Une ex-Miss France dénonce un cyberharcèlement violent sur son physique
Élue Miss France 2022, la jeune femme fait régulièrement l'objet de commentaires malveillants sur les plateformes numériques. Face à cette vindicte persistante, elle choisit aujourd'hui de confronter publiquement les auteurs de ces messages pour sensibiliser sa communauté aux dérives des réseaux sociaux.
Une vidéo coup de poing pour dénoncer la violence des "haters"
Le 18 juin 2026, Diane Leyre publie sur son compte Instagram un montage inédit où elle affronte, face caméra, les insultes reçues quotidiennement. Pour souligner son propos, elle utilise le titre rap "Shame on You" en fond sonore, une manière habile de retourner la honte vers l'auteur du message plutôt que vers la victime. Cette démarche de transparence avait été amorcée dès le mois d'avril. "Apparemment il y a un concours du plus grand cassos dans mes commentaires. Donc on va faire une lecture de mes plus beaux haters et on fera un joli classement, tous ensemble", prévenait-elle alors dans une Story Instagram.
"Corps de baguette moisie" : le fléau du skinny-shaming
Les détracteurs de l'ancienne reine de beauté ciblent presque exclusivement sa silhouette, souvent jugée trop frêle. Sur la vidéo, les internautes découvrent un florilège de qualificatifs dégradants tels que "sac d'os" ou "planche", culminant avec l'insulte particulièrement virale de "corps de baguette moisie". Ces attaques publiques finissent par toucher à l'intime et à la construction de soi. "Mon poids fait souvent l’objet de débats alors que je ne demande rien à personne", déplore-t-elle dans des publications Instagram relayées par Purepeople.
Un harcèlement persistant depuis le sacre de Miss France 2022
Cette animosité n'est pas nouvelle. Les critiques ont émergé dès son couronnement national, nourries par des rivalités régionales, avant de s'intensifier lors de sa participation à Miss Univers. Pendant son année de règne, elle a dû supporter des jugements permanents sur ses prestations et son apparence. Quatre ans après, la violence des propos ne faiblit pas malgré un retrait relatif des concours. "Je l'ai même vécu pendant Miss France. [...] C'est vrai que quand on est élu Miss France, on ne peut pas plaire à tout le monde, c'est un fait", confie-t-elle lors d'une interview accordée à Dailymotion et citée par Voici.
Reprendre le pouvoir : la bienveillance comme seule réponse
En affichant directement ses agresseurs numériques, l'ex-Miss France tente de détruire le sentiment d'impunité qui règne en ligne. Elle s'appuie sur sa notoriété pour alerter ses 600 000 abonnés sur les conséquences de ces actes et encourager des comportements plus sains. Finalement, elle oppose l'empathie à la haine gratuite. "La bienveillance n'a jamais été une faiblesse", résume-t-elle en légende de sa publication Instagram du 18 juin 2026.
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