Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, visé par une enquête pour un possible détournement de fonds publics
La justice cherche désormais à démêler un cumul d'activités potentiellement irrégulier entre les responsabilités électives de l'édile et son emploi de cadre au sein de l'entreprise publique des transports parisiens. Les électeurs attendent de la clarté face à ces accusations graves.
Le Parquet National Financier lance les investigations contre Bally Bagayoko
Le 24 août 2026, le Parquet National Financier a officiellement acté le lancement d'une enquête préliminaire ciblant Bally Bagayoko. Ce dernier se trouve visé pour des faits présumés de détournement de fonds publics. Selon un communiqué publié par l'institution financière à cette date, "les investigations visent à vérifier la réalité et la quotité du travail effectué par l'intéressé au sein de son administration d'origine". Les magistrats cherchent à établir avec précision le volume horaire réellement effectué par l'homme politique.
Les enquêteurs examinent en priorité la nature des prestations fournies par l'élu à la RATP, structure où il bénéficie d'un statut de cadre, tout en exerçant son mandat de maire de Saint-Denis. La justice suspecte le maintien d'un emploi fictif ou, à tout le moins, d'un aménagement de son emploi du temps professionnel qui violerait le cadre réglementaire en vigueur. Cette offensive judiciaire fait suite aux récentes révélations publiées par les journalistes du Canard Enchaîné, ainsi qu'aux différentes plaintes déposées par l’association AC !! Anti-corruption, très active sur ce dossier sensible.
Un cumul d'activités scruté de près par la justice et les associations
L'accusation principale s'appuie sur la législation stricte qui encadre le temps de travail des élus décidant de conserver une activité professionnelle. Ce système repose normalement sur un crédit d’heures précis et des autorisations d’absence strictement définies. Tout l'enjeu des investigations consiste à déterminer si Bally Bagayoko a perçu une rémunération intégrale versée par la RATP sans accomplir les heures correspondantes figurant sur son contrat de travail. Une telle méthode caractériserait un détournement de fonds publics opéré sur le dos de l'entreprise d'État. Pour rappel, un maire dirigeant une commune de plus de 100 000 habitants touche approximativement 5 600 euros brut mensuels au titre de ses indemnités de fonction.
Dans cette affaire, l’association AC !! Anti-corruption se pose en véritable lanceur d'alerte. L'organisation fustige publiquement un manque de rigueur au sein de la structure publique. À travers un communiqué officiel, son président exige des réponses claires face à ces soupçons : "Nous demandons la transparence totale sur les feuilles de présence et les fiches de poste". Les militants dénoncent également un présumé système de complaisance qui s'installerait entre certaines grandes entreprises nationales et des figures politiques locales de premier plan.
Si ces faits sont confirmés par le tribunal, le magistrat pourrait requérir une peine d'inéligibilité, menaçant directement la poursuite de son mandat municipal. Enfin, l'enquête pénale pourrait s'élargir et éclabousser la régie des transports elle-même. Si les investigations prouvent une défaillance dans la supervision de cet employé particulier, la RATP risque d'être poursuivie pour complicité de détournement de fonds publics.
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