Patrick Bruel : Chantal Ladesou s'oppose à la déprogrammation de l'artiste

Publié par Julien Pinardi
le 26/05/2026
Chantal Ladesou
abacapress
© Castel Franck/ABACA
Alors que Patrick Bruel fait face à de nombreuses demandes de déprogrammations, Chantal Ladesou refuse publiquement les appels au boycott de l'artiste afin de préserver les emplois du spectacle.

Depuis mars 2026, les accusations s'accumulent contre le chanteur, et de plus en plus de fans se demandent s'ils doivent continuer à contribuer à son succès. Si Patrick Bruel maintient sa présence hebdomadaire au Théâtre Édouard VII à Paris malgré quelques rassemblements de protestation, la pression s'intensifie sur ses dates de tournée. Face à ce climat tendu, certaines figures du divertissement choisissent de prendre la parole.

Un trouble face aux nombreux témoignages

L'ampleur des accusations portées contre l'acteur ne laisse pas ses pairs indifférents. Interrogée par le Dauphiné Libéré ce 26 mai 2026, Chantal Ladesou exprime ses interrogations avec une grande franchise. L'humoriste reconnaît l'impact psychologique généré par la multiplication des victimes présumées. "Quand il y a autant de témoignages, forcément, on se pose des questions", admet-elle au quotidien régional. La comédienne refuse toutefois de se substituer à la justice. Elle maintient une stricte séparation entre l'émotion suscitée par les récits et l'établissement des faits, rappelant : "Maintenant, ce qu'il a fait, je ne sais pas, il n'a pas été jugé."

La défense des techniciens et travailleurs de l'ombre

Pour justifier sa position, la comédienne déplace le débat sur le terrain économique et social. Une tournée repose sur une infrastructure complexe qui dépasse la seule personne du chanteur. Chantal Ladesou se fait ainsi l'avocate des intermittents. "Derrière une tournée, il y a le théâtre, des techniciens, toute une bande de gens qui vont se retrouver sans rien faire du jour au lendemain", souligne-t-elle auprès du Dauphiné Libéré. Elle met en lumière la responsabilité d'une tête d'affiche envers ses équipes, déclarant que "quand on est sur scène, on est responsable de tout un tas de gens."

Le refus de la déprogrammation préventive

Cette vision solidaire pousse l'actrice à s'opposer fermement aux mesures d'annulation anticipées. Elle s'inquiète de voir une carrière stoppée net avant la moindre décision de justice. "C'est quand même un artiste, s'il ne tourne plus, s'il ne joue plus au théâtre, s'il ne peut plus faire son métier, c'est quand même très ennuyeux", insiste-t-elle dans les colonnes du Dauphiné Libéré. Pour elle, le droit d'exercer sa profession doit primer : "Je pense qu'on n'a pas le droit d'empêcher de jouer, les artistes. C'est trop dur."

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Une tempête judiciaire aux multiples enjeux

Ce plaidoyer intervient alors que le chanteur est visé par au moins treize plaintes en France et en Belgique, pour des faits présumés remontant jusqu'en 1991. Les conséquences se font déjà ressentir à l'international, avec l'annulation récente de trois concerts prévus au Théâtre Capitole de Québec mais aussi en Belgique et même en Suisse. De son côté, le principal intéressé conserve sa ligne de défense. Sur son compte Instagram, il a réaffirmé sa volonté de "continuer de faire mon métier, avec le même dévouement et la même passion." L'issue de cette affaire reste désormais entre les mains de la justice.

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