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La Commission européenne lance un avertissement aux États membres qui refusent d'appliquer le système de relocalisation des réfugiés. Sans les nommer l'institution vise en particulier la Hongrie et la Pologne. Un peu plus de 18 000 demandeurs d'asile ont profité de ce dispositif de répartition entre les pays membres, adopté en 2015. Mais ce chiffre reste très loin de l'objectif de relocalisation de 160 000 personnes d'ici le mois de septembre. Pour l'eurodéputé espagnol Juan Lopez Fernando Aguilar, la Commission est dans son droit. 'Il doit y avoir une réponse juridique de la Commission européenne qui est la gardienne des traités. Des sanctions doivent être décidées contre les États membres qui n'ont pas la volonté politique de respecter les règles', explique le parlementaire. La député européenne hongroise, Kinga Gal, dénonce au contraire ce système qui est 'une invitation pour ces centaines de milliers de personnes. C'est aussi une chance pour les trafiquants d'êtres humains de perpétrer des actes épouvantables'. Le Commissaire européen chargé de la Migration se dit prêt à intervenir prochainement. 'Si aucune mesure n'est prise d'ici un mois, je vais devoir agir de mon côté et prendre, je dirais, des mesures juridiques', souligne Dimitris Avramopoulos. Il estime d'ailleurs toujours possible pour l'Union européenne de respecter son calendrier de relocalisation des demandeurs d'asile arrivés en Italie et en Grèce.
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Le procès de six jeunes hommes qui sont suspectés d'avoir tenté de brûler vif un sans abris s'est ouvert à Berlin. Les accusés, originaires de Syrie et de Libye et âgées de 16 à 21 ans, s'en étaient pris à un SDF alors qu'il dormait dans le métro, le soir de Noël. La victime avait été rapidement secourue par des témoins à l'aide d'un extincteur et n'avait pas été blessée. L'affaire avait rencontré un large écho en Allemagne, où un appel à témoin avait été diffusé par la police avant que les hommes se rendent de leur propre chef au commissariat.
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Un bateau de migrants a fait naufrage au large de l'île de Lesbos en mer Égée. 16 corps ont été repêchés, et les recherches se poursuivent pour trouver d'autres disparus. Selon les deux Africaines rescapées du naufrage, 25 personnes se trouvaient à bord. Deux enfants sont morts noyés. Le bateau, en provenance des côtes turques, a coulé pour des raisons inconnues dimanche dans la nuit. Il n'avait pas été signalé en détresse. Eight Dead as #Migrant Boat Sinks off #Greece's Lesbos https://t.co/hz2YdZQl5S pic.twitter.com/4sjp1CfgKH- The training team (@4amtraining) 24 avril 2017 Des centaines de milliers de migrants ont rejoint, via la Turquie, les îles grecques, dans l'espoir d'une vie meilleure en Europe. Pope Francis (Pontifex) compares migrant centres to concentration camps followingvisitto camp on #Lesbos: https://t.co/xxxHtujSBk pic.twitter.com/rZnKJtTDyx- The New Daily (TheNewDailyAu) 24 avril 2017 Mais l'accord l'an dernier entre l'UE et Ankara, prévoyant le renvoi de ces migrants en Turquie, a fait baisser le nombre de traversées de façon significative.
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Le journaliste italien qui avait été arrêté en Turquie alors qu'il travaillait sur les réfugiés à la frontière syrienne a été libéré après deux semaines de détention. Gabriele Del Grande, 34 ans, est arrivé lundi à Bologne, où l'attendaient ses parents et le chef de la diplomatie italienne, Angelino Alfano. 'Nous avions le devoir de ramener Gabriele à la maison. Mission accomplie', a déclaré le ministre à l'arrivée du journaliste. #iostoconGabriele. Davvero. Qui, a #Bologna. pic.twitter.com/2ZdWQulmH6- Angelino Alfano (@angealfa) 24 avril 2017 M. Del Grande se trouvait à la frontière turco-syrienne et s'entretenait avec des réfugiés syriens pour un livre sur la guerre en Syrie et la naissance de groupe Etat Islamique lorsqu'il a été arrêté le 9 avril par la police turque. Il aurait ensuite été emmené dans un centre d'identification et d'expulsion à Hatay, au sud de la Turquie, avant d'être transféré dans celui de Mugla, plus à l'ouest. 'Je n'ai toujours pas compris pourquoi j'ai été arrêté', a-t-il déclaré à la presse à son arrivée à l'aéroport de Bologne. 'Je vais bien et la plus grande difficulté a été la détention, la privation de liberté, même si personne ne m'a jamais manqué de respect ou ne s'est montré violent à mon égard', a-t-il ajouté. Originaire de Lucques (Toscane), Gabriele Del Grande avait auparavant réalisé un documentaire sur les réfugiés syriens et palestiniens présenté à la Mostra de Venise en 2014. Avec agence (AFP)
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Le journaliste italien qui avait été arrêté en Turquie alors qu'il travaillait sur les réfugiés à la frontière syrienne a été libéré après deux semaines de détention, a déclaré lundi le ministère italien des Affaires étrangères. Gabriele Del Grande, 34 ans, devait regagner lundi Bologne où il était attendu par ses parents et par le chef de la diplomatie italienne, Angelino Alfano. 'Je viens de lui parler et il est sur le chemin du retour en Italie. J'ai eu le plaisir de l'annoncer à sa famille. Nous l'attendons', a déclaré le ministre. M. Del Grande se trouvait à la frontière turco-syrienne en train d'interroger des réfugiés syriens pour un livre sur la guerre en Syrie et la naissance de groupe Etat Islamique lorsqu'il a été arrêté, le 9 avril, par la police turque. Il avait déclaré avoir entamé une grève de la faim pour obtenir sa libération. 'Je vais bien, on ne m'a pas touché un cheveu mais on m'a confisqué mon téléphone portable et mes affaires, bien que rien ne me soit reproché', avait-il expliqué dans une conversation avec sa famille, rapportée mercredi par La Repubblica. Il avait assuré que ses papiers étaient en règle et s'était plaint de pas avoir pu faire appel à un avocat. Avec agence (AFP)
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Quelque 10 000 personnes, hommes, femmes et enfants, quittent chaque mois le Venezuela en espérant trouver de meilleures conditions de vie dans le pays voisin, le Brésil. Leur fuite les conduit de l'autre côté de la frontière, dans et autour de la petite ville de Paracaima. Les conditions de vie y sont difficiles mais leur survie est au moins assurée. 'Ils ont des tas de choses que l'on ne trouve plus au Venezuela, témoigne une femme. A commencer par la nourriture. Et c'est le plus important.' Ces 'réfugiés économiques' viennent aussi chercher des médicaments. Ils sont plutôt bien acceptés par la population locale. En tout cas, par une partie des habitants, explique l'adjoint au maire de la commune. 'Des citoyens se sont organisés pour leur offrir de la nourriture, explique-t-il. Certains leur apportent de la soupe la nuit. Mais cela ne suffit bien sûr pas à leur assurer une vie digne, convenable. Et notre village ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour les aider à la hauteur de ce dont ils ont besoin.' Cet exode fait craindre à l'ONG Human Rights Watch le développement d'une crise humanitaire.
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Une dizaine de membres des Nations unies brièvement pris en otage en République démocratique du Congo. Les agents de la mission de l'ONU ont été retenus hier par des centaines d'anciens rebelles sud-soudanais aujourd'hui désarmés. Des réfugiés du camp de Munigi, près de Goma, qui exigent depuis plusieurs mois d'être envoyés vers un pays tiers. Mais aucun Etat ne semble disposé à accueillir ces anciens combattants qui ont fuit les affrontements de Juba, la capitale du Soudan du Sud. Ils craignent rapatriement forcé au Soudan du Sud & exigent de Monusco & Gouv RDC de les évacuer SANS DÉLAIS vers pays d'asile de leur choix https://t.co/pJMdnAQIT4- Jean-Jacques Wondo (@JJPWondo) 18 avril 2017
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Pas de trêve de Pâques pour les migrants. Au contraire ! Depuis vendredi, plus de 6000 personnes ont embarqué au départ de Libye pour une traversée de la Méditerranée. Les garde-côtes italiens multiplient les opérations de sauvetage. Ils sont appuyés par des organisations non-gouvernementales qui disposent de bateaux sur zone. Mais cela n'empêche pas les drames. Des réfugiés, parfois des enfants, sont retrouvés morts dans les embarcations des migrants. Ils meurent soit étouffés, soit noyés. Au moins 7 corps sans vie ont ainsi été retrouvés ce week-end. D'après les chiffres de l'organisation internationale des migrations (OIM), depuis le début de l'année, plus de 27 000 personnes ont rejoint les côtes italiennes depuis la Libye. C'est un tiers de plus que l'an dernier à la même période. En quatre mois, ce sont déjà 666 réfugiés qui ont trouvé la mort en Méditerranée. Pour aller plus loin "Au marché, vous pouvez payer entre 200 et 500 dollars pour avoir un migrant" https://t.co/nOdZWhGVkV pic.twitter.com/6xNZAOUg6e- Libération (@libe) 12 avril 2017
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Ces migrants ont bien eu du mal à rester accrochés à leur embarcation et à ne pas couler lorsqu'ils ont glissé hors de leur bateau gonflable lors d'une opération de sauvetage au large de la Libye. Ce jour-là, le 14 avril, des milliers de réfugiés ont été sortis de l'eau par la Migrant Offshore Aid Station de Malte et les gardes-côtes italiens, dont un porte-parole a déclaré que dans le cadre de 19 opérations, 2.074 migrants avaient été secourus. Selon l'Office international des Migrations, 32.000 personnes sont arrivées en Europe cette année par la mer. Plus de 650 sont mortes ou portées disparues.
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Conséquence directe de l'afflux de migrants en en Allemagne, le gouvernement a décidé mercredi de renforcer sa législation contre les mariages forcés impliquant de jeunes enfants. Même si ces mariages restent très marginaux, une enquête a démontré que 361 fillettes avaient été mariées alors qu'elles n'avaient pas encore 14 ans. La plupart sont originaires de Syrie, mais aussi d'Irak et d'Afghanistan. L'Allemagne interdit le mariage des mineurs https://t.co/MKoka9Aa3x #Monde pic.twitter.com/NQiYNDar18- Tribune de Genève (@tdgch) 5 avril 2017 C'est Heiko Maas, le ministre allemand de la justice (un social-démocrate) qui a présenté ce projet au gouvernement : _ 'Les enfants n'ont pas à se retrouver à la mairie ou devant l'autel, diti-il, mais à l'école. Nous ne devons pas tolérer des mariages qui entravent des mineurs dans leur développement'._ Le projet de loi, qui doit encore être approuvé par le Parlement allemand, s'appliquera aussi aux mariages de mineurs contractés à l'étranger : ils seront invalidés. Des amendes sont également prévues dans le cas où ces mariages seraient conclus religieusement ou traditionnellement. Avec Agences
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A une heure et demi d'Athènes, la petite ville de Livadia est devenue le havre de paix de près de 300 réfugiés syriens. Grâce à un financement de la Commission européenne et à la gestion de l'agence onusienne des Droits de l'Homme, un programme d'hébergement a vu le jour pour les demandeurs d'asile et les candidats à la relocalisation. Depuis fin décembre, Hanan et sa famille habitent Livadia, ils ont eu la chance d'obtenir un appartement et 500 euros par mois. Hanan en est reconnaissante, elle cuisine aujourd'hui pour une occasion spéciale : ''Maintenant, nous avons une vie normale, comme les autres gens. Tout est bien ici. Mes enfants vont à l'école, ce n'est pas l'école que je voulais, mais c'est une école. J'ai un toit, une cuisine, je peux aller à la salle de bains. j'ai une vie normale.' Le petit Ahmad est né dans le camp de réfugiés de Ritsona il y a 9 mois. Ils y ont passé 9 mois, dans une tente, aujourd'hui, ils tentent tous d'oublier cette période, d'oublier Idilb et la guerre pour planifier leur avenir. ''J'ai des amis en Irlande, ils m'aident pour que je puisse les rejoindre. J'ai déjà obtenu la permission du commissariat de l'ONU pour les réfugiés d'aller en Irlande. Je ne sais pas quand nous irons. Cela peut prendre deux ou trois mois, donc on patiente'', explique Youset Hanash. Il est temps pour la famille Hanash de quitter la maison pour rejoindre un pique-nique organisé par la ville. Ces rencontres permettent aux 52 familles actuellement accueillies de se retrouver. A ce jour, la ville de Livadia héberge 294 réfugiés, seulement des familles. Au total, 70 appartements pourront accueillir 420 demandeurs d'asile en 2017. La maire de la ville Yiota Poulou estime que la ville a beaucoup gagné et appris avec ce projet : ''[Livadia] est une ville modèle qui accueille les réfugiés et leur offre des conditions de vie décentes. Nous croyons en la solidarité. En même temps, la ville en tire des bénéfices économiques. Et en cette période de crise, en 2017, 1,2 million d'euros renforcent notre économie locale. C'est très important.' Alors que de jeunes grecs et de jeunes réfugiés jouent au foot, les plus petits doivent aller à l'école. Les enfants grecs et réfugiés suivent les cours de sport et de musique ensemble, mais les petits Syriens ont des cours particuliers de Grec. A l'école primaire Niki Stregiou enseigne le grec aux 83 petits réfugiés. Elle a gagné leur confiance, mais au départ, il y a trois mois, ce n'était pas évident, comme l'explique l'institutrice Niki Stergiou : ''Les premiers jours, la situation était chaotique dans la classe. Ils avaient l'air de ne pas écouter, de ne pas me respecter. Ils ne pouvaient pas comprendre que j'étais leure professeure, qu'ils devaient suivre des règles. Quand ils étaient en colère ou que certains se battaient, d'autres prenaient leurs cartables et partaient. Ils escaladaient le mur, ils essayaient de s'échapper.' Et notre journaliste Apostolos Staikos de conclure depuis l'école de Livadia : 'pour beaucoup d'enfants réfugiés, c'est la première fois qu'ils vont à l'école. Ils apprennent en plus une langue dont ils ne connaissaient pas l'existence. Ils vivent dans un pays, qui est supposé n'être qu'une étape vers le nord de l'Europe. Mais, avec le soutien de la communauté locale, ils ont construit une nouvelle vie.'
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Près de 16 000 réfugiés ont bénéficié du système de relocalisation mis en place par l'Union européenne. Ali est Syrien, avec sa femme et deux de ses enfants, ils ont profité de ce dispositif pour arriver au mois de janvier au Luxembourg, après avoir passé un peu moins d'un an dans différents camps en Grèce. En Syrie Ali tenait un restaurant et sa femme était enseignante mais un drame les a poussé à partir. " Mon fils a été tué il y a trois ans et mon neveu huit mois après mon fils. Mon fils avait 16 ans et demi et mon neveu avait 21 ans ", explique-t-il en montrant une photo des deux garçons sur son téléphone. L'eurodéputée néerlandaise Kati Piri a rencontré Ali et sa famille en Grèce il y a un an. Elle demande à l'Union européenne de faire plus comme ouvrir des routes migratoires légales. " On peut faire toutes les identifications nécessaires en amont et montrer notre humanité, notre humanité en tant qu' Union européenne en accueillant les réfugiés les plus vulnérables ", plaide-t-elle. Le Luxembourg a accueilli jusqu'à maintenant 277 demandeurs d'asile dans le cadre du système de relocalisation.
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La communauté internationale se rassemble ce mardi et ce mercredi à Bruxelles pour évoquer l'avenir de la Syrie. Les Nations Unies estiment avoir besoin cette année de 8 milliards de dollars pour apporter l'aide humanitaire nécessaire. Mohammed Alhammadi, coordinateur de l'Alliance des ONG syriennes, s'interroge sur la place du président syrien, Bachar al-Assad, dans la transition politique du pays. " Je ne comprends pas comment on peut parler de situation politique et de solution avec quelqu'un qui a utilisé des armes chimiques et qui a attaqué ce qui est censé être son peuple ", dénonce-t-il. Pour l'ONU il est très important de récolter toutes les preuves possibles " afin de s'assurer que les auteurs qui ont violé les lois et les principes [soient] tenus responsables " explique Stephen O'Brien, coordinateur de l'ONU. Selon différentes sources diplomatiques, le projet de reconstruction de la Syrie doit aller de pair avec un plan de transition politique.
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Le système européen de relocalisation des réfugiés pourrait bien connaître un nouveau revers. L'Autriche compte demander à l'Union européenne de prolonger l'exemption dont elle bénéficie. Vienne estime en effet avoir déjà rempli sa part du marché en matière d'accueil des demandeurs d'asile. C'est en tout cas l'argument du chancelier autrichien. " Si l'on regarde les récents développements, il est évident que l'Autriche a fait plus que la moyenne ", explique Christian Kern. L'Autriche a accueilli en 2015 près de 90 000 réfugiés. Vienne n'a eu alors de cesse d'appeler ses partenaires à prendre leurs responsabilités. De son côté, la Commission européenne voit d'un mauvais oeil la demande autrichienne. " L'Autriche doit remplir ses obligations légales relatives aux décisions du Conseil en acceptant les relocalisations. Aucun pays ne peut s'exempter d'une décision du Conseil juridiquement contraignante, il faudrait alors agir hors des règles ", rétorque Natasha Bertaud, porte-parole de l'institution. L'Union européenne s'est engagée à relocaliser 160 000 demandeurs d'asile en deux ans. Mais jusqu'à maintenant un peu plus de 10 000 réfugiés arrivés en Grèce et plus de 4 000 arrivés en Italie ont bénéficié de ce dispositif, qui doit prendre fin au mois de septembre. En matière de politique migratoire la Commission européenne est aussi inquiète à propos de la situation en Hongrie. Une loi qui autorise la détention systématique des demandeurs d'asile vient d'entrer en vigueur.
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A Monthureux-sur-Saône, un petit village des Vosges, les migrants arrivés de Calais il y a six mois s'apprêtent à rejoindre d'ici mi-avril un centre pour demandeurs d'asile situé 50 kilomètres plus loin, à Epinal. Mais les Monthurolais sont déjà nostalgiques: "Merci aux migrants. On a vu des personnes qui avaient beaucoup moins que nous et qui gardaient le sourire", confie une habitante. "Ça va faire un grand vide pour moi puisque j'étais au quotidien avec eux ", explique la gérante du tabac du village. Satisfait de la réussite de la mission, le maire étudie d'autres formes d'accueil pour les migrants à l'avenir.
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Un canot pneumatique, avec à son bord une vingtaine de migrants, a fait naufrage au large de la Turquie. 11 corps ont été récupérés en mer, parmi eux ceux de cinq enfants. Neuf personnes ont pû être secourues à temps et deux passeurs présumés qui avaient nagé jusqu'au rivage ont été arrêtés. Le bateau se dirigeait vraisemblablement vers l'île grecque de Samos. Au large de la Lybie, le décompte macabre est plus lourd encore. Les morts se compteraient par centaines depuis deux jours. Aux deux canots qui avaient été retrouvés jeudi se serait ajouté un troisième. Les gardes-côtes italiens ont reçu une alerte mais l'ONG active dans ce secteur n'a pas encore retrouvé la trace de l'embarcation.
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Cela fait un mois que les forces armées irakiennes bataillent pour reprendre la partie ouest de Mossoul au groupe l'Etat islamique, qui oppose une féroce résistance. Les quartiers orientaux de la deuxième ville d'Irak sont toujours sous contrôle de l'armée. La ligne de front se rapproche la grande mosquée Al-Nouri, où le chef de l'organisation Abou Bakr al-Baghdadi a fait son unique apparition publique en 2014. La reprendre serait une forte victoire symbolique sur les miliciens. On estime qu'environ 600 000 civils sont toujours pris au piège dans l'ouest de la ville, comme cette femme, en pleurs : 'on était réfugiés chez nous et des balles ont traversé la porte', dit elle. Les rues de la vieille ville sont étroites et très peuplées, peu propices aux blindés. L'armée irakienne y déploie ses snipers. Selon un général de l'armée américaine cité par l'AFP, 'c'est un avant-goût des guerres du futur'. #iraq. Trapped and under fire for an hour in west #mosul from ISIS snipers. #MosulOffensive pic.twitter.com/0EEtaHgrMF- Aris Messinis (@ArisMessinis) 19 mars 2017 Dans le même temps. le nombre de réfugiés ne cesse de grimper. Résultat ce mardi deux des camps dressés en banlieue de Mossoul ne pouvaient plus accueillir. 'Je pensais que j'allais pouvoir rester ici à Hamam Al-Alil, mais il n' a plus de place. On nous a dit que le camp de Khazer était complet aussi. Du coup la plupart des gens restent ici à attendre, ils dorment dans la rue' témoigne Ali Waadallah, un père de famille. Sa et plusieurs dizaines d'autres ont finalement été transportées le jour même en bus vers Hassan Sham, un autre camp à une trentaine de kilomètres de Mossoul. Le nombre de réfugiés dépasse les prévisions de l'ONU. Les ONG et les autorités irakiennes sont débordées. On estime que 180 000 personnes ont fui les combats, plusieurs milliers juste ces dernier jours. Un nouveau camp de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés doit ouvrir ses portes ce jeudi. Mohammed's shisha cafe opposite Hammam al-Alil displacement camp-a place to relax after difficult journeys to safety https://t.co/XKepqHD1K1 pic.twitter.com/GLCMpNb2YF- UNHCR Iraq (@UNHCRIraq) 21 mars 2017
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Carnage en mer Rouge au large du Yémen. Les corps sans vie de 42 réfugiés somaliens ont été rappatriés vendredi au port d'Hodeida, à l'ouest du pays. Selon l'OIM, l'Organisation internationale pour les migrants, ces personnes se trouvaient à bord d'une embarcation en mer Rouge lorsqu'elles ont été attaquées par un hélicoptère. 'Les victimes ont été prises pour cible en mer alors qu'elles étaient en route vers le camp de Khorz à Ras Al-Raa au Soudan, explique Mohamed Al-Eliee, un garde-côtes yéménite. Ces personnes avaient des documents officiels... elles ont été négligemment prises pour cible. Il n'y a aucun respect pour les droits humains.' Yémen: depuis mars 2015, 7700 morts dont 1500 enfants https://t.co/vLYw8SWQ6h #MoyenOrient pic.twitter.com/dj5h62xjjV- L'important (@Limportant_fr) 17 mars 2017 Ce n'est pas la première fois que des accrochages ont lieu dans la région entre l'Arabie Saoudite et les rebelles chiites d'Hodeida. Mais Ryad a démenti être à l'origine de cette tragédie. Seule certitude, les victimes somaliennes qui ont péri jeudi étaient manifestement étrangères à ce conflit qui a déjà fait plus de 10 000 morts, selon l'ONU. Avec Agences
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L'artiste conceptuel et activiste politique chinois a préparé sa plus grande oeuvre jusquà aujourd'hui pour la National de Prague avec 'la Loi du Voyage'. Ce bateau géant de réfugiés sera présenté dans la grande galerie du palais Veletrzni, où il est en train de la terminer. Il s'agit de son travail le plus abouti et le plus poussé sur la crise migratoire, un sujet qui tient particulièrement à coeur à Ai Wei Wei. L'oeuvre sera exposée jusqu'en janvier 2018.
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L'accord migratoire entre l'Union européenne et la Turquie a permis de réduire fortement les arrivées de migrants en Grèce. Toutefois, près de 14 000 réfugiés sont toujours bloqués sur cinq îles grecques de la mer Égée. Mais les ressources économiques de ces territoires souffrent de la réponse des États membres à cette crise. Pour le maire de Chios, Manolis Vournous, " les conséquences sont désastreuses financièrement et socialement ". Selon lui " cet accord fonctionne pour l'Union européenne, probablement pour la Turquie, mais pas pour les communautés locales ". .JunckerEU Avramopoulos with mayors of Aegean islands #Lesvos #Chios #Samos #Kos #Leros, symbols of EU solidarity. pic.twitter.com/RvRH9gc11d- Margaritis Schinas (@MargSchinas) 7 mars 2017 Alors que la haute saison touristique va bientôt débuter, les maires des cinq îles cherchent le soutien de la Commission européenne. En réponse, le Commissaire chargé de la Migration, Dimitris Avramopoulos, annonce des facilités de visa pour " les citoyens turcs qui se rendront sur les îles pour quelques jours ". Selon l'Organisation internationale pour les migrations un peu moins de 20 000 personnes ont rejoint depuis le début de l'année l'Europe par la mer.
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La justice allemande a débouté un réfugié syrien de 19 ans qui voulait obliger Facebook à censurer les multiples détournements de son 'selfie' avec la chancelière Angela Merkel, l'impliquant dans des attentats ou des faits divers. Considéré comme un 'hébergeur' et non comme un média, Facebook ne peut être contraint à filtrer chaque contenu insultant ou diffamatoire, estime le tribunal de Wurtzbourg (centre) dans sa décision. Anas Modamani, 19 ans, devra donc continuer à signaler lui-même au réseau social tous les clichés 'qui l'associent à des infractions pénales ou des attaques terroristes', pour en demander la suppression. Le rejet de cette 'requête en injonction' ne signifie pas la fin du litige, précise cependant le tribunal: la question des responsabilités exactes de Facebook sera soumise aux experts lors d'une 'probable audience' ultérieure sur le fond. Le jeune homme avait pris en septembre 2015 un 'selfie' avec la chancelière venue visiter un centre pour réfugiés de Berlin. Le cliché avait alors fait le tour du monde, symbolisant la main tendue par l'Allemagne aux centaines de milliers de personnes fuyant guerre et misère, au plus fort de la crise migratoire. L'histoire aurait pu rester un beau souvenir mais elle a tourné à l'aigre: l'image a été détournée et abondamment utilisée dans des photomontages l'impliquant à tort dans des attaques jihadistes ou des faits divers. #TheNewYorkTimes | A picture of #AnasModamani with #AngelaMerkel... #Facebook https://t.co/Ocp9S53pwj pic.twitter.com/CcKCKJyjbZ- German Trends (@Germanolizer) 7 mars 2017 Anas Modamani s'est ainsi vu associer aux attentats de Bruxelles du 22 mars 2016 (32 morts), à l'attaque au camion-bélier de Berlin le 19 décembre (12 morts) et à une tentative de meurtre d'un SDF berlinois par six adolescents demandeurs d'asile la nuit de Noël. 'Cette photo a bouleversé ma vie... Je suis un homme bien', avait déclaré le jeune réfugié syrien avant l'audience, se disant 'très satisfait' d'avoir déclenché cette procédure. Son avocat, Chan-jo Jun, qui assure avoir vainement demandé à Facebook la suppression des images, considère que la diffusion de ces clichés détournés relèvent 'de la diffamation' et de la violation du 'droit à l'image'. De son côté, la défense du réseau social a fait valoir qu'il lui était impossible de repérer tous les détournements étant donné qu'environ 'un milliard de nouveaux contenus' apparaissaient quotidiennement dans Facebook. 'Absurde', a rétorqué Chan-jo Jun, qui souligne que Facebook dispose déjà d'une telle technologie étant donné que le réseau social est en mesure de trouver des contenus pornographiques ou de la musique téléchargée illégalement. C'est précisément le point qui doit encore être tranché sur le fond, explique le tribunal dans sa décision: la Cour fédérale allemande a déjà estimé qu'un hébergeur pouvait être contraint à une 'recherche pro-active' des contenus susceptibles de violer 'les droits de la personne', pour peu que ce filtrage 'soit techniquement réalisable' sans effort démesuré.
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La Cour de justice de l'Union européenne a tranché. Ses pays membres ont le droit de refuser un visa humanitaire à ceux qui espèrent un asile par ce biais. C'est le cas d'une famille syrienne éconduite par la Belgique qui avait lancé cette procédure. Le père avait été torturé et réclamait un visa pour la Belgique. Réfugiés: les Etats membres pas tenus de délivrer des visas, estime la CEJ https://t.co/eyofm8q0wf pic.twitter.com/IxjhN9CMuy- TwitPolitique - RTBF (@TwitPolitique) March 7, 2017 Pour ceux qui défendaient le refus belge, une décision différente de la Cour aurait ouvert un nouveau filon pour les demandeurs d'asile, pour entrer dans l'UE. Chaque pays européen gardera donc le contrôle de sa politique d'octroi de visas humanitaires. Preuve que la question des migrants divise les pays européens, la Hongrie définit ses propres règles, contre l'avis de l'UE. Ce même jour le Parlement hongrois a voté pour rétablir la mise en détention systématique de tous les demandeurs d'asile présents dans le pays. La mesure avait été supprimée en 2013 sous la pression de l'Union européenne et du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés. En Hongrie, les migrants passeront obligatoirement par la case prison https://t.co/XViRrFCItE pic.twitter.com/4ZA5M3UHhJ- L'Express (@LEXPRESS) March 7, 2017 Par 138 voix pour et 6 contre, les députés hongrois acceptent que les migrants soient placés dans des 'zones de transit' à la frontière, sans doute des conteneurs aménagés, où il seront détenus dans l'attente d'une décision définitive concernant leur demande d'asile. La Hongrie érige actuellement une deuxième barrière antimigrants à sa frontière serbe, parallèle aux barbelés de la première et équipée de caméras thermiques ainsi que d'alarmes. L'#ONU condamne fermement la réintroduction de la détention systématique des migrants en #Hongrie https://t.co/270hYntMwG pic.twitter.com/uc0NIL1U9D- RT France (@RTenfrancais) March 7, 2017
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Klaxons et tambours sont venus rythmer le rassemblement de soutien aux réfugiés ce lundi dans le quartier européen de Bruxelles. Leur slogan 'ramenez-les ici' demande aux Etats membres de tenir leur promesse et de relocaliser au plus vite les réfugiés toujours coincés en Grèce et en Italie. Si de nombreuses organisations sont présentes, l'initiative est avant tout citoyenne. Elle a été lancée par une poignée de citoyens néerlandais. Rikko Voorberg est l'un d'entre eux. Il déclare à Euronews: 'On se bat contre une situation où environ des gens sont coincées en Grèce. Ils sont environ 63 000. En septembre 2015, il a été promis qu'ils seraient relocalisées pour la suite de leur procédure d'asile et cela n'a juste pas été fait. Aujourd'hui, plus d'un an et demi plus tard, 85% d entre eux sont toujours coincés là-bas'. Alors que la date butoir approche fin septembre les manifestants espèrent mettre un coup de pression sur les dirigeants européens quelques jours avant le prochain sommet.
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Dans le sud-est de l'Italie, deux migrants sont morts la nuit dernière dans un incendie. Ils vivaient ou plutôt survivaient dans ce que l'on appelle le " Grand Ghetto ", un misérable camp de migrants de 5 000 m fait de planches en bois, de bâches en plastique et de cartons. Ce " Grand Ghetto " est apparu en 2012 au milieu des champs et il a déjà connu six incendies. " Ils étaient du Mali, ils étaient très jeunes. Nés en 1981 et 1984. Ils sont morts trop jeunes. Le problème, c'est que l'on n'a nulle part où aller. Ils ont perdu la vie parce qu'ils sont revenus au camp pour dormir ", a expliqué Ibou Traoré, désigné porte-parole des migrants. " Nulle part où aller ", parce que les autorités locales ont ordonné mercredi l'évacuation du camp, qui hébergeait alors environ 350 personnes. Mais après avoir manifesté hier pour demander à rester, entre 100 et 200 migrants vivent encore sur place. Si ces hommes veulent rester ici, c'est parce qu'ils y trouvent du travail dans les champs agricoles. La justice italienne soupçonne des réseaux mafieux de contrôler le camp et d'exploiter le travail des migrants.
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En Italie, les autorités ont procédé au démantèlement d'un camp utilisé par des migrants près de Foggia dans la région des Pouilles dans le sud du pays. Des milliers de personnes habitaient dans des baraques en bois et en toile, dans des conditions très précaires. Les autorités craignaient que le site ne soit infiltré par des groupes criminels.
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250 personnes se sont réunis à Noirmoutier pour militer contre l'expulsion d'une dizaine de réfugiés. Pour exploitation TV, droits réservés, nous contacter sur http://wizdeo.com/s/banqueimages
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L'accusation a été formulée hier par le patron de Frontex, la mission européenne en charge de la surveillance des frontières extérieures de l'Union. Selon le responsable de cette mission, Fabrice Leggeri, 40 % des secours sont apportés par des bateaux privés et non par des navires l'agence européenne. Les ONG opéreraient en outre de plus en plus prés des côtes libyennes et coopèrent mal avec les gardes-frontières. Le patron de #Frontex : 'Des acteurs mal identifiés sont apparus dans le sauvetage en mer des #migrants ' Itw : https://t.co/MNwY7O7E7T pic.twitter.com/7WRlui7xqX- J-Christophe Ploquin (@PloquinJC) 27 février 2017 Dans un entretien accordé au quotidien allemand Die Welt, Fabrice Leggeri estime qu'il 'faudrait remettre à plat l'état actuel des mesures de sauvetage au large de la Libye'. Fabrice Leggeri https://t.co/uEonikVBgz via LesEchos- Hubert-Rodier (jhrodier) 22 février 2017 Ce n'est pas la première fois que le patron de Frontex critique l'action des ONG en Méditerranée. En décembre, Médecin sans Frontières lui avait déjà répondu que l'action humanitaire n'était pas la cause, mais une réponse à la crise des migrants, rappelant l'échec de l'Union européenne à réduire le nombre de morts en mer.
Société
Dans le journal de 13 heures sur "TF1", Jean-Pierre Pernaut a fait une transition délicate entre deux sujets consacrés aux réfugiés et sans-abris.
Société
Selon un rapport du député Les Républicains Eric Ciotti, les crédits pour 2017 se compteraient en milliard d'euros, un record. Il accuse par ailleurs l'Etat de sous-évaluer systématiquement le coût des aides aux demandeurs d'asile.
International
Pris en charge malgré lui par les autorités allemandes, un Chinois en vacances en Europe a acquis sans le vouloir le statut de réfugié. Il n'a pu poursuivre ses vacances qu'après deux semaines passées dans un foyer.

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