Le président de la République fait de nouveau l'objet de véhémentes critiques. L'opposition, ainsi qu'une partie de la presse, lui reproche son immixtion dans une affaire en cours pour protéger un des siens.
Affaire Alexis Kohler : on vous explique ce scandale qui éclabousse Emmanuel MacronAFP

"En aucun cas, le président de la République, qui est le garant de l'indépendance de la justice, n'intervient dans le cours d'une procédure judiciaire engagée", assénait Sibeth Ndiaye, le 24 juin 2020. La porte-parole du gouvernement est dans son rôle : elle protège le chef de l'Etat, aujourd'hui accusé d'immixtion dans une grave affaire judiciaire par tout ou partie de l'opposition. Ce n'est pas la première fois que cette dernière se saisit d'un pareil scandale. L'affaire Alexandre Benalla est encore dans toutes les têtes.

Cette fois, c'est un autre proche d'Emmanuel Macron qui est directement concerné par l'affaire, rappelle Le Parisien. Il ne s'agit pas de son homme à tout faire, tantôt "porteur de valise", tantôt responsable sécurité mais du secrétaire général de l'Elysée lui-même, Alexis Kohler. En cause ? Les liens qu'il entretient avec l'entreprise italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC) depuis des années, déjà.  Dès juin 2018, le haut-fonctionnaire est donc accusé de "prise illégale d'intérêt", "trafic d'influence" et enfin "corruption passive". C'est Anticor, l'association de lutte contre la corruption, qui soupçonne le proche du président d'avoir "discrètement joué des coudes au sein de l'Etat en faveur d'une entreprise qu'il connait bien", note le quotidien régional.

Une lettre d'Emmanuel Macron relance l'affaire

"Je vous confirme que lors de ma prise de fonction de ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, j'étais déjà informé de vos liens familiaux avec les actionnaires de contrôle de MSC", écrit Emmanuel Macron, dans une lettre transmise l'été dernier au parquet national financier. Il poursuit : "Vous m'aviez d'ailleurs formellement remis, au moment de votre entrée aux fonctions de directeur de mon cabinet, un courrier demandant à ne jamais avoir à traiter des dossiers et questions concernant cette société". C'est après ce courrier que l'enquête est classée sans suite. D'aucuns tracent évidemment des connexions.

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