AFP
De nouvelles informations au sujet du déraillement du train de Saint-Jacques de Compostelle ayant fait 79 morts et 66 blessés mercredi 24 juillet mettent en cause le chauffeur, qui aurait fait preuve de négligence. Les détails. 

© AFP L'examen des boîtes noires du train ayant déraillé à Saint-Jacques de Compostelle livrent leurs premières informations. Selon les enregistrements, le conducteur du train était au téléphone lorsque le train a déraillé. 

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"Le conducteur, au moment de l'accident, parlait au téléphone avec un membre du personnel de la Renfe, semblant être un contrôleur [..] il semble qu'il consultait un plan ou un document similaire en papier" déclare le tribunal supérieur de justice de Galice dans un communiqué. 

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Le chauffeur avait en effet déclaré à la justice qu'il avait eu "une distraction" lors de l'accident. 

Un train trop rapide  : 192 km/h puis 153 km/h au moment du déraillement 

Autre information qui permet d'expliquer l'accident, la vitesse du train. Toujours d'après les révélations des boîtes noires, le train roulait à 192 km/h "dans les kilomètres ayant précédé le lieu de l'accident" puis "un frein a été activé quelques secondes avant l'accident" ce qui a réduit sa vitesse à 153km/h.

Le chauffeur mis en examen puis laissé en liberté

Le conducteur du train, Francisco José Garzon Amo, âgé de 52 ans, a été légèrement blessé dans l'accident qui a provoqué 73 mors et 66 blessés.  

Accusé "d'homicide par imprudence", il a été entendu ce dimanche par un juge, puis laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Après l'accident, ce chauffeur expérimenté, a créé la polémique suite à la publication d'une ancienne photo de son profil Facebook où il se vantait de rouler à 200 km/h.