Polémique à RMC : Barbara Lefebvre réintégrée dans "Les Grandes Gueules" après sa condamnation

Publié par Julien Pinardi
le 22/04/2026
Les Grandes Gueules
Autre
© RMC
Moins d'une semaine après sa condamnation pour injure publique, la chroniqueuse Barbara Lefebvre s'apprête à retrouver son siège sur RMC malgré la fronde syndicale.

L'affaire secoue les couloirs de la station depuis la mi-avril. Suspendue dans un premier temps de l'émission phare, l'enseignante d'histoire-géographie de formation fait l'objet d'intenses débats en interne, par son profil particulièrement clivant. La direction a finalement tranché, optant pour une solution qui ravive les tensions avec ses propres journalistes.

Une réintégration stratégique après une mise à l'écart éclair

Le 21 avril 2026, la direction de RMC a officiellement scellé le sort de sa polémiste en annonçant son retour à l'antenne dès le mois de mai. Ce retrait temporaire est désormais présenté comme une simple mesure de médiation interne. Un entretien privé a permis de fixer le cadre légal de la liberté d'expression de l'intervenante. Selon le communiqué de RMC BFM publié le jour même, cet arrangement a été conclu "d’un commun accord" et "dans un souci d’apaisement."

Le verdict de la 17e chambre : 1 000 euros d'amende pour injure raciale

Cette décision intervient après une sanction judiciaire prononcée le 15 avril 2026 par le tribunal correctionnel de Paris. La justice a retenu l'injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à la catégorie des gens du voyage. Les faits remontent à une émission d'avril 2024 où elle déclarait : "Non, ils n’ont pas les codes d’une société civilisée. Alors ils vivent selon leurs règles. Les gens du voyage, les machins". Au cours du même procès, une autre phrase a été mise en exergue : "Qu’ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage, je ne sais pas où c’est, mais qu’ils y aillent !"

La colère des syndicats : un divorce consommé avec la rédaction

Du côté des représentants du personnel, l'incompréhension domine. Le SNJ et la CGT réclament le retrait immédiat et définitif de la chroniqueuse de leurs antennes. Réfutant l'argument d'un éventuel appel qui suspendrait la peine, l'intersyndicale RMC-BFM s'est indignée en avril 2026 : "Nous ne tolèrerons pas que la direction invoque, pour ne pas agir, la présomption d’innocence." Pour ces syndicats, une intervenante tenant des propos racistes n'a simplement plus sa place sur leur réseau.

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Un passif qui pèse sur l'avenir de Barbara Lefebvre à RMC

Ce nouveau chapitre s'ajoute à un historique déjà chargé pour la figure historique de l'émission. En 2025, elle avait déjà subi une mise au repos forcée suite à des déclarations sur Gaza diffusées sur i24 News. L'Arcom avait d'ailleurs adressé une mise en garde à la station dès juillet 2024. Aujourd'hui, la fracture est profonde entre une direction soucieuse de conserver une voix forte du programme et une rédaction dénonçant une culture de la provocation devenue répréhensible.

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