Une icône musicale des années 80 s'attire les foudres des pro-palestiniens
En fustigeant le mutisme de ses pairs sur l'attaque du 7-Octobre, l'ancien leader de Culture Club s'attire les foudres des défenseurs de la cause palestinienne. Cette prise de position soulève de vives réactions sur la toile et interroge sur la place de la politique dans l'industrie musicale.
"Od Nirkod" : une chanson-choc diffusée hors des circuits traditionnels
Boy George a dévoilé son nouveau morceau reggae "Od Nirkod" (Nous danserons encore) directement sur X et Instagram le 30 juillet 2026. L'artiste a délibérément évité de soumettre son œuvre aux plateformes de streaming classiques, par crainte d'une censure algorithmique. Le titre du morceau fait écho au slogan de résilience des survivants du festival Nova, lieu principal de l'attentat du Hamas. Accompagnée du hashtag #Shalom, la chanson se conclut par des paroles en hébreu, affirmant une esthétique militante très marquée.
"Vous dites génocide, je dis guerre" : des paroles qui cristallisent les tensions
Le chanteur s'empare du débat moral sur l'intervention militaire israélienne. Il chante ainsi : "You say genocide, I say war / When you're attacked, that's what the army's for" (Vous dites génocide, je dis guerre / Quand on vous attaque, c'est à ça que sert l'armée), selon les paroles officielles de la piste. Cette formulation écarte les accusations internationales portées contre l'État hébreu. Il ajoute une affirmation identitaire forte pour marquer son camp : "But if you're ever confused, I stand with the Jews" (Mais si jamais vous êtes confus, je soutiens les Juifs).
Un tacle virulent contre les artistes "moutons" de l'industrie musicale
L'artiste s'en prend directement à ses confrères qui affichent leur soutien à la Palestine. Il pointe du doigt une forme d'hypocrisie concernant les événements survenus à l'automne 2023. Dans un couplet, il déclare : "You condemn the Jews with selective memory / Musicians holding flags, mouthing like sheep" (Vous condamnez les Juifs avec une mémoire sélective / Des musiciens tenant des drapeaux, parlant comme des moutons). Il assume de rompre avec le consensus du monde du spectacle, accusant ses pairs de relayer une propagande fragile issue d'Internet.
Un soutien inconditionnel à Israël ancré dans son histoire personnelle
Cette prise de position s'inscrit dans un attachement de longue date. Boy George justifie son refus du boycott par ses liens amicaux tissés depuis l'adolescence. "Are people asking me as a principled human being to turn my back on my Jewish friends? It's not going to happen, it's never going to happen" (Est-ce qu'on me demande, en tant qu'être humain avec des principes, de tourner le dos à mes amis juifs ? Ça n'arrivera pas), affirme-t-il, selon une déclaration rapportée par la JTA. Selon IBTimes UK, plusieurs observateurs soulignent d'ailleurs le contraste entre ce texte belliqueux et son tube pacifiste de 1984, The War Song.
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