Touché par balle au thorax, l’assistant-photographe pris pour cible par un homme armé lundi dans les locaux de Libération "va un peu mieux" mais  se trouve toujours "dans un état critique".

©AFP

Au lendemain du coup de feu qui a été donné dans les locaux de Libération à Paris et qui a grièvement blessé un assistant-photographe au thorax, Nicolas Demorand, le directeur de la publication du journal a annoncé sur France Inter que la victime "va un peu mieux qu’hier". Plongé dans un coma artificiel après une opération de plusieurs heures, le jeune homme de 23 ans, demeure toutefois "dans un état critique". "Il était dans un état désespéré hier quand il a été hospitalisé à la Pitié-Salpétrière", a également rappelé Nicolas Demorand avant d’ajouter : "Je reste extrêmement prudent parce qu'il a été très sérieusement blessé, très sérieusement touché".  Et de souligner : "Je pense à lui, tout l’équipe de Libération pense évidemment à lui". Selon les informations de BFM TV, la rate et un poumon du journaliste lui aurait été retirés.

"Il a sorti un fusil et a tiré deux fois"Et c’est sans grande surprise que Libération a choisi de consacrer sa Une de ce mardi à l’attaque de la veille. "ll a sorti un fusil et a tiré deux fois", peut-on ainsi lire en gros caractères noirs sur fond blanc. "On a réfléchi à la manière la plus sobre et informative possible de parler de ce drame, c'est une "une plein-pot", une "une affiche"", a expliqué Nicolas Demorand. "À Libé, les "unes typo" sont souvent liées à des événements marquants", a-t-il précisé.  Et le directeur de la publication de dénoncer : "S’attaquer à un journal, c’est s’attaquer à un des rouages de la vie démocratique".

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