Cette députée demande la suppression totale des droits de succession
À l'occasion de la sortie de son livre-enquête Le Casse du siècle aux éditions Fayard, l'élue européenne a présenté le 31 août un programme de rupture budgétaire d'envergure. Cette initiative remet la fiscalité patrimoniale au centre de l'échiquier politique et bouscule les équilibres établis à l'approche de la présidentielle de 2027.
Une rupture fiscale radicale portée par le livre Le Casse du siècle
En amont de la publication de son enquête le 2 septembre 2026, Sarah Knafo engage une offensive programmatique d'inspiration nettement libérale. Au cœur de cette stratégie figure l'éradication complète de la fiscalité sur les transmissions patrimoniales. Sur l'antenne de CNews, l'eurodéputée de Reconquête! a résumé sa ligne : "Nous voulons supprimer tous les droits de succession." Elle fustige un mécanisme assimilé à une double imposition injuste qui fragilise l'ancrage familial des entreprises et le patrimoine des ménages.
Le projet intègre également un allègement direct sur le pouvoir d'achat des travailleurs. Sarah Knafo préconise la suppression intégrale de la Contribution sociale généralisée (CSG) prélevée sur les revenus d'activité, garantissant une hausse immédiate du salaire net perçu par les salariés. Comme le rappelle Capital, la députée matérialise ce fait par une punchline : quand un travailleur touche 2 079 euros net par mois son employeur "lui verse 3 922 euros [...] la moitié a disparu avant qu’il n’en ait vu la couleur."
Pour équilibrer ces baisses d'impôts, un plan de réduction drastique des dépenses publiques est présenté à hauteur de 130 milliards d'euros. Ce schéma cible en priorité les agences d'État jugées redondantes, les subventions d'organismes publics et les frais de fonctionnement de l'administration centrale.
Rivalité à droite, faisabilité budgétaire et horizon 2027
Cette prise de parole constitue une critique frontale des orientations économiques défendues par le Rassemblement national. L'élue dénonce la frilosité fiscale et la dérive étatiste de la formation de Jordan Bardella et Marine Le Pen. Tout en consolidant son propre espace politique et son autorité technique, Sarah Knafo réaffirme son soutien plein et entier à une future candidature d'Éric Zemmour pour le scrutin présidentiel de 2027.
Sur le plan des finances publiques, l'équation suscite d'intenses débats d'experts. D'après les rapports du Conseil des prélèvements obligatoires et les statistiques de la DGFiP, les droits de mutation à titre gratuit génèrent entre 16 et 17 milliards d'euros de recettes annuelles pour le budget de l'État. Actuellement, près de 45 % à 50 % des transmissions en ligne directe sont déjà totalement exonérées d'impôt grâce au plafond d'abattement fixé à 100 000 euros par parent et par enfant tous les quinze ans.
Ce projet cristallise une fracture idéologique profonde. D'un côté, ses partisans défendent la sanctuarisation de la transmission intergénérationnelle et le renforcement de l'investissement privé. De l'autre, l'opposition parlementaire et plusieurs économistes dénoncent un dispositif qui profiterait principalement aux patrimoines les plus élevés, tout en fragilisant le financement de la protection sociale.
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