Les 5 engins et équipements désormais bannis des TGV et des Intercités

Publié par Stéphane Leduc
le 21/10/2026
TGV INOUI
Istock
Photo d'illustration
À partir du 13 décembre, la SNCF applique un tour de vis sévère sur le matériel de micromobilité admis à bord des rames TGV Inoui et Intercités.

Les conditions de transport ferroviaire évoluent pour les adeptes des mobilités douces. Dès le 13 décembre, l'opérateur ferroviaire modifie ses conditions générales de vente pour réguler l'encombrement croissant des plateformes et garantir la sécurité des passagers. Face à l'afflux d'équipements volumineux, plusieurs catégories d'engins se voient désormais refuser l'accès aux wagons.

Un tour de vis de la SNCF sur les mobilités douces dès le 13 décembre

La SNCF officialise une refonte de son règlement intérieur pour les TGV Inoui et les trains Intercités. La compagnie ferroviaire cherche ainsi à désengorger les couloirs de passage, à libérer de la place pour les valises des voyageurs et à prévenir les risques d'accidents à bord. Les rames font face depuis plusieurs mois à une hausse importante d'engins volumineux qui compliquent l'évacuation rapide des voitures.

Pour les bicyclettes conformes aux normes, le dispositif existant ne change pas. La réservation demeure payante et obligatoire, fixée au tarif habituel de 10 euros par trajet pour un vélo non démonté, dans la limite stricte des places disponibles par rame.

La liste des cinq engins et matériels désormais proscrits à bord

Le transporteur détaille précisément le matériel banni des rames. Selon SNCF Voyageurs : « À compter du 13 décembre 2026, les vélos dont les dimensions hors-tout sont supérieures à celles d'un vélo classique, soit au maximum 185cm de longueur et 6 cm de largeur de pneu, les fatbikes, les vélos ayant plus de deux roues, les gyropodes et les hoverboards seront ajoutés à la liste des vélos interdits à bord. »

Cinq interdictions majeures entrent en application :

  • Les vélos de grand gabarit : les modèles affichant une longueur supérieure à 185 cm sont exclus. Cela pénalise certains VTT tout-suspendus de grande taille dotés de roues en 29 pouces.
  • Les fatbikes et pneus larges : tout engin doté d'une largeur de pneu supérieure à 6 cm est interdit, car il ne rentre pas dans les systèmes de suspension verticaux des rames.
  • Les gyropodes et hoverboards : ces engins motorisés d'auto-équilibrage, tout comme les tricycles et triporteurs, sont rejetés sans exception.
  • Les trottinettes non pliables ou avec assise : SNCF Connect stipule : « A compter du 13 décembre 2026, les trottinettes avec une assise, celles avec plus de deux roues, celles qui ne se plient pas ou celles dont la largeur des pneus dépasse 6 cm seront interdites à bord. »
  • Les chargeurs branchés sur les prises du train : l'alimentation des accus est bannie. SNCF Voyageurs rappelle : « Pour des raisons de sécurité, en raison de son caractère potentiellement dangereux, il est interdit de recharger, à bord des trains, les batteries, même séparées, de tout type d'engin de déplacement motorisé (vélos, trottinettes, etc.). » Cette décision écarte le risque d'emballement thermique et d'incendie dans les voitures.

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Les règles de conformité et les sanctions prévues pour les contrevenants

Pour voyager sans encombre, les usagers doivent respecter les dimensions maximales imposées pour les modèles pliés, fixées à 90 × 130 × 50 cm. L'équipement doit impérativement être rangé dans une housse fermée et porter une étiquette mentionnant le nom du voyageur.

Les contrôleurs appliqueront une politique de fermeté. Les contrevenants risquent un refus d'accès dès le quai ou une amende forfaitaire pouvant grimper jusqu'à 150 euros d'amende en cas de matériel non autorisé ou de branchement sauvage. Avant le départ, les passagers doivent mesurer la longueur d'axe et les pneus de leur monture, charger leurs accumulateurs à domicile ou recourir au service d'expédition « Mes bagages ».

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