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Les opérations de sauvetage de migrants se sont à nouveau multipliées ces derniers jours en Méditerranée. Près de 4.500 personnes ont été secourues en l'espace de 48 heures. Depuis le début de l'année, l'Italie a vu débarquer sur ses côtes quelque 45.000 migrants, un chiffre en hausse de 30 % par rapport à la même période l'an passé. Outre les garde-côtes italiens ou européens, une dizaine de navires d'ONG patrouillent en mer. Une Commission parlementaire italienne demande que ces organisations soient davantage contrôlées. Elle préconise notamment la présence de policiers à bord lors des opérations de sauvetage pour mieux lutter contre les réseaux de passeurs et éviter que des preuves ne soient détruites. Cette recommandation intervient sur fond de polémique au sujet de liens présumés entre des ONG et des trafiquants. Les navires des organisations non-gouvernementales auraient effectué environ un tiers des secours cette année, selon les garde-côtes italiens. Avec AFP
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C'est une enquête pour terrorisme international qui a été lancée à l'encontre d'Ismail Hosni, qui a tenté de poignarder deux militaires et un policier dans la gare de Milan jeudi. Le suspect s'est jeté sur les trois hommes qui venaient de lui demander ses papiers d'identité et a tenté de leur asséner des coups de couteau. Leurs vies ne sont pas en danger. Le jeune homme de vingt ans, à la double nationalité italienne et tunisienne, devrait être inculpé de tentative de meurtre, et parallèlement les services anti-terroristes ont été saisis d'une autre enquête. Sur son compte Facebook, qui a été fermé, ont été découverts des contenus faisant la promotion de l'islamisme radical.
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Cette fois, sa condamnation est bel et bien confirmée. Francesco Schettino, l'ex-commandant du Costa Concordia, devra purger une peine de 16 ans de prison. Plus de cinq ans après le naufrage du paquebot, la cour de cassation italienne a validé les deux verdicts précédents datant de 2015 et de 2016. Celui que les médias italiens surnomment le 'capitaine couard' s'est immédiatement constitué prisonnier. Il avait été laissé libre le temps de l'appel et du pourvoi en cassation. Condamné pour homicides multiples par imprudence, abandon de navire et naufrage, le Napolitain de 56 ans dit être un bouc émissaire et payer pour un équipage qui, selon lui, n'était pas à la hauteur. Au soir du 13 janvier 2012, le Costa Concordia dont il avait la charge avait heurté un rocher alors qu'il naviguait trop près des côtes de l'île de Giglio, au large de la Toscane. Il s'était échoué avec à son bord plus de 4 000 passagers et membres d'équipages. Francesco Schettino avait quitté le navire alors qu'ils étaient encore 2 000 à bord. Le drame avait coûté la vie à 32 personnes. Procès en cassation du capitaine du " #CostaConcordia " : retour sur cinq ans d'affaire https://t.co/f2YBNZFnzp par BafoilP- Le Monde (lemondefr) 12 mai 2017
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En Italie la Cour de cassation se prononce aujourd'hui sur le sort de l'ex-commandant du Costa Concordia dont le naufrage près des côtes italiennes avait fait 32 morts en 2012. Francesco Schettino l'ex-commandant du Costa Concordia, une nouvelle fois devant les juges. La Cour de cassation italienne doit rendre sa décision aujourd'hui sur le sort de l'ex-commandant du Costa Concordia, dont le naufrage près des côtes italiennes en janvier 2012 avait fait 32 morts. Lors de la dernière audience, le procureur auprès de la Cour de cassation avait réclamé un renvoi devant une nouvelle cour d'appel. Il estime que l'ex-commandant doit être condamné à une peine de prison plus lourde que celle de 16 ans qui lui a été infligée, en raison de 'circonstances aggravantes' qui devraient être prises en compte. Le procureur a considéré notamment que Schettino était 'conscient' de son comportement coupable et ne méritait pas les circonstances atténuantes dont il avait bénéficié lors de précédents procès. Le verdict est attendu dans la journée.
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Google a accepté de payer 306 millions d'euros à l'Italie pour régler un litige fiscal. Dans un communiqué, le fisc italien fait état de contentieux liés aux bénéfices réalisés par le géant du net en Italie, mais déclarés en Irlande, où Google a installé son siège européen, profitant ainsi d'une fiscalité avantageuse sur les sociétés. Il y a un an, le moteur de recherche américain avait déjà dû payer 170 millions d'euros d'arriérés d'impôts en Grande-Bretagne. D'autres multinationales sont régulièrement pointées du doigt pour des pratiques d'optimisations fiscales. En décembre 2015, Apple avait également accepté de payer plus de 300 millions d'euros en Italie après une enquête pour fraude fiscale. Et Amazon est désormais dans le collimateur des autorités italiennes. Avec AFP
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Quel avenir pour Alitalia ? En proie à de lourdes pertes, la compagnie aérienne a été placée sous tutelle par le gouvernement italien, après le rejet par le personnel d'un plan de restructuration. Rome a nommé trois administrateurs extraordinaires, qui ont pour mission de trouver rapidement un repreneur. Les salariés d'Alitalia, eux, sont amers : 'Ce n'est pas notre faute si l'entreprise fait faillite,. Nous avons fait notre travail avec passion. C'est la faute du management, qui n'a pas su identifier la bonne stratégie, et aussi des gouvernements successifs qui n'ont pas su adopter les bonnes lois', souligne Corrado Di Vincenzo, un employé d'Alitalia. Durant l'été 2014, Alitalia, déjà en grande difficulté, était acquise à hauteur de 49 % par la compagnie émiratie Etihad, qui n'a pas réussi à imposer son plan de restructuration. Il prévoyait 1.700 suppressions de postes sur 12.500 et des baisses de salaires. Face à l'opposition des salariés, le PDG d'Alitalia a décidé d'arrêter les investissements. Pour l'heure, les vols d'Alitalia ne sont pas impactés. Rome a accordé à la compagnie un prêt de 600 millions d'euros, qui doit permettre aux avions de voler pendant six mois. Alitalia lutte pour sa survie https://t.co/cGSmyySNmN- Le Figaro (@Le_Figaro) 2 mai 2017 Avec AFP, Reuters, Les Echos
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L'ex-Premier ministre italien Matteo Renzi reprend la tête du Parti démocrate. Il vient de remporter ce dimanche les primaires ouvertes de sa formation de centre-gauche, en vue du scrutin de mai 2018. Tous les électeurs pouvaient prendre part au scrutin, mais ils ont été moins nombreux qu'il y a cinq ans. Matteo Renzi a largement devancé Andrea Orlando, l'actuel ministre de la Justice, et Michele Emiliano, gouverneur de la région des Pouilles. Il a obtenu plus de 70 % des suffrages. C'est plus qu'il y a cinq ans, mais à l'époque, près de trois millions d'Italiens s'étaient déplacés, contre seulement deux cette fois-ci. Matteo Renzi avait démissionné en décembre de son poste de chef du gouvernement, après son cinglant échec au référendum d'une réforme constitutionnelle dont il avait fait son cheval de bataille. Face à la contestation de l'aile gauche de son parti, il avait aussi quitté trois mois plus tard la tête du Parti démocrate. L'objectif de ces primaires est donc atteint : il a obtenu une nouvelle légitimité.
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Le ministre italien des affaires étrangères, Angelino Alfano, s'est déclaré samedi à '100% d'accord' avec un procureur ayant multiplié les déclarations controversées sur d'éventuels liens entre les trafiquants de migrants en Libye et des ONG de secours en mer. 'Je suis à 100% d'accord avec le procureur Zuccaro parce qu'il a posé une vraie question (...). Ceux qui s'indignent sur commande sont des hypocrites', a déclaré M. Alfano à la presse lors d'une visite samedi matin à Taormina (Sicile), où se tiendra fin mai le sommet du G7. La polémique couvait depuis plusieurs semaines, alors que le procureur de Catane (Sicile), Carmelo Zuccaro, avait annoncé en février s'interroger sur la flotte de petits navires privés secourant les migrants au large de la Libye. A la suite de l'organisation maltaise Moas qui a lancé son premier bateau à l'été 2014, près d'une dizaine d'ONG, financées par des dons privés, participent en effet aux opérations de secours de migrants au large de la Libye, en coordination avec les gardes-côtes italiens et les navires militaires engagés dans la zone. Ces ONG ont fermement réagi, réaffirmant que leur action visait à sauver des vies sur une route migratoire qui a fait plus de 4.500 morts l'année dernière et un millier cette année. Mais ces derniers jours, le procureur a multiplié les déclarations fracassantes dans les médias. Le 23 avril, il a assuré avoir 'des preuves' de contacts entre des passeurs et des ONG. Jeudi, il a ajouté, en regrettant de ne pas avoir les moyens d'enquêter sur ces hypothèses, que certaines ONG étaient 'peut-être' financées par des trafiquants et qu'elles pouvaient aussi viser à 'destabiliser l'économie italienne'. Le ministre de la Justice, Andrea Orlando, a alors demandé au procureur de s'exprimer avant tout 'au travers de ses enquêtes et de ses actes', tandis que des magistrats ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature pour déterminer si M. Zuccaro était allé trop loin. Mais le Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste) et la Ligue du Nord (anti-immigrés) ont salué le courage du procureur, et le ministre de l'Intérieur, Marco Minniti, a évoqué 'des questions qui ne peuvent pas être sous-évaluées', tout en appelant à éviter 'de généraliser'. Avec agence (AFP)
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Les salariés d'Alitalia ont rejeté le plan de relance censé éviter la faillite de la compagnie aérienne italienne. L'État devrait reprendre la main. Lors du référendum organisé entre jeudi et lundi, 67% des quelques 12 000 votants ont dit 'non' au plan de la direction accepté dans la douleur par les syndicats. Le plan d'austérité drastique prévoyait entre autres la suppression de 1 700 postes, une baisse de salaire de 8% et le restructuration de la flotte. D'après la direction, l'accord aurait permis à Alitalia de réaliser un milliard d'euros d'économie en trois ans. Il visait surtout à encourager l'État et les actionnaires à mettre la main à la poche, principalement Etihad Airways qui détient 49% de la compagnie nationalisée en 2014. #alitalia pic.twitter.com/FYbFuBU2Q6- camilla conti (@petunianelsole) 25 avril 2017 Alitalia perdrait au moins un demi-million d'euros par jour, et à l'approche de l'été les caisses seront bientôt vides. En réunion de crise ce mardi, le conseil d'administration devrait opter pour la procédure de 'commisariamento', une reprise en main publique temporaire, en vue d'une reprise ou d'une liquidation. Etihad pourrait dès lors chercher à vendre ses parts à la compagnie allemande Lufthansa, selon le quotidien italien La Stampa. Avec AFP
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Le journaliste italien qui avait été arrêté en Turquie alors qu'il travaillait sur les réfugiés à la frontière syrienne a été libéré après deux semaines de détention. Gabriele Del Grande, 34 ans, est arrivé lundi à Bologne, où l'attendaient ses parents et le chef de la diplomatie italienne, Angelino Alfano. 'Nous avions le devoir de ramener Gabriele à la maison. Mission accomplie', a déclaré le ministre à l'arrivée du journaliste. #iostoconGabriele. Davvero. Qui, a #Bologna. pic.twitter.com/2ZdWQulmH6- Angelino Alfano (@angealfa) 24 avril 2017 M. Del Grande se trouvait à la frontière turco-syrienne et s'entretenait avec des réfugiés syriens pour un livre sur la guerre en Syrie et la naissance de groupe Etat Islamique lorsqu'il a été arrêté le 9 avril par la police turque. Il aurait ensuite été emmené dans un centre d'identification et d'expulsion à Hatay, au sud de la Turquie, avant d'être transféré dans celui de Mugla, plus à l'ouest. 'Je n'ai toujours pas compris pourquoi j'ai été arrêté', a-t-il déclaré à la presse à son arrivée à l'aéroport de Bologne. 'Je vais bien et la plus grande difficulté a été la détention, la privation de liberté, même si personne ne m'a jamais manqué de respect ou ne s'est montré violent à mon égard', a-t-il ajouté. Originaire de Lucques (Toscane), Gabriele Del Grande avait auparavant réalisé un documentaire sur les réfugiés syriens et palestiniens présenté à la Mostra de Venise en 2014. Avec agence (AFP)
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Le journaliste italien qui avait été arrêté en Turquie alors qu'il travaillait sur les réfugiés à la frontière syrienne a été libéré après deux semaines de détention, a déclaré lundi le ministère italien des Affaires étrangères. Gabriele Del Grande, 34 ans, devait regagner lundi Bologne où il était attendu par ses parents et par le chef de la diplomatie italienne, Angelino Alfano. 'Je viens de lui parler et il est sur le chemin du retour en Italie. J'ai eu le plaisir de l'annoncer à sa famille. Nous l'attendons', a déclaré le ministre. M. Del Grande se trouvait à la frontière turco-syrienne en train d'interroger des réfugiés syriens pour un livre sur la guerre en Syrie et la naissance de groupe Etat Islamique lorsqu'il a été arrêté, le 9 avril, par la police turque. Il avait déclaré avoir entamé une grève de la faim pour obtenir sa libération. 'Je vais bien, on ne m'a pas touché un cheveu mais on m'a confisqué mon téléphone portable et mes affaires, bien que rien ne me soit reproché', avait-il expliqué dans une conversation avec sa famille, rapportée mercredi par La Repubblica. Il avait assuré que ses papiers étaient en règle et s'était plaint de pas avoir pu faire appel à un avocat. Avec agence (AFP)
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Lundi dernier, Michele Scarponi s'imposait sur le Tour des Alpes. L'Italien est décédé ce matin dans un accident de la route. #lequipeVELO pic.twitter.com/WMmrBY8r9g- la chaine L'ÉQUIPE (@lachainelequipe) 22 avril 2017 C'était il y a cinq jours. Michele Scarponi célèbre sa victoire d'étape sur le tour des Alpes. Le champion italien est décédé samedi, percuté par une camionnette lors d'une sortie d'entraînement près de son domicile de Filottrano (centre de l'Italie). Coureur de l'équipe Astana, Scarponi s'était illustré à plusieurs reprises dans le Giro et l'avait emporté en 2011 suite à la disqualification d'Alberto Contador.'Notre coureur Michele Scarponi est mort ce matin alors qu'il s'entraînait sur son vélo. Michele a été renversé par un van à un carrefour', écrit dans un communiqué la formation kazakhe, qui parle d'une 'tragédie trop grande pour les mots'. 'Nous perdons un grand champion et un homme à part, qui souriait en toute situation. Il était une référence et un repère pour tout le monde au sein de l'équipe Astana', ajoute la formation cycliste. Spécialiste du Tour d'Italie, il avait été trois fois classé à la quatrième place en 2010, 2012 et 2013. Le Tour de France ne lui avait, par contre, jamais réussi, son meilleur résultat restant une 24e place en 2012. A 37 ans, sa saison se présentait bien. Vendredi, il avait pris la quatrième place du Tour des Alpes après avoir remporté la première étape. Les hommages se multiplient. 'Je reste paralysé, sans voix, à l'annonce du décès de Scarponi, une grande personne avec toujours un sourire contagieux. Repose en paix, ami', a écrit Contador sur Twitter. Paralizado y sin palabras ante la noticia sobre el atropello a Scarponi,gran persona y siempre con una sonrisa contagiosa.D.E.P amigo.- Alberto Contador (@albertocontador) 22 avril 2017 L'équipe Quick-Step accompagnant 'de pensées et de prières la famille, les amis et l'équipe de Michele Scarponi', alors que la formation Cofidis parlait sur Twitter d'une 'grande tristesse'. C'est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès de Michele Scarponi. Toutes nos condoléances à sa famille et à AstanaTeam #RIP- Team COFIDIS (TeamCOFIDIS) 22 avril 2017 Avec AFP
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Nous voici en Italie afin de regarder de près ce que nous tenons pour acquis -la Terre. La plus grande planète rocheuse de notre système solaire, en est vraiment l'endroit le plus extraordinaire. Prenons un peu de recul afin de pouvoir regarder la Terre comme une planète. Elle est distante de 149.6 millions de kilomètres du Soleil, vieille d'environ quatre milliard et demie d'années, c'est la seule planète viable connue pour l'instant. Elle est unique dans le système solaire: Josef Aschbacher, Directeur de l'observation de la Terre, ESA: 'La Planète Terre est tout à fait particulière - vous le voyez derrière moi ici, c'est une planète fascinante. Elle est couverte à 70 % d'eau, nous avons les grandes masses terrestres qui se déplacent constamment - ce que l'on appelle la tectonique des plaques, et nous avons une atmosphère riche en oxygène, en azote, et en vapeur d'eau. Un ensemble d'éléments nécessaires et indispensables pour la vie sur Terre.' Sur la surface de la Terre, et notamment à Rome, il existe des rappels constants que l'eau liquide est importante pour notre planète. Contrairement à mars ou à Vénus, la Terre a la bonne température et une pression atmosphérique correcte pour que l'eau puisse couler sur sa surface. Et également en dessous... Gabriele et Marco nous emmène dans un des aqueducs souterrains qui parcourt Rome... Nous sommes avec eux sous la Villa Médicis, dans le seul aqueduc datant de l'époque romaine et encore en fonction. Gabrielle Scarascia-Mugnozza, Professeur d'ingénierie géologique, Université La Sapienza de Rome: 'Nous sommes ici dans l'aqueduc Aqua Virgo. Cette section est l'une des plus importantes en terme d'acheminement de l'eau et date du premier siècle avant Jésus-Christ.' L'eau qui coule sur la surface de la Terre est essentielle pour la vie et joue aussi un rôle géologique vital à un niveau beaucoup plus profond.' Gabrielle Scarascia-Mugnozza: 'L'eau est un composant très important dans la formation du magma et dans tous les processus pour former les roches, qu'elles soient volcaniques, métamorphiques ou sédimentaires. C'est pour cette raison que cela a été vraiment important dans l'évolution de notre planète Terre.' On appelle Rome la ville éternelle et ses monuments antiques semblent avoir été là depuis toujours. Pourtant les matériaux de construction que les Romains ont utilisés sont des matières qui avant de se figer coulait sous la croûte terrestre. Gabrielle Scarascia-Mugnozza: 'Rome est construite en grande partie de roches volcaniques. Les célèbres 'Sept collines' sont constituées de ces roches. On les a appelé 'Tufo lionato', car leur couleur rappelle celle de la crinière d'un lion.' Tout ce qui nous a servi à forger notre civilisation vient de la terre qui est sous nos pieds. Et si l'on y regarde de plus près, trois éléments clés dominent... Gabrielle Scarascia-Mugnozza: 'Notre planète est surtout faite de fer, des silicates et d'oxygène. Ils composent trois quarts des éléments que nous l'on trouve sur la Terre.' Notre planète fait 12,742 kilomètres de diamètre, un peu plus grande que Vénus et deux fois la taille de mars. Une très grande partie de notre connaissance de la Terre est très récente. Quand ces globes de l'Institut national italien pour l'Astrophysique ont été faits il y a 500 ans certains pensaient encore que le Soleil tournait autour de la Terre. Nichi D'Amico, Président de l'Institut National Itallien d'Astrophysiques: 'Toute la compréhension de la façon dont fonctionne notre système solaires, donc comment un système solaire fonctionne en général, est évidemment tout à fait récente. Nous parlons de Galilée et de Newton et ensuite de tous les autres. Évidemment cela nous a donné un point de vue complètement différent. Dans l'Antiquité nous pensions que la Terre était au centre de l'univers et maintenant au lieu de cela nous savons que le soleil est au centre d'un système planétaire, qui est à la banlieue d'une galaxie qui est à son tour la banlieue d'une autre partie éloignée de l'Univers. Ceci nous a immédiatement donné une vision différente d'où nous sommes et de qui nous sommes.' Notre vision de ce que nous sommes et où nous sommes devient plus claire chaque jour grâce à la technologie spatiale. En ce moment, l'ESA a 15 satellites d'observation autour de la Terre, alimentant en données ce centre près de Rome. Elles offrent une vue globale de la Terre, de l'humidité du sol à la gravité et ces données ont même permis de découvrir un changement subtil dans les pôles magnétiques. Michael Rast, Directeur de la stratégie d'observation de la Terre, ESA: 'Nous entrons dans la pièce d'où notre réseau de stations terrestres est géré. Ce que vous voyez ici sont les stations de Kiruna en Suède, de Matera en Italie du sud et ici au Svalbard en Norvège.' 'À l'heure actuelle le pôle magnétique migre d'environ 40 kilomètres par an, nous menant probablement à une inversion polaire. Longtemps attendu - nous n'en avons pas eu pendant plus de 700,000 ans - et les pôles pourraient s'inverser dans quelques milliers d'années.' Même les zones les plus éloignées de notre planète peuvent être mesurées de l'espace avec une exactitude sans précédent. Ce satellite, Cryosat, lancé en 2010, a maintenant montré le vrai impact sur notre climat du réchauffement des régions polaires. Michael Rast: 'Nous avons eu le plus chaud été arctique l'année dernière. Et nous perdons la glace polaire rapidement. À l'heure actuelle nous perdons presque 125 kilomètres cube de glace par an dans l'Antarctique et trois fois plus au Groenland.' La Terre est une planète très dynamique et beaucoup de changements que nous voyons font partie de cycles naturels. Pourtant il est devenu clair que depuis le dernier siècle l'humanité a un impact sur la Terre, nos émissions de gaz à effet de serre changent véritablement le climat. Josef Aschbacher, Directeur de l'observation de la Terre, ESA: 'Nous avons changé la planète. C'est un fait. La question est de savoir comment comprendre au mieux ce qui se passe et éviter les plus grandes cqtqstrophes afin de ne pas la détruire complètement'. La Terre en tant que planète continuera à évoluer et à changer au fil des milliards d'années à venir. La question est de savoir quel rôle nous allons jouer dans cet avenir. EARTH ANIMATIONS COURTESY: @ZhengZoo
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La Cour de Cassation italienne a entamé jeudi une audience devant décider du sort de Francesco Schettino, ex-commandant du paquebot Costa Concordia, dont le naufrage près des côtes italiennes en janvier 2012 avait fait 32 morts, a constaté l'AFP. Selon plusieurs avocats interrogés par l'AFP à leur arrivée devant la Cour, celle-ci pourrait toutefois renvoyer à début mai sa décision. La Cour pourrait confirmer la condamnation déjà prononcée en appel ou décider de renvoyer l'affaire devant une autre Cour d'appel. La justice italienne avait confirmé le 31 mai 2016 en appel la condamnation à 16 ans de prison à l'encontre de l'ex-commandant du paquebot Costa Concordia. Il avait été condamné en février 2015 pour homicides, abandon de navire et naufrage par les juges du tribunal de Grosseto (Toscane) où son procès en première instance s'était ouvert en juillet 2013. Il s'était alors vu infliger une peine de 16 ans et un mois de prison, alors que le parquet avait requis 26 ans de réclusion. En appel, le parquet avait réclamé 27 ans de prison et ses avocats l'acquittement. Le Costa Concordia, qui naviguait trop près des côtes de l'île toscane de Giglio, avait heurté un rocher dans la nuit du 14 janvier 2012. Il s'était alors échoué sur des rochers à quelques dizaines de mètres du Giglio avec à son bord 4.229 personnes, dont 3.200 touristes. Trente-deux personnes avaient péri, dont deux n'ont jamais été retrouvées. Son épave en partie immergée a ensuite été renflouée et transportée en juillet 2014 jusqu'au port de Gênes pour y être démantelée. Avec agence (AFP)
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Les salariés d'Alitalia ont jusqu'à lundi pour voter 'oui' ou 'non' au plan de sauvetage conclu la semaine passée entre les syndicats et la direction. Ce plan de réduction des coûts devrait permettre à la compagnie aérienne italienne, en proie à de graves difficultés financières, de générer à nouveau des bénéfices en 2019. L'accord, conclu après d'âpres négociations, prévoit entre autres une réduction des salaires à hauteur de 8% pour le personnel navigant, la suppression de près de 1000 de postes en CDI pour le personnel au sol et une réorganisation totale de la flotte d'Alitalia. Des conditions sinequanone à une aide financière de deux milliards d'euros par les actionnaires, dont une injection de 400 millions en urgence. Détenue 49% par Etihad Airways, Alitalia perdrait actuellement plus d'un million d'euros par jour. La trésorerie est à sec. L'hypothèse d'un mise sous administration judiciaire n'est pas exclue. Le plan vise selon plusieurs observateurs à faire d'Alitalia une compagnie low-cost sur les vols européens pour accroître rapidement les revenus. La compagnie a souffre de la concurrence des vols à bas-coût depuis plusieurs années.
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Chaque année, l'industrie alimentaire se débarrasse de millions de tonnes de sous-produits de légumineuses. A l'avenir ces résidus de pois, fèves et autre lentilles, pourraient connaître une seconde grâce au bioplastique. Valoriser les restes de légumineuses jugés impropres à la vente, c'est le but du projet de recherche européen Leguval. A Parme, en Italie, des scientifiques du SSICA ont mis au point une méthode pour transformer ces végétaux en bioplastique. Valoriser les restes de légumineuses Après lavage, les petits pois sont broyés, puis mélangés à une solution dite 'tampon'. 'Les protéines sont solubilisées, ensuite il y a une phase de séparation entre la fraction liquide, et la fraction solide, fibreuse', explique Eleonora Umiltà, chimiste. 'L'extrait protéique final peut contenir quelques sels résiduels mais le pourcentage de protéines est très élevé, autour de 80 %', précise-t-elle. Les fibres serviront à fabriquer des matériaux composites. Les protéines seront l'ingrédient de base du bioplastique. Responsable de la direction technique du projet, Simona Bronco, de l'IPCF souligne l'importance de la pureté des protéines, 'cela permet d'améliorer les performances et les caractéristiques du bioplastique'. Les protéines, ingrédient de base du bioplastique L'intérêt environnemental est double. Il s'agit d'une part de valoriser des déchets et d'autre part, d'utiliser des ressources renouvelables, contrairement au pétrole, matière de base du plastique traditionnel. Les granules de bioplastique sont produites en Slovénie par un autre centre de recherche, partenaire du projet. Leguval: Sustainable production of plastics and biogas from legume residues https://t.co/cpZHleVc3Z pic.twitter.com/EptVVyZkP5- BioGAS+ (@biogasplu) 11 novembre 2016 Une petite entreprise familiale, située également en Slovénie, à Radlje ob Dravi, a pour la première fois testé ce matériau innovant, pour la fabrication de pots de fleurs. Les granules sont fondues avant injection dans un moule. Des pots de fleurs compostables Au final, les pots apportent des nutriments aux végétaux et sont aussi entièrement 'biodégradables' et 'compostables', comme l'explique Eva Štraser, co-gérante de l'entreprise : 'ce matériau est biodégradable dans le compost ménager. Donc quand on en a plus besoin, on peut le jeter dans son compost, ou même le mettre dans le sol et après trois ou quatre mois, il se décompose'. Les débouchés commerciaux ne manqueront pas pour ces pots écolo. De nombreuses autres applications sont envisagées dans le secteur de l'agriculture et des emballages alimentaires.
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Il y a cinquante ans disparaissait Toto, sans doute le plus grand acteur comique italien... A cette occasion une université de Naples, sa ville d'origine, a décidé de lui rendre hommage en lui décernant un diplôme posthume. De son vrai nom Antonio de Curtis, Toto a joué dans plus d'une centaine de comédies, encore projetées aujourd'hui, et un demi-siècle plus tard il est toujours une légende de la culture populaire italienne. Il #15aprile del 1967 ci lasciava Antonio De Curtis, in arte Totò. ASCOLTA lo speciale di #PezziDa90 >> https://t.co/lzhzWqSSu3 pic.twitter.com/qgnNO7ccqB- Rai Radio2 (@RaiRadio2) April 14, 2017
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La 'laverie du Pape' a commencé à fonctionner ce mardi à Rome. Il s'agit d'un service gratuit offert par le Vatican aux plus pauvres pour laver, sécher et repasser leur linge. A leur disposition quatre jours par semaine, six machines à laver et autant de planches à repasser. Giuseppe a été l'un des premiers à y venir faire sa lessive. Et le temps du cycle de lavage est mis à profit pour discuter et tisser des amitiés avec les bénévoles. 'Aujourd'hui, je suis venu au centre offert par le Pape à la communauté Sant'Egidio pour faire ma lessive et en sortir avec de la dignité, propre et net en ce qui me concerne. Je veux remercier la communauté Saint'Egidio, mais aussi le Saint-Père qui a offert cette opportunité aux sans-abris', dit Giuseppe. En 2014, le Pape François avait déjà encouragé l'installation de trois douches et d'un service de coiffure pour les sans-abris sous une colonnade de la place Saint-Pierre. L'année suivante, il avait fait ouvrir un dortoir pour les sans-abris près de la basilique Saint-Pierre, et en 2016 un cabinet médical pour les plus démunis.
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La taille du vignoble mondial est restée stable, mais la production a légèrement baissé : voilà les principales conclusions de l'Organisation internationale de la vigne et du vin pour l'année 2016. La production mondiale de vin a baissé de 3%, ce qui est surtout dû à des phénomènes climatiques, selon l'OIV. L'Italie qui reste championne mondiale de la production viticole. Avec 51 millions d'hectolitres elle devance la France, où le recul est marqué (43,5 M, en baisse de 3,5 M), l'Espagne (39,3 M) et loin derrière, les Etats-Unis (23,9M). La superficie viticole chinoise a continué de progresser, confirmant la place de 2ème vignoble mondial acquise par la Chine, qui devance la France et talonne l'Espagne. La taille du vignoble a diminué en Turquie (17 000 ha) et au Portugal ( 9 000 ha). En Europe seul le vignoble italien augmente de 8 200 ha. Consommation stable 242 millions d'hectolitres de vin ont été achetés l'an dernier. Un chiffre stable depuis la crise de 2008, après laquelle la consommation mondiale a chuté de huit millions d'hectolitres. Le Portugal est toujours le premier consommateur de vin par habitant (54 litres par an) devant la France (51,8). En valeurs brutes, les Etats-Unis restent leaders les mondiaux. Les Américains ont consommé l'an dernier 31,8 millions d'hectolitres, soit 4 millions de plus que les Français. #OIVPressConference: https://t.co/7h2baaEQiR pic.twitter.com/Hnu9qlalPa- OIV (@OIV_int) 11 avril 2017 Concernant les échanges internationaux, l'OIV note une légère baisse du volume, mais une hausse de la valeur, qui s'élève à 29 milliards d'euros. Dans l'hémisphère sud, particulièrement touché par les intempéries l'an dernier, les premières estimations de récoltes laissent envisager une hausse de la production cette année.
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Des heurts violents ont éclaté entre quelques dizaines de manifestants et la police en marge d'un défilé anti-G7 dans les rues de Lucques, en Italie. Ces militants ont été stoppés au niveau des murs médiévaux de cette ville de Toscane par une rangée de policiers qui ont brandi des bâtons et des boucliers anti-émeutes. Cinq ou six policiers ont été blessés selon des médias locaux. Les Italiens manifestent contre le Sommet #G7 à #Lucques EN DIRECT https://t.co/jEiPgysit7 pic.twitter.com/VBjshddBxE- RT France (@RTenfrancais) 10 avril 2017 'Nous sommes ici parce que la réunion des ministres des affaires étrangères du G7 est en fait une réunion où ils décident des guerres à mener, argumente un manifestant. Je ne veux pas entendre cette rhétorique, cette idéologie et ce qu'ils représentent. Ce qui se passe tous les jours en Méditerranée est un signe évident de leurs activités belliqueuses.' 'Vos guerres, ce sont nos morts', pouvait-on lire sur certaines pancartes tandis que d'autres slogans étaient hostiles à la mondialisation. La plupart des centaines de manifestants étaient toutefois pacifiques.
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Un ancien gouverneur mexicain a été arrêté en Italie pour son implication présumée dans le blanchiment d'argent de la drogue. Tomas Yarrington, à la tête de l'État de Tamaulipas, frontalier des Etats-Unis, entre 1999 et 2005, était recherché depuis cinq ans. Il avait été inculpé par la justice américaine en 2013 pour avoir aidé un cartel de la drogue en échange de millions de dollars de pots-de-vin, ainsi que pour avoir participé à un trafic de cocaïne entre le port de Veracruz et les Etats-Unis de 2007 à 2009.
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Les chercheurs font équipe avec des pompiers dans ce centre d'entrainement à Montelibretti, près de Rome. Venus de toute l'Europe, ils testent les robots qu'ils ont développé dans le cadre du projet de recherche TRADR. Le but : mettre au point une force robotisée capable de prêter main-forte aux secouristes en cas de désastres. Au sol et dans les airs, leurs machines sont capables de se faufiler partout. Contrôlées à distance, elles permettent notamment de réaliser des cartes numériques en trois dimensions d'un site. Drones et robots équipés de caméras et capteurs laser 'Ce qu'on a sur les robots, c'est un capteur laser qui mesure la distance sur un plan, donc en deux dimensions. En faisant une rotation, ça permet de faire une carte vraiment en trois dimensions', explique Renaud Dubé, ingénieur à l''ETH Zurich':https://www.ethz.ch/en.html, un des centres partenaires du projet. 'La plupart du temps on utilise deux à trois robots. Chacun d'eux est équipé avec un de ces capteurs. Le but c'est de fusionner toutes les mesures ensemble pour avoir une représentation globale de l'environnement'. Evaluer le danger d'un site tout en évitant d'exposer les hommes : c'est un des objectifs du projet dans lequel les experts en robotique collaborent étroitement avec les pompiers. 'Cette collecte d'informations pour nous est extrêmement utile. C'est la première phase de notre intervention et c'est cela qui nous permet, par exemple si on arrive la nuit ou sous la pluie, de planifier les opérations et d'assurer la sécurité des hommes', précise Emmanuele Gisi, du corps des 'Vigili del Fuoco'. Optimiser la collaboration entre robots et humains Tous types de capteurs peuvent être installés sur les robots, détecteurs de gaz ou de radioactivité. Un bras articulé permet aussi de recueillir des échantillons. Mais pour les chercheurs, le défi est surtout d'optimiser l'interaction entre les machines et les Hommes. La coordinatrice du projet est Ivana Kruijff-Korbayova, du Centre allemand de recherche sur l'intelligence artificielle. 'De nos jours, il y a des robots dans tous les domaines. Mais typiquement ce qu'ils ne font pas c'est de réellement collaborer avec des personnes et de collaborer entre différents robots. Donc c'est une des grandes questions que nous devons explorer, analyser ce que les robots doivent faire de manière à travailler dans ces équipes qui mêlent humains et robots', explique t-elle. Droni e robot per mettere in sicurezza #Amatrice dopo il #terremoto. Il progetto #TRADR https://t.co/OZCHD2YBXA pic.twitter.com/a0KgAfw169- CheFuturo! (@chefuturo) September 11, 2016 Reconstitution 3D après le séisme d'Amatrice L'été dernier, les scientifiques ont mis prématurément leur recherche en application lors du séisme dévastateur d'Amatrice, dans le centre de l'Italie. A la demande des secouristes et des autorités italiennes, ils sont venus de toute l'Europe pour déployer leurs robots et évaluer les dégâts sur deux églises du XIVème siècle, San Francesco et San Agostino. 'C'était une mission difficile parce que les églises étaient en très mauvais état et par conséquent les pompiers ne pouvaient pas entrer directement pour faire une analyse détaillée', raconte un des chercheurs Luigi Freda, ingénieur informatique à l'Université de Rome La Sapienza. 'D'abord un robot est entré pour surveiller l'arrière de l'église, puis un autre robot a été conduit vers l'avant. Ensuite, nous avons réussi à faire entrer un drone et nous avons filmé tout l'intérieur. Il en a résulté le modèle 3D'. Mission réussie ! Des images texturées de haute qualité ont été utilisées pour les opérations de consolidation des édifices et de protection du patrimoine. Secouristes et scientifiques se disent prêts à poursuivre cette collaboration pour disposer, peut-être un jour, d'une équipe européenne assistée par robots et prête à faire face à tout type de catastrophes.
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Si la Russie monte au créneau, les alliés européens de Washington, eux, applaudissant cette première opération militaire américaine contre le régime de Damas. FRANCE François Hollande a estimé vendredi que 'cette opération était une réponse'. 'Elle doit être maintenant poursuivie au niveau international dans le cadre des Nations unies si c'est possible, de façon à ce que nous puissions aller au bout des sanctions contre Bachar el Assad et empêcher qu'il y ait de nouveau utilisation des armes chimiques et l'écrasement par ce régime de son propre peuple', a déclaré, en marge d'un déplacement en Ardèche, le chef de l'État, qui réunira un Conseil de défense à l'Élysée à 19h00. ALLEMAGNE Bachar al-Assad porte 'l'entière responsabilité' des frappes américaines, ont estimé la chancelière allemande Angela Merkel et le président français dans un communiqué commun. CONSEIL EUROPÉEN Les frappes américaines en Syrie 'illustrent une détermination nécessaire contre les attaques chimiques barbares', a affirmé vendredi le président du Conseil européen Donald Tusk. 'L'UE travaillera avec les États-Unis pour mettre fin à la brutalité en Syrie', a ajouté M. Tusk qui préside l'instance réunissant les dirigeants des 28 pays membres de l'Union européenne, dans une courte déclaration sur le réseau social Twitter. COMMISSION EUROPÉENNE Selon un communiqué du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, 'les États-Unis ont informé l'UE que leurs frappes en Syrie étaient limitées et visaient à dissuader de nouvelles atrocités liées à des armes chimiques'. M. Juncker 'comprend les efforts pour dissuader de nouvelles attaques', ajoute le communiqué précisant que la Commission estime qu'il faut 'apporter une réponse' à 'l'utilisation répétée de ce types d'armes'. 'Les efforts visant à endiguer la spirale de la violence en Syrie et à lutter pour une paix durable devraient être redoublés', poursuit-il, estimant que 'seule une transition politique peut conduire à un tel résultat'. ROYAUME-UNI Londres a annoncé 'soutenir pleinement l'action des États-Unis'. Ces frappes sont 'une réponse appropriée à l'attaque barbare à l'arme chimique perpétrée par le régime syrien', a estimé un porte-parole de Downing Street. ITALIE Le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni a estimé que les frappes américaines étaient 'une réponse motivée à un crime de guerre' et qu'elles devraient 'non pas empêcher mais au contraire accélérer la recherche d'une solution négociée durable'. DANEMARK Lars Løkke Rasmussen, le Premier ministre du Danemark, a applaudi sans réserves: '*c'est bien que ces attaques lâches contre des innocents aient des conséquences (...) La barbarie d'Assad ne peut être impunie !_' a-t-il tweeté. AUTRICHE L'Autriche, pays neutre, a indiqué 'comprendre les motivations américaines', selon son ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, tout en souhaitant un recours à l'Onu. POLOGNE Le président polonais Andrzej Duda a exprimé 'son entier soutien à l'opération militaire menée par l'armée américaine en Syrie'. 'Le monde civilisé ne pouvait rester indifférent face à cette attaque insondable et barbare', a-t-il dit. RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobothis a estimé sur Twitter que 'l'usage d'armes chimiques est un crime inacceptable. Espérons que la réaction rapide du président Trump aidera à prévenir de nouvelles attaques chimiques en Syrie'. Avec agence (AFP)
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Il est difficile de faire des travaux à Rome sans mettre à jour des vestiges archéologiques. Cette fois, c'est un aqueduc datant du IIIe siècle avant Jésus-Christ qui a été déterré du chantier de la troisième ligne de métro de Rome, dans le quartier de San Giovanni, près du Colisée. La découverte remonte à décembre, mais elle vient d'être rendue publique. Il s'agirait d'un tronçon de l'aqueduc de l'Acqua Appia construit en 312 avant Jésus-Christ. Il se trouve plus de 17 mètres au-dessous du niveau du sol, il mesure deux mètres de haut. 'Cette découverte est très importante. Elle a été faite à une profondeur que les fouilles archéologiques ne peuvent normalement pas atteindre, donc creuser le puits de ventilation de la ligne C du métro de Rome a été une opportunité extraordinaire', estime Simona Morretta, qui dirige l'équipe d'archéologues chargé du démantèlement et de la restauration de l'aqueduc. La découverte de trésors antiques rythme depuis des années le quotidien des Romains et des ouvriers du métro. L'aqueduc est en train d'être démantelé bloc par bloc. Les pierres sont presque remontées une à une à la surface de la ville. L'édifice sera restauré ultérieurement dans un endroit encore inconnu.
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Quelque 700 migrants ont pu être secourus mercredi 5 avril par des humanitaires qui patrouillaient à bord de bateaux de sauvetage au large des côtes libyennes. L'information a été communiquée par les garde-côtes italiens. L'ONG MOAS a pu venir en aide à plus de 300 personnes grâce à son navire 'Phoenix'. Ces migrants étaient à bord de trois bateaux qui naviguaient dans les eaux internationales, au large des côtes de la ville libyenne de Sabratha.
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Roberto Saviano Son premier roman 'Gomorra' paru en 2006 l'a rendu célèbre. Un livre traduit dans 42 langues et vendu à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde Avec 'Gomorra' il s'est attiré les foudres de la mafia, il vit caché et sous protection depuis lors Son livre 'Zero Zero Zero' sur le trafic de cocaïne est aussi un best seller international Il vient de publier un nouveau livre 'La Paranza dei Bambini' Sa vie est inextricablement liée à la Mafia qu'il dénonce depuis plus de 10 ans dans son livre 'Gomorra'. Depuis lors l'auteur italien Roberto Saviano vit caché, défiant les menaces de mort d'une mafia rendue furieuse par son livre. Mais cela n'a pas stoppé sa lutte sans relâche contre le crime international, la drogue, l'argent et la violence qui l'alimentent. Rencontre avec Roberto Saviano lors de sa présence au Festival Italissimo à Paris. #Italissimo C'est le jour J ! Le festival s'ouvre ce soir sur un dialogue entre Roberto Saviano et Antoine Garapon, à 18h30 SciencesPo ! pic.twitter.com/e5LCwpMNtL- Festival Italissimo (ItalissimoFest) 29 mars 2017 - Isabelle Kumar, Euronews : Vous êtes devenu très connu avec votre livre 'Gomorra' il y a 10 ans. J'imagine qu'une décennie dans le monde de la Mafia représente une longue période, pouvez vous me citer quelques uns des principaux changements opérés dans les groupes mafieux ? - Roberto Saviano : Le grand changement qu'il y a eu ces dernières années est surtout générationnel. Aujourd'hui les chefs ont délégué à de très jeunes personnes le contrôle du territoire, un peu comme s'ils s'étaient retranchés dans un isolement aristocratique pour donner à des jeunes de 15, 20 ans le pouvoir. Ce ne sont pas des 'baby gangs' mais bien des mafieux avec leurs règles, avec une incroyable violence militaire, avec leurs rétributions, avec la gestion du trafic de drogue. La grande révolution est surtout venue en terme d'âge et aussi parce qu'un jeune homme de 20 ans est plus facilement disposé à mourir.' - Isabelle Kumar : 'La justice a décrit ces groupes comme étant des 'terroristes urbains' sont-ils liés, ont-ils des ressemblances avec les djihadistes qui ont rejoint des groupes comme l'Etat islamique ? - Roberto Saviano : 'Non il n'y a pas de liens de types structurels, ils ne communiquent pas avec les djihadistes mais il y a des liens culturels dans le sens où aujourd'hui un jeune mexicain ou un jeune napolitain, un jeune sud-africain sont très similaires à un jeune maghrébin qui a décidé de s'enrôler dans l'EI parce qu'ils ont en commun une certitude : 'seul celui qui est disposé à mourir pour s'enrichir, pour laisser une trace, peut faire la différence'. Aujourd'hui, selon eux, le fait de vivre d'une autre façon ne fait pas la différence, mais le fait de mourir d'une autre façon oui. Par exemple, ces garçons que j'ai étudié ces dernières années dans mon pays écrivent sur leur facebook qu'ils n'arriveront pas à 25 ans ou même pas à 20 ans. Un trentenaire est considéré comme une personne qui a raté sa vie. - Isabelle Kumar : C'est ce que vous décrivez dans votre livre 'La Paranza dei Bambini' c'est aussi apparemment alimenté par un certain désespoir, ces jeunes n'ont pas vraiment d'opportunité, on voit une décomposition massive dans les centres villes, à Naples en particulier, est-ce que pour vous Naples est symbolique de nombreuses autres villes dans le monde ? - Roberto Saviano : Oui absolument. Les villes de Mexico, Lagos, Rio, les banlieues de Paris, la périphérie de Barcelone sont tous des lieux symboliques de cette histoire. Naples et l'Italie ne sont qu'une façon de la raconter et de faire résonner ce qui se passe. Ici par exemple en France tout le débat repose sur les conséquences et non sur les causes. Les banlieues françaises sont complètement inondées par l'argent du crime et pourtant ils ne parlent que des conséquences, du dealer, de l'immigrant. Mais cet immigrant, ce dealer reçoit de l'argent qui vient de la mafia française, de la mafia marseillaise et corse. Le blanchiment est fait par la finance française avec tout cet argent qui finit au Luxembourg. La différence entre nous, disons Naples, et le reste, surtout le reste de l'Europe c'est que nous on en parle. Le reste de l'Europe a du mal à reconnaître ces histoires. - Isabelle Kumar : En Europe, sans parler d'ailleurs, il existe un certain niveau d'hypocrisie, vous dites que le sujet fait débat en Italie mais pas auprès des leaders européens. Refusent-ils de le faire délibérément ? - Roberto Saviano : Ce qui est le plus incroyable c'est de constater le débat politique français : il n'y a pas un seul candidat français qui connaît cette histoire. Ceux qui parlent des conséquences de l'immigration, d'accord, mais qui donne de l'argent dans ces banlieues criminelles ? D'où viennent-ils ? Qui apporte la cocaïne ? Comment fonctionne le blanchiment d'argent ? qui achète des maisons ? Tout ça, personne ne le sait... seulement une partie de la police, quelques journalistes spécialisés et c'est tout, le reste du pays est en train de regarder dans une autre direction. - Isabelle Kumar : 'S'ils préfèrent ne pas regarder n'est-ce parce que l'économie a besoin de cet argent illégal ? Vous avez détaillé le montant d'argent sale qui circule dans l'économie, l'argent qui est blanchi et c'est absolument astronomique, donc à cette époque de stagnation économique, le retrait de cet argent ne provoquerait-il pas une crise que ces leaders ne voudraient pas ? - Roberto Saviano : Oui bien sûr. Un des motifs, c'est que si vous mettez en place des règles contre le blanchiment vous bloquez aussi des montants considérables d'argent qui vient du trafic de drogue, du Moyen-Orient, de l'évasion fiscale, donc si vous mettez en place cette législation d'imperméabilité aux mafias alors vous créez aussi une imperméabilité à d'autres types de capitaux dont on a besoin. L'Europe en ce sens a complètement abandonné l'hypothèse de pouvoir contrôler l'argent propre. Le Brexit en est l'exemple. Le Brexit a été complètement alimenté par la volonté de transformer l'Angleterre en une île 'offshore'. - Isabelle Kumar : Si le Royaume-Uni doit devenir un paradis fiscal, ou s'il l'a été précédemment, quel rôle voyez vous au Brexit ? Quel serait l'avenir du Royaume-Uni par rapport au blanchiment d'argent, ce centre illégal d'activité ? - Roberto Saviano : La Grande-Bretagne est déjà la nation -'les groupes de transparence':http://www.transparency.org.uk/publications/paradise-lost/ l'ont déjà montré de façon irréfutable- la nation donc qui est la plus corrompue au monde, non sur le plan de la politique ou de la police mais sur le plan du blanchiment de l'argent sale. Aucun anglais ne pense être dans le pays le plus corrompu du monde parce qu'il ne considère pas qu'on puisse acheter la police, ou que son système politique soit corrompu, mais il ne sait pas que son système financier est absolument corrompu. Qu'est ce que j'entends par 'corrompu' ? Et bien dans le sens où il n'existe aucun contrôle sur les transactions financières, non seulement à Londres mais aussi à Malte, à Gibraltar, à Jersey. Ce sont toutes des portes au travers desquelles la Grande Bretagne fait entrer de l'argent sans contrôle. Dans le passé Panama était le centre du recyclage, aujourd'hui c'est Londres. Et le Panama a eu sa revanche avec les Panama Papers. Et les Panama Papers sont clairement une vengeance, pour faire sortir des noms, pour se venger du concurrent qu'est devenu Londres. - Isabelle Kumar : Un nouveau rapport d''Europol':https://www.europol.europa.eu/newsroom/news/crime-in-age-of-technology-%... montre combien ces groupes internationaux, ces groupes mafieux ont totalement intégré la technologie et combien cela leur permet d'aller encore plus en profondeur et de se cacher des autorités. Est-ce que cela va devenir pratiquement impossible à tracer et donc d'attraper ces groupes ? - Roberto Saviano : S'il y avait de véritables lois contre le blanchiment... et aujourd'hui ce serait beaucoup plus facile qu'hier pour contrôler l'argent parce que cet argent n'est plus matériel, ce sont des transactions électroniques qui laissent des traces sur le web. Le problème c'est qu'il existe de nombreux territoires où on peut faire ces transactions et les faire disparaître. Chaque pays européen dispose de son coffre-fort. L'Espagne à l'Andorre, l'Allemagne le Lichtenstein, la France le Luxembourg, tous disposent de la Suisse, donc il est facile de cacher l'argent en Europe, c'est très facile. Dans le passé, les banques européennes avaient peur de l'argent de la mafia, c'était dans les années 80, 90. Aujourd'hui les banques européennes recherchent l'argent de la mafia à cause de ces liquidités qui leur font défaut et parce que la crise économique a mis à genoux le système bancaire. Donc le système de défense immunitaire des banques a été complètement abattu et c'est alors qu'ils sont entrés... C'est un phénomène nouveau qui remonte au milieu des années 2000. Les mafias avaient des difficultés à blanchir l'argent dans les banques européennes, elles utilisaient toujours des banques offshores sud-américaines, asiatiques alors que maintenant ils sont totalement entrés dans l'économie légale. - Isabelle Kumar : Ce sont de graves accusations que vous portez là. Avez-vous des réactions violentes politiquement par rapport à ce que vous dites ou est-ce qu'on vous ignore ? - Roberto Saviano : Les réactions sont quotidiennes. Je ne suis jamais le bienvenu dans les pays où je vais parce qu'on me dit toujours 'c'est un problème italien, tu parles de ton pays'. Il est classique de m'accuser d'exagérer ou d'inventer ou de répéter ce que l'on sait déjà. Tout ce que l'on a raconté aujourd'hui n'est pas caché, ce n'est tout simplement pas observé. Et comme ces derniers mois toute l'attention a porté sur le terrorisme, l'argent des mafias, et donc l'argent du blanchiment est extrêmement libre d'aller où il le veut. - Isabelle Kumar : Des rapports montrent que le monde du crime en Europe est en train d'exploiter la crise des réfugiés et apparemment le trafic des personnes est devenu un des crimes les plus profitables du moment. Est-ce que vous le constatez aussi ? - Roberto Saviano : Tous les bateaux gonflables qui traversent la Méditerranée ont été gérés par des cartels, mais pas par des cartels italiens comme on aurait pu le penser. Là dessus la mafia n'a pas voix au chapitre. Ce sont des groupes turcs, des groupes libyens, des groupes libanais qui depuis toujours ont investi le trafic d'êtres humains et l'Europe n'a pas la moindre idée de cette dynamique. Les cartels qui ont géré l'arrivée des Syriens en Europe sont ceux de la mafia turque, toute la mafia turque, la même qui gère le trafic de l'héroïne qui vient d'Afghanistan. L'EI, le califat, l'Etat islamique dispose par exemple de trois principales sources de profit qui sont des activités criminelles : le racket, la contrebande de pétrole et la contrebande d'oeuvres d'art. Il existe une quatrième source : la drogue le Captagon, qui est une méthamphétamine ou la marijuana que l'EI cultive en Albanie. On peut ne pas voir plus loin que cela et ne considérer qu'une logique superficielle, soit un choc des civilisations, alors qu'il s'agit de clash entre différents groupes criminels. - Isabelle Kumar : En poursuivant ainsi votre travail vous avez mis en danger votre vie, vous semblez vouloir mourir pour votre travail. Est-il possible de faire machine arrière ou est-ce que cela va rester l'obsession de votre vie quand on renonce à ce que l'on a à votre âge : famille, maison, amis... ? - Roberto Saviano : Oui, c'est possible. Pouvoir retourner en arrière ? Ce que je pourrais faire, je ne le fais pas. Je devrais disparaître, cesser de répondre aux interviews, de faire des livres, de faire mon travail. Mais deux choses m'en empêchent : d'un côté l'ambition de pouvoir penser que mes mots peuvent encore avoir du poids et une incidence sur la réalité et à côté de l'ambition, il y a la vengeance de pouvoir continuer à faire cela alors qu'ils m'ont rendu la vie impossible. Je ne conseillerais à personne d'avoir fait ce choix, j'aurais pu faire tout cela avec beaucoup plus de prudence. Si je pouvais retourner en arrière, je ne le referais pas. Je referais tout avec beaucoup de prudence, de discipline, alors que je me rends compte que je suis allé trop vite et que je suis entré dans un mur. - Isabelle Kumar : 'Quand vous avez écrit 'Gomorra' vous êtiez sur le terrain, vous parliez aux gens, vous voyez ce qui se passait, maintenant votre travail a dû changer d'une façon radicale, vous ne pouvez plus faire cela, en tant qu'auteur comment vous voyez vous évoluer ? - Roberto Saviano : Quand j'étais jeune, j'avais des difficultés à rencontrer les juges, où à avoir accès à des enregistrements, aujourd'hui on me les envoie directement. Ils veulent tous que je dévoile les enquêtes, c'est incroyable comme tout a changé. Et ce serait difficile de revenir en train en Italie en toute liberté mais, par exemple, récemment avec mon escorte je me suis retrouvé dans un train en Italie et cela m'a touché parce que cela faisait 10 ans que je n'avais pas pris un train, et la liberté c'est quelque chose de magique parce que, comme pour tout, on ne s'en rend compte que quand on la perd, comme une personne que l'on aime, ou comme l'oxygène. Et avec la liberté c'est la même chose, quand je l'ai perdue alors j'ai vraiment compris ce que c'était. J'ai compris ce que ressentent les personnes malades, les prisonniers, toutes les personnes qui ne sont pas libres d'aller ou elles le veulent, de choisir. Le moindre moment où je peux avoir un peu de liberté, pour moi, c'est vraiment de l'or.
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Les éruptions comptent parmi les plus puissantes manifestations de la nature. Dans le cratère du Vésuve à Naples, nous découvrons le projet CHRONOS qui a pour but de réaliser une sorte d'horloge géologique des volcans. Les éruptions changent la physionomie des paysages et l'histoire humaine. Pour mieux comprendre leur comportement, il est essentiel de connaître les mécanismes en jeu. Naples et ses environs fait partie des régions les plus densément peuplées au monde, mais aussi les plus exposées à un risque volcanique. La ville se trouve sur un système formé par les champs Phlégréens, l'île d'Ischia et le Vésuve. Un sujet d'étude tout trouvé pour les chercheurs du projet CHRONOS qui travaillent sur les mécanismes et la chronologie d'une éruption. 'Ce que nous connaissons le moins, reconnaît Mauro Di Vito, volcanologue à l'Institut national de géophysique et de volcanologie, c'est le système d'alimentation des volcans : comment le magma se forme, comment il évolue... Pour en savoir plus, ajoute-t-il, on peut utiliser des techniques comme la tomographie avec des rayons x comme pour le corps humain ou alors, on peut étudier la roche.' 'L'heure du crime' L'étude de la roche est au coeur de ce projet de recherche financé par l'Union européenne. L'équipe emploie une nouvelle méthode qui s'appuie sur des modèles théoriques sophistiqués et des analyses en laboratoire uniques de la roche volcanique notamment. Diego Perugini, pétrologue à l'Université de Pérouge, nous accompagne sur le bord du cratère du Vésuve et nous montre une roche : 'Cette roche, c'est comme une montre cassée sur une scène de crime qui indiquerait l'heure à laquelle il a été commis, explique-t-il. C'est exactement ce qu'est censé faire CHRONOS : arrêter le temps sur les différentes étapes qui font passer un système volcanique du repos à l'activité,' précise-t-il. Faute d'avoir accès aux coulisses d'une éruption dans le volcan, les chercheurs partent de ce qu'il expulse - la roche volcanique - et la font revenir à l'état liquide de magma. Diego Perugini indique comment fonction le modèle élaboré par son équipe : 'Quand un nouveau magma très chaud arrive dans la chambre magmatique sous le volcan, cela déclenche un processus de mélange comme dans une tasse de cappucino, quand on mélange le café et le lait : plus vous remuez, plus le résultat sera homogène. Grâce à cette information, poursuit-il, on peut 'lire' à l'intérieur de la roche, combien de temps s'est écoulé entre le déclenchement du processus de mélange et le début de l'éruption.' Mixeur de magma A l'Université de Pérouse, les scientifiques ont ainsi créé le premier mixeur de magma au monde : la machine fait fondre et mélange des échantillons de roche volcanique. Chaque volcan a une structure minérale souterraine et un magma qui lui sont propres. 'On porte la roche à l'état de fusion, puis on définit les propriétés physiques de ce magma et pour cela, on utilise un viscosimètre qui donc, mesure la viscosité à très haute température,' décrit Daniele Morgavi, volcanologue. A différentes étapes de la fusion, on prélève des échantillons du magma pour les analyser une fois solidifiés et établir une chronologie de son évolution structurelle et chimique. Fiabilité CHRONOS est déjà délivré des conclusions intéressantes sur le déroulé d'une éruption et prouvé la fiabilité de son modèle. 'Ce qui nous intrigue, fait remarquer Diego Perugini, c'est que le délai entre le déclenchement du processus de mélange et le début de l'éruption soit d'environ 20 ou 30 minutes. D'après une analyse statistique que nous avons faite sur les 200 dernières éruptions les plus puissantes sur la planète, ajoute-t-il par ailleurs, c'est bien ce processus de mélange qui se produit dans 99% des cas.' Même si l'éruption d'un volcan reste imprévisible, cette étude alimentera les connaissances qui permettent de mieux interpréter ses signes avant-coureurs et de prendre des mesures pour limiter son impact sur les populations et leurs activités. Claudio Rosmino avec Stéphanie Lafourcatère It was a fabulous shooting. Bye bye #Italy. You will see these amazing pictures soon in #Futuris on euronews and euronewsknwldge #volcano pic.twitter.com/Mde0NV1iSH- stroclaudio (RosmiNow) 24 février 2017
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Plusieurs manifestations ont réuni des milliers de personnes ce samedi à Rome en marge du 60è anniversaire de la signature du traité fondateur de l'Union européenne. Environ 5 000 défenseurs d'une Europe fédérale ont ainsi convergé vers le Colisée en arborant des drapeaux européens. 10 000 personnes ont également défilé au même endroit pour réclamer des politiques économiques sociales et dénoncer les mesures d'austérité. 'Je suis l'un des très nombreux militants pro-européens' confie un manifestant. 'Nous voulons lutter contre le populisme, nous voulons être entendus par ceux qui nous gouvernent, leur dire que nous avons besoin de plus d'Europe, d'une Europe intégrée.' 'La majorité des Européens croit au projet européen, mais nous ne voulons pas de l'Europe mise en place aujourd'hui par le Conseil de l'Europe' dit un autre manifestant. Des souverainistes, mais également des militants du mouvement de gauche Plate-forme sociale Euro-stop ont aussi défilé contre l'Europe dans les rues de Rome. Ce dernier cortège était sous haute surveillance de la police qui craignait des débordements et l'infiltration de groupes anarchistes type Black Bloc. 'Nous sommes contre l'Europe' expliquait un homme en colère à la vue des forces de police anti-émeutes. 'Voilà leur vision de l'Europe! Leur Europe, c'est l'absence de démocratie et elle est faite pour affamer les peuples. C'est une provocation qui vise notre manifestation, une manifestation qui se déroulait de façon démocratique et pacifique.' Un important dispositif de sécurité avait été mis en place pour encadrer les cortèges de manifestants dont beaucoup ont été fouillés avant de pouvoir entrer dans la ville et participer aux défilés.
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Plus de 10 000 personnes ont défilé samedi à Rome, avec en tête la défense de l'Union européenne (UE), même si toutes ne partageaient pas la même vision de l'avenir. Un mot d'ordre commun émergeait néanmoins, sous la forme d'un slogan : 'Ensemble, nous sommes debout ; divisés, nous tombons.' 'Nous sommes ici parce que nous croyons au rêve européen, témoigne Marco Aliano, 18 ans, membre des Jeunes Européens fédéralistes. Plus que jamais, nous avons besoin de plus d'Europe. Nous voulons des Etats-Unis d'Europe.' Des Britanniques opposés à la sortie de leur pays de l'UE ont sorti les drapeaux, et ce slogan : 'Fiers de l'UE ; honteux du Brexit.' Les autorités avaient placé la ville sous haute surveillance, craignant la présence de militants anarchistes et d'autonomes. Elle a ainsi saisi, dans des camionnettes, des cagoules, des masques à gaz, des barres métalliques et des fumigènes.
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Après des semaines de négociations, la Première ministre polonaise s'est finalement ralliée au texte de la déclaration de Rome, non sans amendements. Ainsi il est question d'avancer 'chacun à son rythme quand c'est nécessaire mais toujours dans la même direction'. L'expression d'Europe a deux vitesses a été écartée. 'Il faut faire très attention à ce qu'on fait car je pense que tous les Etats membres devraient avancer ensemble', a déclaré le Premier ministre slovaque, Robert Fico. 'Je ne peux pas imaginer un mécanisme dans lequel certains pays avanceraient plus vite que d'autres. C'est contre le principe de fonctionnement de l'Union européenne'. En réalité ce qui inquiète les pays de l'Est, c'est que certains Etats poursuivent l'intégration sans eux. Le polonais Donald Tusk a mis en garde contre une Europe divisée. 'J'ai vécu la moitié de ma vie derrière le Rideau de Fer, où il était interdit de rêver de ces valeurs', se souvient le président du Conseil européen. 'Oui, à cette époque, il s'agissait vraiment d'une Europe à deux vitesses'. Malgré les divergences de vues, tous se rejoignent sur le plus grand succès de l'Union : 60 années de paix en Europe. Le rêve des pères fondateurs devenu réalité.

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