Les retraits de cash et les paiements par carte sont taxés, mais certaines astuces permettent de limiter les ponctions. 

Mieux vaut payer avec une carte bancaire…

Que l’utiliser pour retirer du cash, car le montant des commissions est moins élevé.

Qui n’a pas été de mauvais poil, en découvrant le montant des frais ponctionnés au titre d’opérations bancaires réalisées à l’étranger ? Qu’il s’agisse de paiement avec une carte bancaire ou des retraits de cash, le montant de ces commissions peut se chiffrer en dizaines d’euros.

Pour éviter les mauvaises surprises, le mieux est de changer des espèces en France, auprès de sa banque. Les grandes devises (dollar américain, livre sterling, yen…) sont souvent disponibles en fonds de caisse, mais il est plus prudent de prévenir son agence une semaine avant le retrait, a fortiori si l’on recherche une devise exotique (roupies indiennes, Baht thaïlandais, etc.). Cette opération n’est pas gratuite : en moyenne, les banques facturent les opérations de change entre 5 et 10 euros. La présentation d’une pièce d’identité est obligatoire depuis le 1er janvier 2016 pour les opérations dépassant 1000 euros.

Les chèques de voyage (traveller’s check) constituent une bonne alternative anti-arnaque : pour les obtenir, il faut se rendre dans une agence bancaire. Libellés en euros ou en dollars, ces titres de paiement sont échangeables contre une monnaie locale. Le montant du chèque (par exemple 100 euros) est fixé dès le départ. Seul bémol, leur émission est grevée par une commission de 1 à 2 %.

Arrivé à destination, il est possible changer des euros contre de la monnaie locale dans un bureau de change ou de la retirer via un distributeur (GAB, DAB…).

Le recours au bureau de change est déconseillé, notamment dans les aéroports où les commissions sont prohibitives. Ailleurs, elles varient d’une officine à l’autre. Il suffit de frapper à la mauvaise porte pour se faire estamper. Les retenues peuvent représenter jusqu’à 5% de la somme changée !

Avec un distributeur bancaire, les frais sont mieux encadrés

Dans la zone euro, ils sont équivalents à ceux prélevés en France. Dès que l’on quitte le sol européen, le ciel s’assombrit : une commission est prélevée à chaque opération. Elle comprend un montant fixe (de 1 à 4 euros). La seule façon d’échapper à ce prélèvement est d’utiliser les distributeurs d’un réseau étranger avec lequel la banque française a conclu un partenariat ou, mieux, de passer par une de ses agences si elle est présente à l’étranger.

De façon générale, il est conseillé de retirer une somme d’argent importante en une fois, plutôt que de fractionner les retraits afin de ne payer la commission fixe qu’une fois.

Aux frais fixes, s’ajoute un coût variable calculé en pourcentage du montant de l’opération (par exemple 2,5% de la somme retirée). Certaines enseignes, comme la Caisse d’Epargne Ile-de-France, limitent le montant maximum de cette commission, mais la plupart des banques ne prévoient aucun plafond. Certaines enseignes réduisent les frais pour les possesseurs de cartes bancaires "premium" (Infinite, etc.), mais ils sont rarement supprimés.

Les paiements par carte sont également taxés. Comme pour le cash, les banques facturent à la fois des coûts fixes (par exemple 0,50 euro/opération) et des frais variables (par exemple 2%) proportionnels au montant de la transaction.

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Le montant moyen des frais ponctionnés lors des paiements par carte est généralement inférieur à celui des retraits en cash. Aussi est-il préférable de payer avec sa carte bancaire plutôt qu’en liquide à condition de prendre des précautions, par exemple ne faut jamais perdre sa carte de vue durant une transaction, car elle peut être copiée. Et, si l’on possède 2 cartes bancaires, mieux vaut payer avec celle dont la date d’expiration est la plus proche.

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