Primaires PS : petites phrases entre (faux) amis
Les primaires du PS s’achèvent le 16 octobre. Depuis leur dépôt des candidatures en juillet dernier, les participants ont parfois eu la dent dure envers leurs camarades. Retour sur les tacles de la compétition.

 

Arnaud Montebourg

© " Aubry et Hollande sont les deux faces d'une même pièce (…) Je ne sais pas s’ils sont capables l’un comme l’autre de se dépasser eux-mêmes et d’aller vers les Français qu’ils n’ont pas convaincus. " JT de France 2 du 10 octobre, au lendemain du premier tour des primaires.

 

" Hollande est le principal défaut du parti socialiste. " Le 10 octobre sous les caméras du petit journal. 

" Manuel Valls n'a qu'un pas à faire pour aller à l'UMP (…). La modernité ne consiste pas à reprendre des propositions de l'UMP pour les mettre dans la primaire PS. " Le 6 octobre sur France 2.

" Le point faible de François Hollande est sa candidature. " En mars sur Rue89.

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Crédit photo :Vincent Isore/IP3 press

Ségolène Royal

© " François Hollande avait promis un livre sur son projet, il publie une compilation de discours et Martine Aubry se contente d'écrire une lettre aux Français ". Les deux cibles principales de Ségolène Royal semblent ici toutes désignées : son ex-mari et son ancienne rivale à la tête du PS.
 

" Moi je ne change pas d'avis en fonction des opportunités politiques ou de telle ou telle clientèle électorale ". Sur I-Télé le 1er septembre, à propos de Martine Aubry venant de lâcher DSK.

" Sa seule expérience électorale, c'est une législative perdue en 2002. Passer de rien à une campagne présidentielle, ce n'est pas facile ". A propos de Martine Aubry, dans le Figaro du 7 septembre.


" Le point faible de François Hollande c’est l’inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ? "
Le Figaro, 7 septembre.


" Quand DSK dit qu’il y avait un pacte et que Martine a juré ses grands dieux qu’il n’y avait jamais eu de pacte (entre eux ndlr), en effet il y a un certain arrangement avec la vérité qui ne correspond pas à ce qu’attendent les français de leurs responsables politiques. "
Le 20 septembre à Limoges, suite à l’intervention télévisée de DSK.

Crédit photo : Vincent Isore/IP3 press

Martine Aubry

© " On ne battra pas M. Sarkozy avec du flou, mais avec de la clarté ". Martine Aubry vise ici son concurrent François Hollande, de manière implicite, dans sa lettre du 12 octobre adressée à Arnaud Montebourg.
 

" Je le dis amicalement à Arnaud (Montebourg ndlr) : pour moi, respecter l’indépendance de la justice c’est éviter de parler avant que la justice ait dit la vérité. (…) Il faut aussi arrêter de parler à partir des rumeurs et des allégations… " Lors du second débat des primaires, diffusé le 28 septembre sur I-télé, la première secrétaire du PS interpellait ainsi Arnaud Montebourg au sujet de l’affaire Guérini, à Marseille.


" François Hollande est parti trois mois avant moi (en campagne ndlr). Moi, je suis fière d'avoir travaillé pendant ces trois mois. J'étais à la tête du Parti socialiste ".
Sur RTL, le 25 août.
 

" Ce cadavre à la renverse, comme on qualifiait le Parti socialiste quand je suis arrivée (en 2008), est à nouveau sur pied". (..) Quand j'ai pris le Parti socialiste, nous faisions pitié. " La déclaration de Martine Aubry, durant l’université d’été du PS, le 28 août à La rochelle, vise directement François Hollande, qui dirigeait le parti avant elle.
 

Crédit photo : P. Kovarik/Pool/EPA/MaxPPP