Alors que Facebook vient de dévoiler un nouveau moteur de recherche intégré qui se veut révolutionnaire, un petit malin vient de montrer qu’il pouvait se révéler nuisible si les recherches sont mal intentionnées.

Mark Zuckerberg a fièrement dévoilé la semaine dernière Graph Search, le nouveau moteur de recherche intégré à Facebook. Le fondateur du célèbre réseau social s’est félicité de ce nouvel outil qui utilise les données publiées par les utilisateurs pour répondre, un peu à la manière de Google, à leurs requêtes. Selon Mark Zuckerberg, Graph Search soit permettre de trouver « les restaurants près de chez moi que mes amis aiment » ou « les amis de mes collègues qui sont managers chez BNP Paribas », le petit génie rêvant de transformer Facebook en agence de recrutement ou en cityguide pointu.

Mais un autre petit malin agile sur le web n’a pas tardé à détourner l’outil pour en montrer la face cachée, nettement moins glorieuse. Car ce nouveau moteur de recherche peut s’avérer nuisible pour votre réputation s’il est utilisé à mauvais escient. Tom Scott en a fait la démonstration. Ce britannique a utilisé les données publiques des utilisateurs combinant diverses informations telles que l’âge, le sexe, la géographie, les idées politiques ou encore l’orientation sexuelle ou religieuse, ainsi que les « like ». Les résultats sont édifiants.

Vous cherchez des « hommes mariés qui aiment les prostituées »? Graph Search en trouve plus de 100. « Des mères catholiques qui aiment la marque Durex et habitent en Italie » ?  Idem. « Hommes musulmans qui aiment les hommes et habitent Téhéran »? Il trouverait  plus de 1 000 résultats. Tom Scott a compilé le fruit de ces essais dans un Tumblr intitulé Actual Fracebook Graph Searches (véritables recherches sur le Graph Search de Facebook), captures d’écran à l’appui. S’il avait pris soin de conserver l’anonymat de chacun, les réactions ne sont pas fait attendre. Il a donc supprimé la page web, le message ayant visiblement été entendu.

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Comment éviter ce genre de mésaventure ? Graph Search n’est pour l’heure activé que sur certains profils en anglais qui en font la demande, et n’utilise de toute façon que les données publiques postées sur les profils Facebook. Le mieux reste de bien paramétrer son profil et de ne pas hésiter à changer ses réglages, certains d’entre eux étant par défaut activés sur « public ».  

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