Mort du leader d'un groupe légendaire à 74 ans
Cofondateur et figure de proue de la formation depuis les années 1970, le chanteur a marqué des générations entières avec ses rythmes dansants. Son décès vient clore un parcours singulier, partagé entre succès mondiaux sur les pistes de danse et longues procédures pour protéger son patrimoine artistique.
Une disparition brutale à la veille de ses 75 ans
Victor Willis s'est éteint le mardi 30 juin 2026 des suites d'une "maladie courte mais agressive", comme l'indique l'annonce officielle des Village People sur Facebook. Un décès survenu à peine 24 heures avant qu'il ne célèbre son 75e anniversaire. Le lendemain, son épouse Karen Huff-Willis a confirmé l'information sur les réseaux sociaux : "C'est avec une profonde tristesse que je dois annoncer le décès de mon mari, VICTOR WILLIS."
L'hommage de Donald Trump : un lien indéfectible malgré les polémiques
La sphère politique a rapidement réagi, notamment Donald Trump sur son réseau Truth Social. "C'était un type formidable qui aimait que j'utilise la chanson de son groupe, Y.M.C.A., lors de mes meetings", a écrit l'ancien président selon BFM TV. Le chanteur assumait cette proximité, ayant même accepté que le groupe se produise lors des festivités de l'investiture de Donald Trump en janvier 2025, justifiant ce choix par une volonté de "rassemblement" après une campagne tendue.
De Dallas à Broadway : la naissance du "policier" du disco
Né le 1er juillet 1951 à Dallas dans une famille religieuse, l'artiste débute à Broadway en 1976 dans la comédie musicale The Wiz. Sa trajectoire change lorsqu'il rencontre le producteur français Jacques Morali, qui lui aurait confié selon la biographie officielle : "J'ai rêvé que tu chantais le chant principal sur mon album et que c'était un énorme succès." Coauteur et interprète de Macho Man, In the Navy et Y.M.C.A., Victor Willis a propulsé le groupe vers des ventes dépassant les 100 millions d'albums.
Droits d'auteur et héritage : le combat d'une vie
Après un départ en 1980 et une période assombrie par la toxicomanie, il avait repris la tête du groupe en 2017. Il s'est illustré par une longue bataille juridique victorieuse pour récupérer les droits d'auteur de ses titres, sécurisant ainsi l'héritage musical de la formation. Enfin, il a toujours contesté le statut d'hymne gay de Y.M.C.A., affirmant en 2024 au journal The Guardian qu'il s'agissait d'une "fausse supposition basée sur le fait que mon partenaire d'écriture était gay."
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