Affaire Jubillar : les ossements retrouvés sont bien ceux de Delphine

Publié par Matthieu Chauvin
le 20/07/2026
Delphine Jubillar
abacapress
© Poitout Florian/ABACA
Ce dimanche 19 juillet 2026, l'expertise ADN de l'IRCGN a formellement identifié les ossements retrouvés dans le Tarn, refermant ainsi la longue enquête sur la disparition de Delphine Jubillar.
 

Après plus de cinq années d'investigations intenses et de rebondissements, le dossier de l'infirmière de Cagnac-les-Mines connaît un premier dénouement. L'affaire, qui a monopolisé l'attention médiatique en France, prend une tout autre tournure suite aux récentes déclarations de son ex-mari. Les autorités judiciaires détiennent enfin la preuve matérielle espérée depuis le début de l'enquête.

L’expertise de l’IRCGN : le verdict irréfutable de la science

L'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Pontoise a mené un travail particulièrement rapide en livrant ses tests génétiques en moins de 48 heures. Ce dimanche 19 juillet 2026, le parquet général de Toulouse a rendu ses conclusions définitives. Le procureur général, Nicolas Jacquet, affirme la nouvelle dans une déclaration officielle : "Le parquet général confirme que les analyses ADN réalisées par l'IRCGN ont permis d'établir que les ossements retrouvés correspondent bien à ceux de Delphine Aussaguel".

Des aveux inattendus après cinq ans de silence

Le 6 juillet 2026, Cédric Jubillar envoie un courrier manuscrit à ses nouveaux conseils, enclenchant le début de ses confessions inespérées. Le 15 juillet, le prévenu détaille finalement son implication devant le juge d'instruction, qualifiant son action d'acte abominable. Me Pierre Debuisson, avocat de la défense, précise la démarche de son client : "Il a expliqué précisément ce qui s'est passé, quel était le contexte dans lequel ce 'geste abominable', selon ses termes, a été commis, comment il a déplacé le corps et dans quelles circonstances."

Le site de Mailhoc : un épilogue à dix kilomètres de Cagnac

Les révélations de l'accusé orientent les recherches vers une exploitation agricole située à Mailhoc, dans le Tarn. Le 16 juillet, les fouilles aboutissent à la découverte de restes humains (dont deux fémurs) dans un secteur boisé en bordure de champ, jamais exploré auparavant. Face à cette avancée, une centaine de gendarmes ainsi que des techniciens en identification criminelle se déploient sur le terrain. Ils opèrent sur place jusqu'à la levée du dispositif de sécurité le vendredi 17 juillet.

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Quel avenir judiciaire pour Cédric Jubillar ?

Le procès en appel de Cédric Jubillar, qui devait débuter le 21 septembre 2026 à Toulouse, subira probablement d'importants reports. L'instruction requiert dorénavant des actes complémentaires, incluant une prochaine reconstitution criminelle sur les lieux du drame et de l'enfouissement. Du côté des parties civiles, ces derniers développements réveillent de vives blessures familiales. Me Mourad Battikh, avocat de l'oncle et de la tante de la victime, exprime leur ressenti face à l'épreuve : "C'est extrêmement triste et douloureux pour eux."

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