Le procès de l’attaque par une quinzaine d’adolescents du RER D dans la gare de Grigny (Essonne) s’est tenu mardi. Au final, les auteurs des faits écopent d’avertissements et de peines avec sursis. Des sentences bien en deçà du tourbillon médiatique et politique qu’avait pris l’affaire.

Les jeunes auteurs de l’attaque du RER D à Grigny (Essonne) ont été jugés par le tribunal correctionnel d’Evry ce mardi. Les peines données aux adolescents qui ont été arrêtés pour vols et agressions en bande organisée ont reçu des avertissements et des peines avec sursis. Parmi les onze jeunes hommes jugés, cinq ont été condamnés à des peines de prison avec sursis dont trois pour une durée de 10 mois. Les autres ont reçu des avertissements solennels du tribunal, une mesure de protection judiciaire ou encore 70 heures de travaux d’intérêt général (TIG). Un seul des prévenus mineurs a, quant à lui, été relaxé.

Des peines minimesComparé au tourbillon médiatique qu’avait pris l’affaire, les peines infligées aux prévenus sont considérées comme minimes. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’était même rendu dans la gare de Grigny-Centre deux fois pour rassurer la population et annoncer un renforcement de la présence policière dans les réseaux de transports en commun.

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Comparée à "une attaque de diligence" par le ministre, l’attaque du RER avait mis en lumière un manquement important en termes de sécurité dans le réseau de transports d’Ile-de-France. Bien que les effectifs de la sureté SNCF ont été renforcés et que des patrouilles de police ont été positionnées dans les gares du réseau, le sentiment d’insécurité persiste chez les voyageurs.

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