Marie-Sophie Lacarrau : son récit effrayant sur l'infection qui a failli lui faire perdre un œil
La présentation du journal de 13 heures de TF1 a choisi d'utiliser son expérience pour alerter sur un danger domestique méconnu. Son récit met en lumière les risques sanitaires liés à un geste que des millions de Français effectuent machinalement.
Les origines d'une infection foudroyante
Tout commence par une action d'apparence inoffensive, en 2022 : prendre une douche en gardant ses lentilles de contact. Cette habitude permet à une amibe, un parasite microscopique présent dans l'eau courante, de se glisser sous l'optique. Le micro-organisme s'attaque alors directement à la cornée, provoquant une pathologie extrêmement sévère nommée kératite amibienne.
Lors d'un entretien accordé à Midi Libre en juin 2026, l'animatrice résume l'origine de ce basculement médical : "Une goutte d'eau peut suffire. Un parasite est rentré dans mon œil et a grignoté ma cornée", précise-t-elle lors d'une rencontre organisée avec les lecteurs du quotidien régional.
Une douleur physique à la limite du supportable
La progression de l'amibe s'accompagne d'une souffrance physique intense, comparée par la journaliste à des atteintes nerveuses sévères. Auprès de ses interrogateurs, Marie-Sophie Lacarrau évoque "des douleurs 40 fois plus fortes qu'une rage de dents."
Pour endiguer la prolifération de l'infection et protéger son œil de toute agression extérieure, la présentatrice s'isole dans l'obscurité quasi totale pendant deux mois. Face à cette photophobie extrême, son entourage doit s'adapter : son mari et ses enfants circulent dans la maison sans allumer la moindre lumière pour préserver sa convalescence.
Le combat pour retrouver le plateau de TF1
Pendant de longues semaines, la peur de la cécité reste omniprésente. "Si on tombe dans une errance médicale, on peut vraiment perdre la vue d'un œil", prévient-elle dans un témoignage vidéo publié par Midi Libre. Son retour à l'antenne a exigé de stricts aménagements techniques.
Sa cornée demeurant durablement fragilisée, elle explique les conditions de sa reprise dans l'émission "On refait la télé" : "Quand j'ai commencé à revenir en plateau pour faire des essais et pour tester mon œil [...] je ne supportais que 30 % des lumières en plateau." Aujourd'hui encore, les projecteurs du journal télévisé restent plafonnés à 80 % de leur puissance nominale. Elle ne peut plus utiliser de prompteur !
Un message de prévention sanitaire
Forte de ce parcours médical, la journaliste s'engage à informer les personnes porteuses de dispositifs optiques. Elle rappelle l'incompatibilité absolue entre les lentilles et toute exposition à l'eau, qu'il s'agisse du robinet, d'une piscine ou de la mer.
Un diagnostic précoce reste la seule solution pour éviter des séquelles irréversibles ou le recours lourd à une greffe de cornée. Par sa démarche de sensibilisation, elle espère modifier durablement les habitudes d'hygiène des usagers. Et elle a reçu le soutien d'une certaine Estelle Denis, à qui une mésaventure similaire était arrivée.
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