La question des primaires se pose aussi au sein du parti majoritaire. Cette semaine, plusieurs voix se sont élevées à l'UMP, défendant un scrutin partisan pour désigner leur présidentiable.

title=© Nicolas Sarkozy a beau prétendre être confiant, le doute grandit du côté de l'UMP. Le "secret de polichinelle" selon les termes d'Alain Juppé, qu'il laisse planer sur sa candidature en 2012, ne rassure pas les rangs de la majorité. Sans compter les faibles sondages du Président. A un an de l'élection présidentielle, la question du ralliement autour du Président est débattue en "off". Deux anciens ministres de Jacques Chirac, Hervé Mariton et Alain Lamassoure, se sont exprimés en faveur de primaires au sein de l'UMP.

Des primaires légitimesHervé Mariton rappelle par ailleurs que "les statuts de l'UMP prévoient cette procédure. Pourquoi ne la respecterions-nous pas ?". Les détails de cette consultation restent flous, mais l'idée d'Alain Lamassoure d'organiser "une primaire populaire ouverte à tous les électeurs qui souhaitent participer au choix du candidat" plaît dans les rangs de l'UMP. Idée qui vient tout droit des socialistes et des écologistes.

Confirmer le statut de leader du chef de l'EtatHervé Mariton a expliqué dans les colonnes du Monde : "Centristes ou UMP, les ambitions seraient mises au défi de se dévoiler. Si personne n'ose sortir du bois, la preuve sera faite que, pour représenter la majorité actuelle, Nicolas Sarkozy n'est peut-être pas le meilleur candidat, mais que c'est le seul possible". Alors que le PS a désormais révélé son programme pour 2012, il juge que l'UMP gagnerait à se mettre en position départ. Il manque à l'UMP une "dynamique" que le PS a enclenchée récemment. Il rajoute : "Il faut que Nicolas Sarkozy se déclare rapidement [...] Il n'est jamais aussi bon que quand il est en campagne".

Laisser s'exprimer d'autres voix que celle de Nicolas SarkozyLamassoure défend l'idée d'une primaire populaire à droite. L'ouvrant par là aux candidats comme Jean-Louis Borloo et Dominique de Villepin, ce serait écarter le fantôme d'un "21 avril à l'envers". C'est-à-dire l'arrivée de l'extrême droite au deuxième tour aux dépens de la droite, suite à son morcellement. Le risque étant que Nicolas Sarkozy, affaibli par les sondages, perde ces primaires. Quoi qu'il en soit, Hervé Mariton justifie : "si un ou plusieurs poids lourds osent le défier, ils auront à affronter l'expérience du président sortant et sa formidable pugnacité : le meilleur sera porté par une dynamique d'autant plus puissante qu'elle sera née d'un scénario complètement inattendu".

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A droite, les concurrents potentiels font néanmoins profil bas. Jean-François Copé s'oppose à des primaires au sein du parti qu'il dirige, au nom de son unité. François Fillon semblait pour jusqu'à sa reconduction à Matignon, en novembre, et Alain Juppé fait rempart autour du Président. Quant à Nicolas Sarkozy, la désignation de Brice Hortefeux pour préparer sa campagne semble être une réalité bien parlante.

 

Source image: WikimediaCommons

 

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