Disparition d’Audrey et de son fils Elio, 12 ans dans l'Aveyron : l'inquiétant profil du père

Publié par Matthieu Chauvin
le 24/03/2026
Gendarme
Istock
Depuis le 20 mars 2026, l'angoisse grandit à Vailhourles après la disparition d'Audrey Cavalié et de son fils Elio. Entre battues citoyennes et moyens colossaux de la gendarmerie, l'enquête sur cet enlèvement suspect se tourne vers le profil inquiétant de l'ex-compagnon, un ancien policier déjà condamné.

Un vent de panique souffle sur le petit hameau des Sabatiers. Alors que les heures défilent, le mystère s'épaissit autour d'une famille déchirée par un passé violent, poussant la justice à déclencher des investigations à grande échelle pour retrouver cinq personnes volatilisées.

Une disparition alarmante à Vailhourles

Le signalement tombe le vendredi 20 mars 2026 au matin. Audrey Cavalié et son fils Elio, âgé de 12 ans, manquent à l'appel dans ce minuscule confetti situé dans l'Aveyron. Les autorités déploient un dispositif de recherche exceptionnel. Selon les informations rapportées, plus de 60 gendarmes ratissent la zone, appuyés par des hélicoptères et des drones techniques. Des plongeurs sondent les étangs environnants pour écarter toute piste dramatique.

En parallèle, les enquêteurs de la gendarmerie de Villefranche-de-Rouergue placent le domicile familial sous scellés après des fouilles approfondies. Cette mesure permet de figer la scène pour préserver les moindres indices matériels.

Un ancien policier au lourd passé judiciaire

L'attention des enquêteurs se porte sur Cédric Prizzon, l'ex-compagnon d'Audrey et père d'Elio. Cet ancien policier et ex-pilier de rugby des Loups de Villefranche-de-Rouergue présente un historique alarmant. Comme le précise le procureur de Rodez, Nicolas Rigot-Muller, par voie de communiqué le 22 mars 2026 : "Le mis en cause est le père de l’adolescent déchu de son droit de visite." En 2021, cet homme subissait déjà une condamnation pour non-représentation d'enfant après une fuite de deux mois en Espagne.

Comme le révèle BFM TV, "Il avait également participé avec d'autres pères ayant perdu la garde de leurs enfants à une manifestation devant la mairie de Villefranche-de-Rouergue." Il n'aurait en effet jamais accepté la séparation. "Très actif sur les réseaux sociaux, il accusait son ex-compagne de tentative de meurtre et la qualifiait de 'folle', affirmant que leur fils était en danger avec elle" rapportent nos confrères.

L'affaire prend une dimension vertigineuse : le suspect demeure introuvable, tout comme sa nouvelle compagne Angela et leur bébé d'un an et demi. Face à la complexité de ce dossier regroupant cinq personnes disparues, le parquet de Rodez se dessaisit. Le pôle criminel de Montpellier, dirigé par le procureur Thierry Lescouarc'h, pilote désormais l'information judiciaire ouverte pour enlèvement et séquestration de plusieurs personnes.

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Une enquête élargie vers les pays frontaliers

L'hypothèse d'une cavale préparée gagne du terrain. L'unité cyber se heurte à un mur technique : les téléphones des cinq protagonistes restent éteints, rendant toute géolocalisation inopérante. Fort de son expérience dans les forces de l'ordre, le fuyard présumé pourrait utiliser ses connaissances pour brouiller les pistes et retarder les recherches.

Les enquêteurs ripostent en élargissant le périmètre d'action. Les autorités diffusent un signalement et des fiches de recherche aux pays limitrophes, ciblant notamment l'Espagne où le père de famille possède ses repères. Sur place, la famille d'Audrey endure une attente insoutenable. Interrogée par Le Nouveau Détective le 23 mars 2026, la mère de la jeune femme décrit une menace omniprésente : "Audrey, c’est une fille adorable, en or [...] Elle avait peur de lui". L'angoisse domine, comme elle le confie au journal Le Parisien : "J’ai peur pour ma fille, qu’il l’ait enfermée ou attachée quelque part."

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