Un porcelet mort a été déposé devant les portes de la mosquée de Pontarlier en Franche-Comté dans la nuit de dimanche à lundi. Les autorités dénoncent un "acte intolérable" et comptent bien faire toute la lumière sur cette affaire.

C’est en allant ouvrir les portes du lieu de culte, lundi matin aux alentours de 6h30 que les responsables de la mosquée de Pontarlier, dans le département du Doubs, ont fait la mauvaise découverte : le cadavre d’un porcelet de 7 kilos gisant devant l’édifice.

"La police est immédiatement intervenue et le porcelet a très rapidement été retiré", a tenu à préciser la directrice de cabinet du préfet du Doubs à l’AFP. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Pontarlier.

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Une région perturbée par les actes islamophobes

Le président de la fédération régionale de la Grande Mosquée de Paris, Tahar Belhadj, interrogé par nos confrères du journal Le Monde dénonce "un acte intentionnel, qui s’attaque à la sacralité d’un lieu de culte". Le préfet, Stéphane Fratacci, a dénoncé pour sa part dans un communiqué, cet "acte indigne que constitue le dépôt du cadavre d’un porcelet devant l’entrée principale du bâtiment de la mosquée de Pontarlier".

Stéphane Fratacci a conforté la communauté musulmane en confirmant "la pleine mobilisation des enquêteurs pour identifier, interpeler et déférer devant la justice le ou les responsables de cet acte intolérable". Il a par ailleurs réaffirmé "l’attention portée par l’État, dans le cadre de la laïcité, au respect des sites et des libertés de culte".

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Rendu sur place, le sous-préfet de Pontarlier a assuré du soutien de l’État français aux responsables de la mosquée. Ce n’est pas la première fois que la région est frappée par des actes malveillants de ce genre. En janvier dernier, la mosquée de Pontarlier avait déjà été victime de dégradations. Une croix gammée ainsi qu’un sigle "SS" avaient été tagués sur les portes de l’édifice. Peu de temps avant, c’étaient les mosquées Souna et Al-Fath de Besançon qui avaient été visées.

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