Gérard Jugnot revient sur la mort de Michel Blanc : "C’est quelque chose d’assez terrible"

Publié par Julien Pinardi
le 10/04/2026
Gérard Jugnot
Autre
Plus d'un an après la disparition de Michel Blanc, Gérard Jugnot est revenu sur les heures et les jours qui ont précédé et suivi la terrible perte de l'une des légendes du Splendid, avec émotion.

La mort soudaine de l'inoubliable Jean-Claude Dusse continue de hanter ses partenaires historiques du Splendid. Invité du podcast "Legend" sur YouTube ce 8 avril 2026, son acolyte de toujours a accepté de revenir sur les heures de flottement qui ont précédé l'annonce de son décès. Un témoignage qui souligne l'imprévisibilité de ce drame médical.

Un appel en plein après-midi : le début du cauchemar à Nice

En octobre 2024, Gérard Jugnot se trouve dans le sud de la France pour présenter le film À bicyclette. Son emploi du temps bascule lorsque qu'une membre de la troupe le contacte par téléphone. "Michel a eu une crise cardiaque", lui annonce-t-elle, comme il l'avait raconté sur RTL. La nouvelle foudroie l'acteur, d'autant que l'état de santé de son ami ne suscitait alors aucune inquiétude particulière. "C'est un coup de massue. Tout allait bien, on s'était vu il y a pas longtemps."

Une dégradation rapide de l'état de l'acteur culte

À distance, le comédien vit alors une attente éprouvante, ponctuée de messages contradictoires transmis par un ami urgentiste. L'espoir renaît brièvement lorsqu'on lui annonce : "Ça y est, on l'a réanimé." Pourtant, la situation se dégrade avec une rapidité déconcertante. Seulement dix minutes après cette note positive, un second bilan tombe : "Ça se présente mal", confie-t-il à Guillaume Pley dans "Legend". 

C'est à la sortie de sa projection niçoise que Gérard Jugnot apprend l'issue fatale, confirmant que "le cerveau est mort" après une série de six arrêts cardiaques successifs relatés par le magazine Closer. Toujours à Guillaume Pley, il lâche : "C’est Josiane qui m’avait appelé… le soir, il est parti."

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"Une allergie effrayante" : les causes techniques d'un destin cruel

Ce qui rend cette disparition particulièrement difficile à accepter réside dans son point de départ : un simple examen de routine. Selon les précisions apportées par Gérard Jugnot dans "Legend", le drame découle d'une réaction imprévisible. "Il avait eu un choc anaphylactique à cause d’un antibiotique", précise-t-il, rectifiant les premières rumeurs sur un produit de contraste. Ce hasard médical suscite chez lui une profonde incompréhension. "Une allergie effrayante [...], ça arrive une fois sur un million. Et c’est tombé sur lui", avait-il déclaré, des propos rapportés par Public.

Le Splendid face au vide : "Il manque une pièce au puzzle"

Aujourd'hui, c'est toute une troupe d'amis, liés intimement depuis les bancs du lycée Pasteur, qui doit composer avec cette absence. Gérard Jugnot se remémore les obsèques. "On s'est retrouvés tous là, au cimetière. On a essayé de rigoler mais bon, c'était compliqué", confie-t-il à Guillaume Pley. "On a quand même un peu réussi... On avait fait une couronne à la con, on avait quand même eu un peu de rires, mais c'est vrai que c'était assez difficile. Le Splendid, c'est comme les pièces d'un puzzle, aucune ne se ressemble mais elles s'emboîtent parfaitement. Et là, il manque une pièce. Alors je me plais à dire que dans un puzzle, il y a toujours le ciel où il n'y a que des pièces bleues. C'est dans un coin du ciel bleu."

Une disparition qu'il assimile à celle de Coluche dans sa dimension fortuite : "Pourquoi ce camion ? Pourquoi il n’a pas mis de casque ?"  Restent les souvenirs, comme cette récente séance photo évoquée sur RTL, où ils avaient "ri comme des cons, comme d'habitude."

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