Lundi, "Le Petit Journal" a diffusé sur Canal+ une séquence dans laquelle ses journalistes sont expulsées du meeting de Marine Le Pen dans le Jura. A l’origine de cette scène violente, une confusion avec une autre émission.

Lundi soir, une équipe du "Petit Journal" était présente à Clairvaux-les-Lacs dans le Jura pour le meeting de Marine Le Pen. Mais les journalistes de l'émission de Cyrille Eldin n'ont pas pu entrer pour filmer la candidate : elles ont été violemment mises dehors par le service d’ordre du Front national. Une scène qu'elles ont réussi à filmer et qui a été diffusée pendant l'émission.

Sur les images, on peut voir les agents de sécurité s’en prendre aux journalistes. "Mais monsieur, attendez. On est accrédités en fait. Vous ne la tenez pas par le cou, s'il vous plaît", entend-on dire Lucie Rémy, journaliste du "Petit Journal". Le service d’ordre n’a pas hésité à en venir aux mains pour masquer la caméra et prendre par le cou une des journalistes.

"Une méprise entre Le Petit Journal et Quotidien"

A l’origine de cet incident, "une méprise entre Le Petit Journal et Quotidien". C’est en effet ce qu’a déclaré un autre agent de sécurité au micro de la journaliste un peu plus tard. Les journalistes de "Quotidien", émission de Yann Barthès diffusée sur TMC, seraient blacklistés par les équipes de Marine Le Pen et interdits de meeting. Le Front national n’apprécierait pas la manière dont le présentateur et son équipe traitent l'actualité du parti. "Quotidien" n’avait d’ailleurs pas pu obtenir d’accréditation pour assister aux "Assises présidentielles" de la candidate à Lyon début février pour cette raison.

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L’agent de sécurité qui s'en est pris aux journalistes aurait confondu les deux émissions. Yann Barthès est l’ancien présentateur du "Petit Journal" sur la chaîne cryptée, qu'il a quittée pour TMC avec son équipe. Mais cette confusion ne justifie pas la violence du service de sécurité du Front national, qui n'en est pas à son premier accrochage. Lors de la visite de Marine Le Pen au Salon des entrepreneurs, il y a quelques semaines, un autre journaliste de "Quotidien" avait été violemment expulsé par le service de sécurité du parti frontiste.
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