La bataille pour les régionales fait rage en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) entre les têtes de liste FN et Républicains. Voici quelques attaques verbales de leur passe d’armes. 

Cette fois-ci, la bataille se fera en justice. Marion Maréchal-Le Pen, député du Vaucluse et tête de liste FN pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), vient en effet de porter plainte en diffamation contre son adversaire des Républicains, Christian Estrosi.

"Cela fait des semaines que Christian Estrosi raconte n’importe quoi sur mes déclarations, sur le Front national, sur mes colistiers, ou à mon encontre. Ce fut encore le cas ce matin même lors de son entretien sur la radio Europe 1.", a-t-elle écrit lundi sur son site internet.

"La plus dangereuse des Le Pen, dixit Estrosi

La benjamine de l’Assemblée nationale fait référence à l’invitation de Christian Estrosi, lundi à Europe 1, où ce dernier s’est montré incisif à son égard, l’accusant d’être "la plus extrême, la plus dangereuse" des Le Pen. "Elle prend sur ses listes des repris de justice condamnés à la fois pour antisémitisme, racisme, xénophobie, etc.", a-t-il accusé. Une référence à la présence sur la liste FN des Alpes-Maritimes de Philippe Vardon, ancien du Bloc identitaire, condamné en 2007 pour incitation à la haine raciale et reconstitution de ligue dissoute.

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Le maire de Nice a ensuite indiqué que sa concurrente n’avait "pas déposé une seule proposition de loi, un seul amendement", et qu’elle était même "absent(e) de tout travail parlementaire". Une fausse accusation puisque Marion Maréchal-Le Pen a co-signé six propositions de loi, 466 amendements et rédigé plusieurs questions écrites au gouvernement, selon le site nosdéputés.fr.

Le maire de Nice ne laisse rien passer            

Christian Estrosi assure également que la benjamine de l’Assemblée "vient de traiter dans un discours à Carpentras les protestants comme ayant été complices des occupants nazis". Une accusation "particulièrement grossière" selon l’intéressée. L’histoire remonte à un discours de cette dernière, le 5 juillet dernier au Pontet, dans lequel elle mettait sur le même plan la résistance provençale à la Réforme protestante et la résistance contre l’occupation nazie. Des mots que Marion Maréchal-Le Pen assure n’avoir jamais dits à la tribune.

Estrosi "à l’écoute des islamistes", selon Maréchal-Le Pen

De son côté, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen a accusé Christian Estrosi de recourir à de faux comptes sur les réseaux sociaux, assimilés à des comptes "robots", pour la dénigrer. Cette myriade de faux comptes auraient eu pour but de partager massivement une vidéo où elle affirme que la région Nord-Pas-de-Calais et "meilleure" que la région PACA. Face à cette vidéo, réalisée grâce à un montage, Marion Maréchal-Le Pen s’était défendue en indiquant qu’elle avait dit "meilleure" au sens de plus "gagnable" pour sa tante, Marine Le Pen.

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Pendant l’été, la benjamine de l’Assemblée a aussi accusé son adversaire d’être "à l’écoute des islamistes" après avoir relayé dans un article de Nice-Matin une interview de l’imam de la mosquée Attaqwa à Nice qui disait entretenir de bons rapports avec le maire, Christian Estrosi. "Avec Christian Estrosi, les islamistes n'ont même plus besoin de prières de rue pour se faire entendre à Nice", déclarait Marion Maréchal-Le Pen. "Que la candidate du Front national prenne tous les musulmans de France pour des islamistes est un non-sujet. Je lui laisse penser ce qu'elle veut. Moi, je m'occupe de mes électeurs.", lui avait alors répondu le maire de Nice.

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