Il avait tourné avec Sim : le corps d'un ancien comédien retrouvé momifié
Autrefois habitué des plateaux de tournage et des auditions parisiennes, l'homme de 65 ans avait partagé l'affiche avec des figures reconnues avant de s'effacer des écrans. Ce destin dresse le contraste saisissant entre la lumière des tapis rouges et la froideur d'une voûte en pierre des fortifications de Vauban à Besançon, où il a vécu ses derniers instants, révèlent L'Est Républicain et Voici.
Une découverte macabre au cœur des fortifications de Vauban
Le drame prend forme en mars 2026 lorsqu'un sans-abri repère un corps dans une voûte isolée des fortifications de la cité franc-comtoise. Sur place, les enquêteurs font face à une dépouille momifiée par l'environnement naturel du lieu. Cet état de conservation témoigne d'un décès survenu plusieurs mois auparavant, probablement pendant le rigoureux hiver 2024. Les forces de l'ordre ont dû patienter de longs mois et réaliser des tests ADN poussés pour redonner formellement un nom à cet homme oublié.
Michel Parmentier : l'ascension brisée d'un enfant du spectacle
La jeunesse de la victime s'écrivait pourtant sous les meilleurs auspices grâce à un passage remarqué par le célèbre Cours Simon, véritable pépinière de talents parisiens. L'acteur connaît son apogée en 1981 avec la sortie du long-métrage T'es fou Marcel. Il y partage alors l'affiche avec l'humoriste et acteur Sim. Les critiques de la période reconnaissent son potentiel indéniable. L'Est Républicain dressait le portrait d'un "comédien prometteur, passionné par les planches et le cinéma."
La spirale de la chute : précarité et troubles psychiatriques
La dynamique s'enraye malheureusement au fil des décennies, marquée par l'arrêt progressif des sollicitations professionnelles. Éloigné des plateaux, Michel Parmentier développe une grande fragilité mentale. Des troubles psychiatriques l'entraînent vers un repli social absolu et un quotidien rythmé par le dénuement. Face à cette descente aux enfers, un proche témoigne auprès de France 3 Régions du choix délibéré de l'ancien acteur de fuir tout secours : "Il avait coupé les ponts, il ne voulait plus être aidé, il s'était enfermé dans sa propre prison mentale."
Un dernier hommage pour rompre la solitude
Le mystère s'achève douloureusement au printemps 2026 avec l'annonce officielle des résultats génétiques à ses proches. Le 19 juin 2026, une poignée de personnes se réunit lors d'une cérémonie intime pour lui offrir des obsèques dignes. Du côté des associations d'aide aux sans-abri de Besançon, l'émotion reste vive face à ce symbole d'un abandon social, clôturant tragiquement un parcours allant de la lumière du strass à l'ombre de la rue.
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