François Fillon a crée une polémique en déclarant dimanche qu’en cas de duel FN/PS lors du second tour des prochaines élections municipales, il faudrait choisir le candidat "le moins sectaire". Des propos que le président de l’UMP, Jean-François Copé n’a "pas très bien compris".

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François Fillon a-t-il dérapé ou bien souhaite-t-il se démarquer de la position affichée par son parti ? Invité du Grand Rendez-vous d’Europe 1-Le Monde-i Télé dimanche, l’ancien Premier ministre a en effet invité les électeurs du parti d’opposition à voter pour le candidat "le moins sectaire" si un duel venait à éclater entre le FN et le PS au second des élections municipales de 2014. Et alors que les journalistes ont voulu creuser le fond de sa pensée pour savoir si un socialiste pouvait être "plus sectaire qu’un Front National", le député de Paris leur a répondu : "Cela peut arriver. Je ne dis pas que c’est toujours le cas, mais ça peut arriver". Et si François Fillon a ensuite précisé que "jamais" il ne pourrait y avoir de fusion possible entre les listes du parti d’extrême droite et l’UMP, ses propos ont toutefois jeté un pavé dans la mare.

Jean-François Copé réaffirme la position du "ni-ni"Jean-François Copé, le président du parti d’opposition, a ainsi déclaré ce mardi sur le plateau d’i-Télé qu’il n’avait "pas très bien compris" ce qu’avait voulu dire son rival. Réaffirmant qu’en cas de duel FN/PS, la position de l’UMP serait celle du "ni-ni", Jean-François Copé a également rappelé : "Nous avons, il y a deux ans, défini une position actée à l’unanimité : pas d’alliance avec le FN, mais dans le même temps on ne fait pas d’eau tiède, on ne fait pas de langue de bois c’est la force de ce que j’ai appelé une droite décomplexée".

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Pour Ciotti, Fillon n’a pas "varié d’un iota"De son côté, le député UMP Henri Guaino a appelé au micro de LCI et Radio Classique à ce que l’on cesse "de donner des conseils aux électeurs". Alors que selon ce proche de Nicolas Sarkozy, ceux-ci "n’écoutent pas" les consignes de vote qui leur sont données, l’UMP devrait s’abstenir "sauf quand il y a des accords de désistement connus de tous". Désireux de mettre un terme à ce qu’il considère comme étant "un débat très superficiel", le député Eric Ciotti a assuré que François Fillon n’a pas "varié d’un iota" et qu’il était toujours opposé à une quelconque alliance avec le parti de Marine Le Pen. "Pas d’alliance avec le FN : nous n’avons pas les mêmes valeurs", a-t-il lancé.

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