La face sombre de Natacha Polony, nouvelle candidate à la présidentielle
L'ancienne directrice de la rédaction de Marianne franchit le pas de l'engagement électoral direct. Cette transition du commentaire vers l'arène politique expose désormais son profil aux critiques acérées de ses adversaires. Son passé d'éditorialiste pugnace ressurgit à l'heure d'affronter le suffrage des électeurs.
Une irruption dans la course à l'Élysée teintée de soupçons
L'essayiste a officialisé ses ambitions pour l'élection présidentielle de 2027. Invitée le mercredi 14 octobre 2026 sur le plateau de Sonia Mabrouk sur BFMTV, la désormais ancienne journaliste a revendiqué sa volonté de porter une parole indépendante dans le débat public.
Face aux observateurs qui dénoncent une simple candidature de témoignage négociable contre un futur poste ministériel, l'intéressée a vivement répliqué. Elle a rappelé qu'elle disposait d'une situation médiatique confortable et influente, qu'elle met délibérément en péril pour affronter les rudesses d'une campagne nationale.
Son pari repose sur un souverainisme républicain strict, censé séduire les électeurs lassés du clivage partisan traditionnel. Cette ligne "ni droite ni gauche" risque pourtant de se heurter à un paysage politique saturé par les prétendants à la rupture.
Un parcours médiatique jalonné de contentieux judiciaires et idéologiques
Cette candidature réactive inévitablement les polémiques passées. La plus vive demeure la procédure pour contestation de crime contre l'humanité intentée par des associations, dont Ibuka France, après ses déclarations du 18 mars 2018 sur France Inter. Elle y évoquait le génocide des Tutsis au Rwanda en déclarant : "on avait j'allais dire des salauds face à d'autres salauds."
Sur le plan légal, la 17e chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Paris avait prononcé sa relaxe le 20 mai 2022, un jugement confirmé en appel le 11 mai 2023. Si la justice l'a blanchie de toute infraction pénale, l'affaire a laissé une empreinte tenace sur son image publique.
Ses prises de position véhémentes contre les traités européens, l'orthodoxie budgétaire ou la "bien-pensance" ont souvent créé de vives frictions, y compris au sein de ses anciennes rédactions. Ce style clivant nourrit autant d'admirateurs que de détracteurs déterminés dans les milieux intellectuels.
Enfin, l'épreuve pratique s'annonce rude. Dépourvue d'appareil partisan structuré, l'essayiste doit réunir au moins 500 parrainages d'élus répartis sur 30 départements. Un obstacle logistique majeur qui scellera la viabilité de son aventure élyséenne.
Son mari et journaliste Périco Légasse va-t-il rester en poste ?
A l'instar de Léa Salamé, qui a quitté la présentation du journal de 20 heures de France 2 le temps au moins de la campagne de son compagnon Raphaël Glucksmann, le mari de Natacha Polony Périco Légasse, journaliste gastronomique et plume historique de Marianne également, aujourd'hui chez Sud Radio, va-t-il se mettre en retrait ? Toujours à Sonia Mabrouk, qui lui a posé la question, elle a répondu... sans vraiment répondre. Mais il semble que son époux continuera d'exercer sur les ondes.
"Alors, il y a une spécificité, c’est le 20 Heures du service public. C’est quelque chose de très particulier. Après, de même que Léa Salamé garde sa carrière et heureusement pour elle, voilà… Dans un couple, on peut n’être d’accord sur rien et pourtant s’aimer et avancer ensemble et partager des valeurs et un amour de la France. Et, ça, c’est l’essentiel."
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