Le groupe Seb annonce la suppression de jusqu'à 2 100 postes, dont 500 en France
Cette annonce secoue le secteur du petit électroménager. Alors que le groupe possède un ancrage historique fort dans l'Hexagone, la direction justifie cette décision difficile par la nécessité absolue de s'adapter à un marché en pleine mutation pour rester compétitif.
Un plan social d'ampleur
L'information est tombée via un communiqué officiel ce mercredi 25 février 2026. Le groupe Seb s'engage dans une restructuration majeure qui impactera environ 6 % de son effectif global, soit 2 100 postes sur les 33 000 que compte l'entreprise. La France est particulièrement touchée par cette réorganisation, avec 500 suppressions de postes annoncées sur le territoire national.
Selon la direction, citée par l'AFP, ces départs devraient s'effectuer prioritairement sur la base du volontariat. Les coupes ne visent pas les ouvriers des chaînes de montage, mais ciblent spécifiquement les fonctions support. Les services des ressources humaines, de la finance, ainsi que la logistique, le marketing et le développement produit sont en première ligne. Pour l'heure, les sites de production ne sont pas concernés par des fermetures sèches.
Une recherche de rentabilité
Pourquoi le leader mondial du petit équipement domestique doit-il se serrer la ceinture ? L'objectif affiché dans le communiqué du groupe est de retrouver rapidement une « trajectoire de croissance rentable ». Les résultats financiers de la clôture 2025 ont mis en lumière une érosion des marges. Le groupe, qui réalisait un chiffre d'affaires d'environ 8 milliards d'euros lors des précédents exercices, fait face à une augmentation des coûts des matières premières.
Seb doit également parer la concurrence agressive des "marques blanches" et des nouveaux acteurs numériques qui cassent les prix. Cette mutation stratégique passe par une simplification des structures organisationnelles. En réduisant la voilure sur les fonctions administratives, l'entreprise souhaite gagner en agilité et réorienter massivement ses investissements vers l'innovation technologique et le digital.
Inquiétudes des syndicats et avenir des sites
Les conséquences sociales de ce plan vont dominer l'agenda des prochaines semaines. Les négociations avec les partenaires sociaux doivent s'ouvrir incessamment. D'après les premières réactions rapportées par la presse économique, les syndicats (CFDT, CGT, FO) manifestent déjà leur inquiétude concernant la charge de travail qui pèsera sur les salariés restants.
Un autre point de vigilance concerne le maintien du savoir-faire tricolore. Avec ses 11 sites industriels et près de 6 000 collaborateurs en France avant ce plan, Seb est un employeur clé. La direction assure vouloir préserver cet ancrage industriel, notamment dans ses fiefs historiques comme Selongey ou Rumilly. Pour le consommateur, cette rationalisation pourrait entraîner une évolution de l'offre.
Il faudra surveiller si les gammes des marques phares comme Tefal, Moulinex, Rowenta ou Krups seront réduites ou si cette stratégie influera sur les prix en magasin.
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