Le frère d’un gros gagnant de l’Euro Millions a décidé d’attaquer la banque suisse UBS. Selon lui, elle l'aurait mal conseillé à propos d’un placement financier.

Mauvais conseils. C’est pour cette raison que le frère d’un gros gagnant de l’Euro Millions a décidé d’attaquer la banque suisse UBS. La treizième chambre de la cour d’appel de Versailles (Yvelines) a d’ailleurs décidé mardi de renvoyer ce litige, accédant ainsi à la demande de l’avocat d’UBS Immobilier, Me Jean-Pierre Mattout, qui a fait valoir l’arrivée tardive des dernières conclusions du plaignant. Une nouvelle audience devrait ainsi avoir lieu le 1er juillet prochain.  Et si l’accusé estime n’avoir rien à se reprocher, le plaignant et son frère, Stéphane et Pascal Brun, ne sont pas de cet avis.

L’affaire a tourné au fiascoLorsque Pascal, boucher à Bègles (Gironde) a gagné 26,2 millions d’euros en 2004, il a décidé d’aider son frère, Stéphane, à racheter un hôtel des Alpes-Maritimes en vue de le revendre ensuite et d’en tirer une jolie plus-value. Un an après cet achat, Stéphane Brun a ainsi choisi, via sa société Nevets III, le candidat au rachat le mieux-disant, à 4,5 millions d'euros, parmi ceux trouvés par UBS Immobilier, alors mandatée pour l'opération. Seulement, rien ne s’est passé comme prévu et l’affaire s’est révélée être un véritable fiasco. L’acheteur n’a en effet jamais consigné la caution ni même payé les loyers. Sa société a ainsi été placée en liquidation judiciaire en 2007.

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UBS victime d’un "guet-apens"?Près de trois ans après les faits, le tribunal de commerce de Paris a estimé qu’UBS avait commis "une grande négligence" dans cette affaire, et l’a condamné à verser 321.000 euros de dommages et intérêts. Et alors que ce jugement a ensuite été infirmé par la cour d’appel de Paris en 2011, la société Nevets III a finalement obtenu que la Cour de cassation casse l’arrêt de la cour d’appel de Paris en 2012. L’avocat d’UBS a, quant à lui, estimé que les demandes d’indemnisations de Stéphane Brun sont "extravagantes". Il a par ailleurs souligné que le plaignant était d’ores et déjà un marchand de bien aguerri en 2006. Selon lui, cette affaire n’est autre qu’un "guet-apens".