Jackpot polémique pour l'État : ce radar rapporterait jusqu'à 750 000 euros par jour !
Le boulevard périphérique parisien traverse une zone de turbulences inédite depuis l'installation d'une nouvelle cabine de contrôle automatique de chantier. Sur cet axe habituellement limité à 50 km/h, cette baisse soudaine de la vitesse autorisée prend de court des milliers d'usagers quotidiens et mobilise les associations de défense des conducteurs.
Un radar autonome qui flashe en rafale à la porte de Montreuil
Le dispositif a fait son apparition le 24 août 2026 au point kilométrique 30.960 sur la chaussée extérieure du périphérique, au niveau des travaux de la porte de Montreuil. Cet équipement semi-fixe contrôle la circulation 24 heures sur 24 par l'arrière, y compris la nuit et le week-end lorsque les ouvriers ont quitté le chantier.
Les premiers relevés sur place illustrent l'ampleur du phénomène. Lors d'un comptage effectué le 2 septembre 2026 par l'association 40 Millions d'automobilistes, pas moins de 18 véhicules ont été flashés en moins de 5 minutes. Sur cet axe fréquenté par environ 80 000 véhicules par jour, le rendement théorique atteint plus de 750 000 euros d'amendes quotidiennes, dépassant de très loin l'activité des radars fixes traditionnels.
Aménagement urbain, sécurité routière et accusation de piège
Cette zone de réaménagement urbain d'envergure doit durer jusqu'en 2030. Selon les autorités, cet abaissement ponctuel de 50 à 30 km/h vise à protéger les abords du chantier et les intervenants. Cependant, la transition brutale sur un axe à trois voies surprend les flux de circulation continue.
L'association 40 Millions d'automobilistes pointe du doigt un manque de lisibilité des panneaux de signalisation temporaire dans un trafic dense. Elle dénonce une "machine à cash, machine à flash" et interpelle les pouvoirs publics : "si le chantier est suffisamment dangereux pour justifier une limitation à 30 km/h et l'installation d'un radar, pourquoi ne pas agir directement sur le danger ?" L'organisation réclame l'annulation de l'ensemble des procès-verbaux et le retrait immédiat de l'appareil.
Sanctions, tolérance et démarches de contestation pour l'usager
Le boîtier applique la marge d'erreur technique réglementaire de 5 km/h. L'infraction est donc enregistrée dès 36 km/h réels au compteur, pour une vitesse retenue de 31 km/h. En vertu de l'article R413-14 du Code de la route, tout excès inférieur à 20 km/h en agglomération entraîne une contravention de 4e classe, soit une amende forfaitaire de 135 euros (minorée à 90 euros) et le retrait d'un point sur le permis.
Les automobilistes verbalisés disposent d'un délai de 45 jours pour contester l'avis auprès de l'ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions), notamment s'ils relèvent un vice de forme ou une mauvaise visibilité de la signalisation. Au volant, il convient d'anticiper le ralentissement bien en amont de la porte de Montreuil pour éviter tout freinage brusque préjudiciable aux véhicules suiveurs.
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