Impôts 2026 : la case « 1PB » à cocher pour éviter de trop payer

Publié par Sarah Martin
le 23/04/2026
Impôts 2026 : la case « 1PB » à cocher pour éviter de trop payer
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Photo d'illustration
Pour alléger votre facture fiscale lors de la déclaration des revenus 2026, les salariés percevant des pourboires doivent impérativement cocher la case « 1PB » afin de garantir leur exonération.

Le coup d'envoi de la saison fiscale a retenti le 9 avril 2026 avec l'ouverture du service de déclaration en ligne. Avant la clôture des dépôts, programmée entre fin mai et début juin selon votre département de résidence, vous devez examiner minutieusement vos documents. 

Une attention toute particulière s'impose pour les professionnels du service, qui s'exposent à payer un impôt immérité s'ils valident aveuglément les montants pré-imprimés par l'administration.

Impôts 2026 : le dispositif d'exonération des pourboires

Selon le calendrier officiel du ministère de l'Économie, les contribuables français déclarent leurs revenus perçus en 2025 depuis ce début avril. Cette édition printanière se caractérise par la reconduction d'un avantage fiscal très attendu. Le dispositif d'exonération des pourboires, lancé initialement en 2022 pour pallier les difficultés de recrutement, se voit officiellement prolongé

Selon les informations relayées par Le Journal de l'Économie, l'article 7 de la loi de finances pour 2025 valide fermement le maintien de cette mesure protectrice. L'enjeu gouvernemental consiste à soutenir durablement le pouvoir d'achat des employés des services. De la restauration à l'hôtellerie, en passant par les salons de coiffure, ces salariés parviennent ainsi à conserver l'intégralité de leurs gratifications, sans subir la moindre augmentation de leur impôt sur le revenu final.

Les conditions strictes pour bénéficier de la défiscalisation

Cette aide ciblée profite exclusivement aux salariés en contact direct et régulier avec la clientèle. La mesure s'applique logiquement aux serveurs, barmans, coiffeurs, esthéticiens, mais s'étend aussi aux chauffeurs de taxi ou aux voituriers. 

L'Urssaf rappelle toutefois que les travailleurs indépendants et les auto-entrepreneurs demeurent strictement exclus de ce mécanisme d'exonération. Pour valider l'éligibilité, le législateur impose un plafond de ressources. La rémunération mensuelle brute du professionnel ne doit pas dépasser la barre des 1,6 fois le SMIC, ce qui équivaut à environ 2 827 euros brut en 2025

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Par ailleurs, seules les sommes remises volontairement par les clients ouvrent droit à cette défiscalisation, qu'elles transitent de la main à la main en espèces, par terminal de carte bancaire ou via une redistribution globale par l'employeur. Le traditionnel "pourcentage-service" figurant automatiquement sur l'addition reste imposé comme un salaire classique.

La case 1PB pour corriger les erreurs de pré-remplissage

L'administration fiscale pré-remplit les déclarations avec les informations transmises par les entreprises. Or, ces sociétés intègrent très fréquemment les pourboires payés par voie électronique dans le montant global des salaires imposables, logé par défaut dans la case 1AJ

Pour échapper à cette surtaxe, le contribuable doit soustraire lui-même la somme de ses gratifications de cette section. Il lui incombe ensuite de reporter ce chiffre manuellement dans la fameuse case 1PB. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) insiste lourdement sur la nécessité de cette manipulation technique. En l'effectuant, ces revenus annexes deviennent totalement exonérés d'impôt. À l'inverse, omettre cette correction entraîne invariablement une taxation injustifiée sur des montants supposés nets. 

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