Une enquête judiciaire a été ouverte concernant l'organisation d'un déplacement aux Etats-Unis quand il était ministre de l'Economie. Le candidat est également dans le viseur de l'association Anticor à propos de son patrimoine.

Après François Fillon et Marine Le Pen, c'est au tour d'Emmanuel Macron d'être dans le viseur de la justice. Une enquête judiciaire a été ouverte lundi à propos de l'organisation d'un déplacement à Las Vegas en 2016, quand le candidat à la présidentielle était ministre de l'Economie. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons de favoritisme autour de l’organisation de ce déplacement. Elle fait suite à un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), qui soupçonne des dysfonctionnements dans l’organisation de cette opération, confiée au géant de la communication Havas, sans appel d’offres par Business France, l’organisme de promotion de la "French Tech" dépendant de Bercy.

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Le candidat d'"En Marche !" est également dans le viseur de l'association Anticor, qui a saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sur sa déclaration de patrimoine. L'association estime que cette dernière présente un "manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés".

"En aucun cas ma probité n'est en cause"

Deux affaires dont Emmanuel Macron a voulu se justifier mercredi lors d'un déplacement à Sarcelles (Val-d'Oise), en affirmant que sa "probité" n'était pas mise en cause. Il a estimé, à propos de ces deux dossiers, qu'"en aucun cas ce qui se passe n’est comparable à une mise en examen, à des affaires par ailleurs". "Il ne faut pas tout confondre", a-t-il dit.

"Il y a des associations qui s’interrogent : la Haute autorité leur donnera une réponse. Il y a une enquête sur Business France (organisme dépendant de Bercy, à propos de son voyage à Las Vegas, ndlr) : c’est normal qu’elle soit faite. En aucun cas ma probité n’est en cause", a-t-il déclaré à l’issue d’une cérémonie, rapporte l'AFP, repris par 20 minutes

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"C’est tout à fait normal qu’il y ait toutes ces procédures, c’est ce que la transparence requiert dans un Etat de droit, je prends cela avec beaucoup de sérénité. Mais il faut éviter les amalgames", a-t-il insisté. Puis, il a précisé avoir eu à soumettre sa déclaration de patrimoine "à plusieurs reprises ces dernières années". "La Haute Autorité n’a jamais signalé aucune anomalie", s'est-il défendu.

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