A quelques mois des Municipales de 2014 et alors que les scandales politiques foisonnent, Mediapart vient de lever le voile sur une affaire qui inquiète cette fois-ci le sénateur et 96ème fortune mondiale, Serge Dassault. Entre trucages d’élections et tentative d’homicide, Planet.fr vous livre les détails sur cette affaire qui ne fait qu’éclore. 

AFP/Archives, Eric Piermont

Violente s’annonce la tempête judiciaire qui se prépare pour Serge Dassault. En effet, Mediapart a révélé dimanche l’existence d’enregistrements vocaux qui, dûment authentifiés, lèvent le voile sur une sombre affaire de corruption et de falsification de voix aux élections municipales de Corbeil-Essonnes en 2010. Le sénateur et chef d’entreprise y reconnaît explicitement avoir "payé pour s’assurer de la victoire" de Jean-Pierre Brechter, son ami et successeur au poste de maire.

Un détonateur d’affaires corrélées

Preuve flagrante, "indéniable" selon Mediapart, de la malhonnêteté des agissements de l’octogénaire, le document risque fort de faire l’effet d’une bombe au sein de la sphère politique et, par ailleurs, semble à même d’exhumer nombres de dossiers similaires qui, à l’époque, ne connurent pas de suite. C’est le cas, notamment, d’un soupçon d’achats de voix ainsi que d’une sombre affaire de tentative d’homicide, qui donnèrent lieu à une demande de levée d’immunité parlementaire à l’encontre du milliardaire. Demande rejetée par le Sénat le 3 juillet dernier, qui invoqua alors un "défaut de motivation" de la requête. L’ancien maire n’en est pas à son coup d’essai en matière de versements frauduleux, puisqu’ayant déjà été inquiété en 2008 pour dons d’argent, affaire qui avait vu son élection invalidée l’année suivante par le Conseil d’Etat.

Preuves flagrantes ? Jean-Pierre Brechter conteste

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L’indéniable authenticité des éléments qui inquiètent Serge Dassault ne semble néanmoins pas préoccuper son successeur aux bureaux de la mairie de Corbeil-Essonnes. Celui-ci s’est d’ailleurs confié à Mediapart au sujet de l’affaire, affirmant ne pas comprendre pourquoi son ami "aurait dépensé un euro" alors que, sondages à l’appui, sa victoire était assurée. Et l’élu d’élégamment ponctuer son plaidoyer d’un "je n’en ai rien à foutre" dont on ne peut blâmer la franchise. Un désintérêt qui, semble t-il, ne sera en rien partagé par les magistrats qui se saisiront de l’affaire. 

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