Cancer : cette célèbre actrice raconte comment elle vit avec la peur de la récidive

Publié par Julien Pinardi
le 22/07/2026
Clémentine Célarié
Autre
Présente au Festival d'Avignon ce 21 juillet 2026 pour sa pièce "Mon Cowboy", Clémentine Célarié s'est livrée avec une sincérité désarmante dans un grand quoitidien régional.

L'actrice de 68 ans remonte sur les planches après le succès de son précédent spectacle. Elle évoque aujourd'hui les séquelles psychologiques de son cancer et cette menace invisible avec laquelle elle compose désormais au quotidien.

Le retour attendu au Théâtre du Chien qui Fume

Clémentine Célarié retrouve le public avignonnais avec un texte profondément intime. Sur la scène du Théâtre du Chien qui Fume, elle présente "Mon Cowboy", succédant à sa prestation remarquée dans "Je suis la maman du bourreau". Cette nouvelle création transforme l'épreuve médicale en une œuvre universelle, une manière pour l'artiste d'affronter le destin par le prisme de l'art dramatique.

L'ombre permanente de la récidive

La fin des traitements ne marque pas toujours la fin du tourment. Lors d'un entretien le 21 juillet, la comédienne confie se sentir condamnée à cohabiter avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le traumatisme psychologique persiste, ancrant la peur d'un retour clinique. "On ne guérit jamais vraiment de la peur, on apprend juste à la domestiquer", souligne-t-elle dans les colonnes du Dauphiné Libéré. "On est condamné à vivre avec. Quand je maigris, quand j'ai mal au bide, quand je me sens un peu trop fatiguée... La menace est toujours là."

Un duel quotidien face à l'adversité

Sur scène, elle se refuse à prononcer le terme médical. Elle privilégie une figure imposante pour personnifier la pathologie. "Je l'appelle 'Mon Cowboy' parce que c'est un mot qui fait moins peur que le vrai mot. C'est quelqu'un qui s'installe chez vous sans crier gare, qui prend toute la place, mais avec qui on est obligé de dealer. C'est un duel", détaille-t-elle dans le dossier de presse de l'événement. Lors de son premier diagnostic en 2019, elle avait d'ailleurs tu sa maladie à ses trois fils pour les protéger, ne leur révélant la vérité qu'à la fin de ses chimiothérapies. Cette posture protectrice s'est muée en une vigilance de chaque instant, semblable à celle d'un héros de western face à un adversaire invisible.

L'urgence de dire la vérité

Depuis la publication de son ouvrage "Les Mots à nu", l'artiste rejette les faux-semblants. Parler de ces épreuves intimes constitue une démarche thérapeutique pour elle, mais également pour les spectateurs qui partagent son parcours. L'authenticité devient une nécessité absolue pour avancer. "Dire la vérité est déjà une forme de guérison", avait-elle déclaré lors d'un passage sur RTL.

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