Philippe Risoli : cet accident qui a failli briser sa carrière avant la gloire
L'ancien animateur star de TF1 sort du silence pour la promotion de ses mémoires intitulées Jamais trop tard ! (éditions de l'Archipel). Une mise au point nécessaire pour le célèbre trublion du PAF, qui choisit aujourd'hui de revenir sur une blessure intime, dissimulée au grand public depuis plus de trois décennies.
Une vie qui bascule sur les routes californiennes
En 1989, Philippe Risoli s'envole pour les États-Unis afin de préparer le lancement du jeu Jeopardy ! sur la première chaîne, afin d'y rencontrer un de ses présentateurs phares outre-Atlantique . Ironie du sort, alors que le nom de ce programme se traduit par "péril" en anglais, l'animateur va frôler la mort. Il est victime d'un violent carambolage sur une autoroute de Los Angeles.
Sans ceinture de sécurité, l'impact se révèle foudroyant pour la jeune recrue. "Je pars avec Béatrice Esposito, qui était la responsable des divertissements à cette époque-là et avec Pascal Duchêne, le réalisateur. On est tous les trois dans la voiture et on se balade, on va pour rentrer à Paris, nous étions dans un superbe hôtel de prestige, là il y a un coup de frein et la voiture de derrière ne freine pas, nous rentre dedans", confie-t-il au Buzz TV (Le Figaro).
Des fragments de verre emprisonnés dans la chair
"La voiture est complètement explosée, le pare-brise arrière explose, je prends tous les bouts de verre dans la tête, dans le cou." Puis il explique à nos confrères qu’il est "projeté parce que je n’ai pas la ceinture donc je me prends l’appui tête avant et je suis K.O debout. Or nous, on doit rentrer à Paris et je dois commencer mes tournages." Le diagnostic médical établit que des centaines d'éclats de verre ont transpercé le derme et l'épiderme de son visage. Face à l'impossibilité d'extraire la totalité des fragments sans causer des dommages irrémédiables, les médecins décident de les laisser en place.
La pression de l'image face à la blessure
À la fin des années 80, le physique constitue un atout primordial pour exister sur le petit écran. Les exigences de TF1 imposent une apparence irréprochable pour séduire les téléspectateurs. L'animateur raconte avoir eu recours aux miracles du maquillage pour camoufler ses cicatrices et assurer les premiers tournages. "J’ai des bouts de verre dans la tête, dans le visage et dans le cou. Si on tente de les retirer, on me défigure", explique-t-il avec émotion lors de la même interview. Sur le moment, se rappelle-t-il, Béatrice Esposito, "avait dû lui retirer 'les petits bouts de verre', restés collés à son visage'".
Une remaque de cette dernière lui revient en mémoire, avec le recul : "Non, pour le métier, c’est bon !" Alors qu'il conquiert une immense popularité, l'homme cache ce douloureux secret derrière un sourire rayonnant. Cette épreuve illustre la fragilité d'une carrière télévisuelle, souvent suspendue à un simple fil de verre.
De "Jeopardy !" au "Juste Prix", la résilience récompensée
Malgré ce traumatisme majeur, le jeu télévisé débarque sur les écrans le 5 juin 1989 et ancre le présentateur dans le quotidien des Français, bien avant le triomphe du Juste Prix. Cet événement tragique a forgé son approche de la célébrité et de son métier.
Dans son ouvrage récent, il rend un vibrant hommage à la ténacité héritée de ses parents. Une force de caractère qui lui a permis de surmonter le pire pour marquer l'histoire du divertissement.
Sources : Buzz TV/Le Figaro
- Procès de Tariq Ramadan pour viols : la justice lance un mandat d’arrêt et va le juger "par défaut"
- Brigitte Bardot : un journaliste de France 2 révèle leur liaison secrète
- Mort d'Emile : une tension familiale remarquée par les témoins
- Mort de Sylvain Augier (Faut pas rêver, La Carte aux Trésors) à 68 ans