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En choisissant la date du 19 mars pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie, le président s'est mis à dos la droite. Et ce n'est pas la première fois...
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La fin de la guerre d'Algérie

La date du 19 mars, jour de la signature des accords d'Evian en 1962, mettant fin à la guerre d'Algérie, a été choisie par François Hollande pour commémorer la fin de cet épisode douloureux de notre histoire contemporaine. Mais cela n'a pas eu l'heur de plaire à la droite, mais alors pas du tout. "Choisir la date du 19 mars que certains continuent à considérer comme une défaite militaire de la France, c'est en quelque sorte adopter le point de vue des uns contre les autres, c'est considérer qu'il y a désormais un bon et un mauvais côté de l'Histoire et que la France était du mauvais côté", a déclaré l’ancien président dans une tribune publiée ce vendredi dans le Figaro.  Plusieurs associations de harkis et certaines organisations d’anciens combattants se sont rangées du côté de l’ancien président. 

Du côté du FN, cette date ne passe pas non plus. Ainsi, le maire de Béziers, Robert Ménard, a publié un tweet sans équivoque :

"Le président de la République, par sa participation aux commémorations du 19 mars 1962, viole la mémoire des anciens combattants, harkis et rapatriés morts pour la France lors du conflit algérien", accuse Marine Le Pen dans Valeurs actuelles.

L'indépendantiste tahitien

 

Le 22 février dernier, au début de sa tournée dans le Pacifique, François Hollande s'était rendu à Tahiti où il a notamment déposé une gerbe sur la tombe de l'ancien député tahitien Pouvanaa a Oopa. "Un geste fort et symbolique", note le chaîne de l'outre-mer 1ère, qui a capturé la scène. En effet, le personnage a incarné le rêve de l’émancipation tahitienne et est devenu une légende en Polynésie française. Du côté du FN, ces honneurs ont donc choqué. Sur Twitter, Robert Ménard a écrit : 

Quant à Marine Le Pen, cet épisode lui est resté en travers de la gorge. Sur RTL jeudi dernier, la présidente du FN déclarait : "L'outre-mer est un bijou, un joyau de la France, complètement oublié. J'ai d'ailleurs été très choquée de voir François Hollande aller se recueillir sur la tombe d'un leader indépendantiste polynésien." 

La litanie des commémorations de janvier 2016

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Début janvier 2016, suite aux attentats à Paris et à Saint-Denis, le chef de l'Etat avait entamé un "marathon des commémorations". Suite à quoi, le président de la République avait hérité d'un nouveau surnom : "Commémorator". Une allusion à la propension visiblement manifeste du chef de l’Etat à rendre des hommages.

Jules Ferry

En mai 2012, quelques jours seulement après son arrivée à l'Elysée, François Hollande avait voulu honorer la mémoire de plusieurs grands personnages dont Jules Ferry, l'ancien ministre de l'Instruction publique... et partisan de la colonisation. "Une part d'ombre", diront certains, que le président avait soulevé dans son discours, mais qui n'avait pas tu les polémiques. Ainsi, Patrick Lozès, ancien président du Cran, avait publié ce tweet :