Patrick Sébastien contre Delphine Ernotte : l'ancien animateur persiste et signe en direct !

Publié par Julien Pinardi
le 27/04/2026
Patrick Sébastien
Autre
© Capture vidéo/RMC
Invité sur RMC lundi 27 avril 2026, Patrick Sébastien a fermement maintenu ses positions face à Delphine Ernotte, assumant sa satire malgré une plainte pour outrage sexiste.

Ce lundi, l'ex-animateur star a profité de son passage sur RMC pour répondre aux récentes actions judiciaires le visant. La présidente de France Télévisions a en effet engagé des poursuites suite à une chanson parodique intitulé "Delphine", aux paroles plus que douteuses. Ce nouvel accrochage relance une guerre ouverte entamée lors du renvoi du présentateur, confirmant que la hache de guerre est loin d'être enterrée.

"Elle n'est pas respectable" : la contre-attaque sur RMC

Ce lundi 27 avril 2026, l'ambiance était électrique dans le studio de l'émission "Les Grandes Gueules". L'ancien animateur du "Plus Grand Cabaret du Monde" a balayé d'un revers de main toute velléité de pardon concernant sa dernière création musicale. Plutôt que de chercher l'apaisement, il a justifié sa démarche en ciblant frontalement la dirigeante. "Elle n’est pas respectable", assène-t-il face aux chroniqueurs de RMC. Cette charge personnelle s'accompagne d'une critique globale du service public. L'homme de télévision estime que la direction actuelle ignore totalement les attentes du public populaire.

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Une plainte pour outrage sexiste au cœur des débats

Le 24 avril 2026, Delphine Ernotte a formellement déposé plainte contre l'artiste. Elle juge les paroles de la chanson à la fois provocatrices et profondément dégradantes. Ce glissement vers le terrain pénal pour le motif d'outrage sexiste marque une escalade judiciaire inédite dans leur différend. Face à cette procédure, Patrick Sébastien reste de marbre. Il perçoit cette démarche légale comme une pure tentative de censure. Pour lui, il s'agit d'une réponse totalement disproportionnée face à une production relevant de l'humour traditionnel.

Devant les deux présentateurs des GG, il affirme, rapporte TV Magazine : "Bien sûr et c’est volontaire. C’est outrancier volontaire. Il y a eu plein de chansons comme ça. Si je te fais toute l’histoire de la chanson française, quand Brassens parle du gorille qui va enfiler un juge..." Ce à quoi Alain Marschall lui rétorque que le chanteur culte "ne cite pas le juge."

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Patrick Sébastien agacé, répond : "Il cite pas le nom, bah, j’ai cité son nom. C’est un juste retour des choses. Quand elle a dit qu’il y avait trop d’hommes blancs de plus de 50 ans à la télévision, c’est de l’attaque, c’est de la ségrégation. C’est pas moi qui ai commencé, comme je dis dans la chanson. C’est de la farce, c’est de la blague, c’est de la grosse rigolade. Effectivement, c’est ad nominem, comme vous dites [...] mais dans cette chanson, je ne la menace pas et je ne l’insulte pas."

Patrick Sébastien défenseur de la satire

L'animateur fait de cette affaire un combat pour la liberté de ton. S'il a souvent utilisé des refrains festifs pour amuser son public, son outil de prédilection se transforme aujourd'hui en objet de litige devant les tribunaux. "Je revendique ce droit à la satire et à la gauloiserie", martèle-t-il sur les ondes de RMC. L'affaire cristallise deux visions opposées.

D'un côté, le présentateur défend son statut de représentant du peuple. "Elle m’a toujours considéré comme un garçon grossier et vulgaire, ce qui n’était pas le cas. [...] Donc à un moment, je me suis dit, je vais lui donner raison." De l'autre, la présidente du groupe exige le maintien d'une respectabilité liée à sa fonction. 

Les racines d'un divorce irréconciliable

Ce récent affrontement n'est pas un événement isolé. Il puise sa source dans le traumatisme de l'année 2019, date de l'éviction brutale de l'animateur des grilles de France 2. Ce licenciement demeure perçu par le principal intéressé comme une trahison pure et simple, après des décennies à garantir des succès d'audience à la chaîne. Depuis son départ forcé, l'artiste multiplie les sorties acides contre celle qui a signé sa mise à l'écart. La plainte déposée ce mois-ci illustre le point culminant d'un ressentiment vieux de sept ans, figeant définitivement les positions des deux adversaires.

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