Affaire Patrick Bruel : le clan Alexandra Lamy brise l’omerta et soutient les accusatrices

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 19/03/2026
ALEXANDRA LAMY
abacapress
Suite aux révélations de Mediapart ce 18 mars 2026 impliquant huit femmes, la prise de position d'Alexandra Lamy marque un tournant décisif dans l'affaire Patrick Bruel.

Alors que le chanteur est visé par de nouvelles accusations de violences sexuelles, la sidération laisse place à la prise de parole publique. Le spectre des précédentes plaintes classées sans suite en 2020 plane encore, mais l'implication soudaine de figures influentes du cinéma français change indéniablement la donne.

Le séisme Mediapart : huit témoignages pour trente ans de système

L'enquête choc publiée le 18 mars 2026 rassemble les récits de huit femmes dénonçant des faits étalés entre 1992 et 2019. Deux plaintes ont été déposées, l'une à Paris pour "tentative de viol et agression sexuelle", l'autre à Saint-Malo pour "viol".

 La directrice générale d'Unifrance, Daniela Elstner, sort de l'ombre en expliquant au média d'investigation : "Aujourd'hui, je suis prête à parler, et je dépose une plainte que j'aurais dû déposer il y a trente ans". Une démarche appuyée par la compositrice Maïdi Roth, qui déclare à Mediapart avoir compris "avec le recul" que l'attitude de l'artiste "n'avait rien à voir avec de la séduction ou des sentiments".

Le clan Lamy en première ligne : un soutien sans ambiguïté aux victimes

Face à ces révélations, le milieu du septième art, habituellement enclin au silence face aux icônes, vacille. Sur Instagram, Alexandra Lamy affiche immédiatement son appui à Andrea Bescond, militante engagée. 

L'actrice assume même un lapsus révélateur dans sa précipitation, expliquant que ses mots étaient partis trop vite sous le coup de l'émotion en postant un vibrant "Bravo mon Andréa" (selon une publication Instagram d'Alexandra Lamy). Sa fille, Chloé Jouannet, emboîte le pas avec une story laconique mais lourde de sens : "Enfin".

La ligne de défense de Patrick Bruel : le démenti d'un personnage fabriqué

De son côté, la riposte juridique s'organise vivement. Par la voix de son avocat, Me Christophe Ingrain, l'interprète réfute catégoriquement toute contrainte. "Patrick Bruel affirme n'avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel", martèle le conseil dans un communiqué transmis à l'AFP

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La défense fustige une enquête à charge, dénonçant ouvertement sur le plateau de TBT9 la création d'un "personnage et un système qui n'ont jamais existé".

Un milieu culturel fracturé : entre sororité et sidération

Le mur du silence semble néanmoins se fissurer durablement. D'autres voix s'élèvent sur les réseaux sociaux, à l'image d'Anouchka Delon qui envoie de la "force à toutes", ou d'Énora Malagré glissant un évocateur "voilà, on sait". 

Contrairement aux événements de 2019, l'intervention de personnalités institutionnelles expose au grand jour le climat de peur décrit par les plaignantes face à une star longtemps perçue comme intouchable. L'industrie du divertissement observe désormais avec attention la suite de ce bouleversement.

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