Le PDG de Radio France, âgé de 40 ans, fait actuellement l'objet de rumeurs faisant état d'une possible liaison avec le candidat à la présidentielle. Ce dernier a démenti, mais pas Mathieu Gallet.

Depuis quelques temps, une rumeur prête une liaison entre Emmanuel Macron et Mathieu Gallet, le jeune PDG de Radio France. Mais le candidat à la présidentielle a récem­ment démenti ces ragots en assu­rant qu’il n’avait "pas de double vie" et qu’il tenait "plus que tout à sa vie fami­liale et mari­tale" avec Birgitte Trogneux.

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De son côté, le patron, âgé de 40 ans, ne s'est pas encore exprimé sur ces rumeurs. Et pour cause, l'homme est très discret. Nommé en mai 2014 à la tête de Radio France, le dirigeant n'en était pas à son premier poste à responsabilités. Marqué à droite, ce diplômé de Sciences Po a jonglé entre les directions privées ou publiques et les cabinets ministériels. Respecté, honnête mais réputé intéressé, découvrez qui est cet homme à mi-chemin entre les milieux industriels et politiques.

Un profil atypique

Né en janvier 1977 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) d'une mère fonctionnaire et d'un père commercial, Mathieu Gallet n'a pas suivi le parcours-type d'un futur président de Radio France, ou encore d'un conseiller ministériel. A la différence des énarques, il a fini diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux en 1999 mais également titulaire d'un DEA d'analyse économique des décisions publiques. S'en suivirent quelques mois où ce féru d'art et de musique classique repéré par le célèbre metteur en scène Bob Wilson fut son secrétaire. Une expérience qui permit à ce jeune homme de côtoyer milieux chics et grands chefs d'entreprise.

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De lobbyiste à conseiller ministériel

En 2001, Mathieu Gallet intègre le groupe Canal +. Il quitte cependant l'entreprise privée en 2006, alors chargé de mission pour les relations institutionnelles, au profit du ministère de l'Industrie dirigé par François Loos. Responsable des questions audiovisuelles, il troquera ce ministère contre celui de la Culture, aux mains de Christine Albanel puis de Frédéric Mitterrand. A ce poste, il s'illustrera notamment lors de la réforme de suppression de la publicité sur France Télévisions. Sa résistance et son efficacité lui permettront d'être recommandé à l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

INArrêtable

Mathieu Gallet ne se soucie pas des bords politiques de ses collaborateurs. Selon Capital.fr, alors qu'il est conseiller du cabinet de Frédéric Mitterrand, il se permet de nouer des liens avec Bertrand Delanoë ou Emmanuel Grégoire, chef de cabinet de Jean-Marc Ayrault. Intéressé, l'homme n'en est pas moins loyal. Le média en ligne révèle d'ailleurs qu'il entretient encore des relations amicales avec son ancien professeur d'économie. En mai 2010, l'homme brun au physique avenant est finalement nommé à la tête de l'INA. Recommandé auprès de Nicolas Sarkozy par Frédéric Mitterrand, il prend les commandes de l'Institut. S'il était réputé "faire le job" à ce poste, il aurait, selon Canard Enchaîné, demandé la rénovation de ses deux bureaux pour la somme de 125 000 euros. Mais il est fina­le­ment blan­chi par un rapport de l’ins­pec­tion géné­rale des Finances, en 2015.

Le défi de Radio France

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Avant la fin de son mandat à l'INA, Mathieu Gallet est nommé à la tête de Radio France, en mai 2014. Avec un bilan positif, il est considéré comme étant le plus à même de sortir le groupe public d'une situation sociale en déclin. Seulement, cet homme discret n'est pas friand des contacts avec les syndicalistes. "On a toujours eu l'impression que la gestion sociale l'ennuyait", explique la CGTiste Christine Perrier, dans des propos rapportés par Capital.fr

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