Facture d'énergie : nouvelle explosion du prix du gaz dès le 1er novembre

Publié par Matthieu Chauvin
le 12/10/2026
Hausse du prix du gaz
Istock
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a officialisé une nouvelle augmentation moyenne de 6,6 % TTC du prix repère de vente du gaz pour le 1er novembre 2026, frappant directement le portefeuille de plus de 6 millions de foyers.

À l'approche de la période hivernale, la trajectoire ascendante des tarifs énergétiques s'accélère sur l'ensemble du territoire. Le régulateur vient de valider un ajustement tarifaire qui alourdit encore la note des ménages avant l'allumage des radiateurs. Ce nouveau barème servira de boussole contractuelle dès le début du mois prochain pour une grande partie des abonnés.

Troisième hausse consécutive : ce que contient le barème de la CRE pour novembre

Le régulateur a tranché. Selon la délibération publiée le 12 octobre 2026 par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le prix repère moyen atteint désormais 194,90 €/MWh TTC. Cette décision acte une progression globale de 6,6 % TTC par rapport au mois précédent, confirmant une forte tension sur les grilles tarifaires de l'automne.

Cette annonce constitue le troisième relèvement d'affilée pour les consommateurs. Les factures avaient déjà subi une poussée de +5,6 % en septembre, suivie d'une autre hausse de +6,3 % en octobre. La facture s'alourdit donc de manière continue depuis la fin de l'été.

Tous les usages ne subissent pas la même pression. D'après les barèmes détaillés de la CRE, le tarif du kilowattheure pour le chauffage enregistre une flambée de 8,3 %, tandis que la consommation dédiée à l'eau chaude sanitaire et à la cuisson augmente de 6,7 %. Seule la part fixe de l'abonnement annuel échappe à ce mouvement et demeure inchangée.

Les mécanismes de la flambée : qui paie et pour quelles raisons ?

Cette revalorisation frappe directement 60 % des abonnés résidentiels, soit environ 6 millions de foyers abonnés à des contrats indexés sur le barème officiel. À l'inverse, les clients ayant souscrit une offre à prix fixe restent pour l'instant préservés de cette variation mensuelle.

Le phénomène trouve sa source sur les marchés de gros européens. Comme l'indiquent les analystes de Selectra, les cours du gaz naturel (PEG) subissent les répercussions directes des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. La reconstitution habituelle des stocks avant l'hiver tire également les cotations vers le haut face à une demande saisonnière accrue.

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L'addition devient particulièrement salée à l'échelle de l'année. Les prévisions du secteur indiquent que la facture annuelle globale d'un ménage moyen augmente d'environ 11 % sur l'ensemble de 2026 par rapport à 2025, ce qui représente un surcoût annuel estimé à + 135 € TTC.

Budget et démarches : comment faire face à cette augmentation ?

Pour un foyer moyen chauffé au gaz, cette revalorisation se traduit dès novembre par une charge supplémentaire d'environ 12 euros par mois. Ce montant vient rogner un budget domestique déjà sollicité par l'inflation globale.

Pour limiter l'impact, il devient opportun d'examiner la concurrence. Le comparateur indépendant mis en place par le Médiateur national de l'énergie montre que certaines offres de marché à prix bloqué affichent actuellement des grilles tarifaires 7 à 8 % plus avantageuses sur un an que les offres indexées. La résiliation d'un contrat d'énergie reste gratuite, immédiate et sans coupure d'alimentation.

Enfin, l'optimisation des équipements demeure le levier le plus rapide pour réduire l'addition. L'entretien obligatoire de la chaudière garantit un rendement optimal du système. Abaisser la consigne de chauffe d'un seul degré permet de réaliser 7 % d'économie sur le volume consommé, une baisse facilement programmable grâce à un thermostat connecté.

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