecté un protocole institutionnel classique en visitant les installations sportives locales. Les discussions portaient alors sur les nombreux projets de développement touristique autour du célèbre lac de Génos. Entouré d'élus locaux et d'un important dispositif de sécurité, il a ensuite pris le temps de rencontrer de jeunes rugbymen de la région. Le ton formel des premiers échanges a très vite glissé vers une ambiance nettement plus détendue.
Les jeunes sportifs, peu intimidés par la présence présidentielle, ont spontanément demandé au Président de répéter la réplique qui amuse les réseaux sociaux depuis plusieurs mois. Ne fuyant pas la requête, Emmanuel Macron a fait le choix de l'autodérision. Il a regardé son jeune public avant d'amuser la galerie : "Sometimes is too slow. For sure !" ("Parfois c'est trop lent. Bien sûr !"). Cette scène a immédiatement déclenché les rires des enfants et de la foule de curieux massée derrière les barrières de sécurité.
De la maladresse de Davos à la carte de la décontraction estivale
La phrase originelle n'avait pourtant aucune vocation humoristique. Elle remonte au 20 janvier 2026, date à laquelle le dirigeant s'exprimait à la tribune du prestigieux Forum économique mondial de Davos. Le Président tentait de rassurer les investisseurs internationaux en déclarant : "Having a place like Europe, which sometimes is too slow, for sure, and needs to be reformed, for sure, but which is predictable... it's a good place" ("Avoir un endroit comme l'Europe, qui est parfois trop lente, bien sûr, et a besoin d'être réformée, bien sûr, mais qui est prévisible... c'est un bon endroit"). Son intonation et la répétition de la formule avaient instantanément inspiré les internautes, déclenchant une avalanche de remixes sur TikTok et Instagram.
Plutôt que d'ignorer ce phénomène viral, le palais présidentiel choisit manifestement de s'approprier ce tic verbal pour dynamiser sa communication de proximité. Ce virage stratégique vise à façonner l'image d'un dirigeant en phase avec son époque, capable de rire de ses propres travers.
Voir les commentaires