Anne-Sophie Pic : la cheffe triplement étoilée brutalement "virée" de son propre restaurant
La nouvelle a provoqué une onde de choc dans le milieu de la haute gastronomie. Alors que la cheffe venait d'être promue Officier de la Légion d'Honneur à l'Élysée, le couperet est tombé concernant son établissement suisse historique.
Un séisme dans la gastronomie : la fin du "Pic au Beau-Rivage Palace"
Le groupe hôtelier Sandoz a officialisé le non-renouvellement du contrat d'Anne-Sophie Pic, dont le départ sera effectif au 31 décembre 2026. Cette décision unilatérale met un terme à une aventure entamée en 2009. L'adresse lausannoise représentait la toute première implantation de la cheffe hors de son fief de Valence. Durant ces années, elle y a maintenu un niveau d'excellence constant, affichant deux étoiles Michelin et une note de 18/20 au Gault&Millau.
"Brutale et inélégante" : les confidences d'une cheffe blessée
Le contraste des émotions souligne l'ironie du calendrier : le jour même où la République française célébrait Anne-Sophie Pic comme ambassadrice culturelle, l'hôtellerie suisse lui signifiait son congé. La cheffe regrette un manque de considération, ayant été prévenue à la dernière minute, presque simultanément avec ses équipes. "Je ne m’y attendais vraiment pas. On peut se séparer, mais on devrait le faire avec respect et élégance", confie-t-elle au média Blick. Dans un communiqué officiel, le Groupe Pic déplore de son côté une décision "brutale, inattendue et incompréhensible."
Rentabilité contre stratégie : les dessous d'un divorce inattendu
Si les rumeurs pointent parfois les finances, l'intéressée balaie l'argument. "Il faut rappeler un point très important : le restaurant Pic à Lausanne est rentable. Peu de restaurants de haute gastronomie peuvent en dire autant", assure-t-elle à Blick. La direction du Beau-Rivage Palace justifie ce choix par la volonté de "construire une offre culinaire pleinement intégrée et portée par ses propres équipes", privilégiant ainsi un chef résident. En filigrane, l'absence de la troisième étoile Michelin, espérée après d'importants travaux de rénovation en 2024, a pu peser dans la balance.
Quel avenir pour l'empire Pic en Suisse et à l'international ?
Malgré ce revers, l'organisation s'adapte. Jordan Theurillat, chef exécutif et bras droit d'Anne-Sophie Pic à Lausanne depuis six ans, reste intégré au groupe pour de futurs projets. L'attachement au territoire helvétique demeure intact. "Si une nouvelle opportunité se présente, je répondrai présente immédiatement", affirme la cheffe auprès de Blick. Son développement mondial se poursuit avec des adresses à Paris, Londres, Singapour et Dubaï, lui permettant de consolider un groupe couronné de 12 étoiles Michelin.
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