Un groupe d’individus équipés d’armes factices "s’entrainaient au jihad" dans les rues de Strasbourg ce lundi. Alertée par les riverains, la police nationale a contrôlé les apprentis jihadistes et confié le dossier à la DGSI. 

La police nationale a eu affaire à un contrôle d’identité particulièrement tendu ce lundi à Strasbourg. Alors qu’il était tout juste 18 heures, des habitants de la rue du Rieth l'ont appelée après avoir vu un groupe de "barbus en djellaba" en possession de fusils mitrailleurs s’entrainer dans un parc de la capitale alsacienne, a rapporté à l’AFP une source proche de l’enquête.

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Rapidement rendue sur place, la police a opéré à un contrôle d’identité. Le groupe de sept individus n’a pas apprécié l’arrivée des forces de l’ordre et a accueilli ces dernières sous les cris de "mécréants". Selon les propos rapportés par RTL, celui qui se présentait comme le chef de la bande a annoncé aux policiers qu’ils s’entrainaient au jihad "pour venger leurs frères musulmans morts sous les balles".

Une interpellation mais pas de garde à vue

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Acceptant au départ le contrôle, les individus ont finalement résisté, relate la radio. S’agenouillant dans la rue, les hommes ont commencé à crier "Allah Akbar" (dieu est le plus grand) et ont promis aux policiers qu’ils iraient tous "brûler en enfer". Si aucune des sept personnes n’a été mise en garde à vue du fait notamment qu'aucun délit caractéristique n'ait été relevé, l’une d’entre elle a cependant été interpellée mardi pour "outrage à agent", a précisé une source proche du dossier. Celui-ci a été confié aux services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

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