Patrick Sébastien : vient-il de dépasser les limites de la grossièreté ?
Depuis son éviction de France 2 en 2019, les relations entre la star du petit écran et son ancienne direction n'ont cessé de se dégrader. Aujourd'hui, l'amuseur de 72 ans choisit de régler ses comptes en musique, au moment même où la justice se penche de très près sur son comportement scénique.
"Delphine" : la chanson de la discorde jugée "sexiste et grossière"
Le vendredi 24 avril 2026 marque la sortie de l'album Olé Osé Volume II, porté par un premier titre attaquant frontalement la présidente de France Télévisions. Dans ce morceau vindicatif, l'ancien présentateur chante sans filtre : "Delphine, si t'avais connu ma pine, on aurait été si heureux ! [...] Delphine, si t'avais connu ma pine, tu aurais eu des larmes aux yeux !"
Pour Patrick Sébastien, cette chanson est pleinement assumée comme une réponse à son renvoi, qu'il attribue à un choix idéologique. Cette démarche artistique suscite logiquement l'indignation. Un proche de la dirigeante confie ainsi au Parisien : "C'est tout ce qu'elle déteste : sexiste, vulgaire et grossier."
Une enquête pour exhibition sexuelle : les révélations de L'Avenir
En marge de cette actualité musicale, rappelons que l'artiste est sous le coup d'une enquête préliminaire pour exhibition sexuelle. Les investigations portent sur un incident survenu lors d'un concert dans un camping naturiste du Cap d'Agde. Si le chanteur décrit ce lieu comme un temple du libertinage, la direction assure qu'il s'agissait d'une soirée familiale où de nombreux mineurs étaient présents.
C'est devant ce public qu'il aurait fait "l'hélicoptère" sur scène et peut-être "subi" (ce sont ses termes) une fellation de la part d'une spectatrice. Le procureur de Béziers a confirmé à l'AFP l'ouverture de cette procédure confiée au commissariat d'Agde, précisant que l'animateur doit être entendu prochainement. De son côté, Maître Robin Binsard, son avocat, réfute toute infraction : "Nous contestons fermement l'accusation et nous tenons à la disposition de la justice", déclare-t-il à l'AFP.
« Une volonté de me nuire » : Sébastien dénonce un complot
Face à ces polémiques croissantes, l'ex-homme de télévision plaide la manipulation. Interrogé par l'émission Complément d'enquête le 12 mars 2026, il dénonce la démarche des journalistes de France 2 : "Il y a une volonté de me nuire […] dans tout ce reportage." Cette ligne de défense s'inscrit dans un sentiment de persécution plus large.
Lors d'une audition parlementaire le 31 mars 2026, il a accusé Delphine Ernotte d'avoir orchestré sa chute, affirmant sous serment : "D'entrée, Madame Ernotte voulait me dégager." Il se dit désormais victime d'une mise à mort sociale, assurant que la direction de la chaîne a formellement interdit aux autres animateurs de l'inviter sur leurs plateaux.
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