Eye Haïdara : malaise et bourde en direct lors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes

Publié par Julien Pinardi
le 24/05/2026
Eye Haïdara
Capture vidéo
© Capture vidéo France TV
La 79e édition du Festival de Cannes s'est achevée ce 23 mai 2026 sur une note inattendue, avec une maîtresse de cérémonie, Eye Haïdara, coupable de plusieurs lapsus en direct.

La tension était palpable sur la Croisette pour le tomber de rideau de ce prestigieux événement cinématographique. Alors que la quinzaine avait débuté sous les meilleurs auspices avec une présentation maîtrisée, la soirée finale a pris une tournure bien différente. Chargée d'orchestrer la remise des différents prix, l'actrice a connu des moments de flottement marquants qui ont rapidement fait réagir les spectateurs présents dans la salle, ainsi que les internautes derrière leurs écrans.

Une méprise sur l'identité de l'invité

L'incident s'est produit en plein direct, au moment de décerner le prix d'interprétation masculine. Lors de son annonce, Eye Haïdara a totalement confondu l'écrivain et scénariste écossais Paul Laverty avec le célèbre acteur suédois Stellan Skarsgård. Pour lancer la remise, elle lance : "Pour annoncer le lauréat, Paul Laverty." Sauf que c'est bien le second, comme c'était prévu, qui se lève pour lire le vote du jury. Au moment de citer le vainqueur, Stellan Skarsgård est interrompu et se fend d'un "Qu'est-ce qui se passe ?".

Les membres du jury se regardent, interloqués. "Ah non, pardon ! ", lâche spontanément Eye Haïdara pour s'excuser, comme le rapporte la retransmission de la cérémonie relayée par TV Magazine. C'est en réalité Isaach de Bankolé et Stellan Skarsgård qui devaient remettre conjointement le prix. Et pour cause, Stellan Skarsgård, ayant l'élégance de rester imperturbable comme le décrivent nos confrères, poursuit : "Deux acteurs sont récompensés." Les deux lauréats, Valentin Campagne et Emmanuel Macchia, monteront sur scène pour récupérer leurs prix sans autre problème.

Un bond dans le temps inattendu pour la 79e édition

Mais, quelques instants plus tard, une seconde erreur de discours a marqué l'assemblée réunie à Cannes. En voulant évoquer le futur de l'événement, l'actrice a annoncé par mégarde la "90e édition" au lieu de la 80e. Consciente de cet enchaînement de fautes, la comédienne a semblé véritablement perdre pied sur la scène du Palais des Festivals. Un stress manifeste s'est fait sentir pour celle qui succédait au comédien Laurent Lafitte et qui portait sur ses épaules la lourde responsabilité d'incarner cet événement.

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La pression d'une clôture face au gratin mondial

Le contraste fut particulièrement notable avec la cérémonie d'ouverture de la quinzaine, pourtant saluée pour sa grande sincérité et ses hommages appuyés à Jean-Pierre Bacri. L'exercice du direct impose une mécanique stricte où le moindre écart se remarque immédiatement face au gotha du septième art. Ironie du sort remarquée par les internautes, celle qui gérait avec brio les imprévus de mariages catastrophiques dans le film Le Sens de la fête s'est retrouvée confrontée à la dure réalité du direct. Finalement, alors que les actrices Virginie Efira et Tao Okamoto célébraient leur prix d'interprétation, l'attention médiatique restait largement focalisée sur les difficultés de la maîtresse de cérémonie.

Une solitude extrême pointée par la presse

Sans grande surprise, ces séquences de flottement se sont instantanément propagées en ligne pour devenir des sujets de discussion viraux. La revue de presse du lendemain souligne cet isolement, TV Magazine décrivant notamment la "solitude extrême " ressentie par l'actrice sur l'immense scène cannoise. Du côté du public, les réactions ont logiquement oscillé entre une certaine bienveillance face à une simple erreur humaine et des critiques pointant une préparation perçue comme insuffisante pour affronter la pression d'un tel rendez-vous télévisuel. Mais au final, la principale intéressée était très satisfait de sa prestation.

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